DEBAT SUR L'OCCITANIE

Bien que ce site concerne les ethnies dans le monde entier, il est écrit en Occitanie et parce que l'Occitanie est une nation à la recherche de son identité, j'ai voulu réserver une rubrique pour un débat sur l'Occitanie. Je me permettrai donc d'y insérer un choix de textes que je recevrai sur le net et dont je trouve qu'il font avancer le Schmilblick de l'Occitanie, comme aurait dit Coluche. Vous pouvez m'écrire à ego@ben-vautier.com. Je trie les lettres et Jean-Louis Veyrac ou moi répondrons.Je vous conseille pour la lecture d'imprimer les passages qui vous intéressent

- 2009-08-30

CHARASSE ECRIT

MR CHARASSE ECRIT
Question écrite n° 09883 de M. Michel Charasse (Puy-de-Dôme - RDSE) publiée dans le JO Sénat du 06/08/2009 - page 1914
Monsieur Michel Charasse signale à M. le Premier ministre les vives inquiétudes qui se manifestent actuellement au sud de la Loire en ce qui concerne les privilèges exorbitants reconnus à l'occitan que beaucoup ne connaissent ni ne parlent tandis que des langues très employées et encore très vivantes, parlées dans les régions de Nice, du Béarn, de la Gascogne, de l'Auvergne, du Limousin et de la Provence, continuent d'être ignorées par les pouvoirs publics qui tentent d'imposer par la force l'occitan qui, pour la plupart des amateurs et des connaisseurs des langues locales, est une pure création intellectuelle parfois accompagnée d'arrière-pensées politiques. Les personnes originaires des régions précitées où se parlent encore des langues bien vivantes et très appréciées, comme les langues bretonne, alsacienne, basque, catalane, picarde ou corse... ne demandent rien d'autre que d'être reconnues avec le même statut. Il lui rappelle en outre que trois langues pratiquées en France sur les huit parlées par les Croisés puis ensuite au sein de l'Ordre de Malte, sont le français, l'auvergnat et le provençal et qu'il n'y a pas d'occitan dans la liste. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître quelles mesures il compte prendre pour faire cesser l'injuste traitement discriminatoire établi entre langues locales reconnues ou non reconnues et pour mettre un terme aux pressions visant à imposer contre toute Histoire et toutes traditions populaires l'occitan inconnu à la place d'autres langues encore couramment parlées.

BEN REPOND
MR CHARASSE TOUS LES LINGUISTE VOUS DIRONT QUE LE BEARNAIS LE GASCON LE NISSART LE PROVENCAL ETC SONT DES LANGUES D'OC PAR RAPORT AUX LANGUES D'OEIL POURQUOI PAS ACCEPTER DE LES LAISSER SE REUNIR ET SE REGROUPER POUR SURVIVRE ?

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- 2008-05-23

FELCO COMMUNIQUE


POUR UN AUTRE SON DE CLOCHE ( langues et occitanie )

Communiqué de la Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc L'analyse de la FELCO sur le débat parlementaire du 7 mai 2008
lundi 19 mai 2008 par Joan-Pèire
L'analyse de la FELCO sur le débat parlementaire du 7 mai 2008
cf : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/provisoire/netprovi.aspr
Le débat promis s'est donc tenu. C'est un point positif. Bien sûr, nous aurions pu souhaiter qu'il ne se tienne pas un soir de veille de grand viaduc. Bien sûr, nous aurions pu souhaiter que le banc du gouvernement ne soit pas totalement vide, puisque seule Christine Albanel y siégeait. Et en tant que professionnels nous pouvons regretter l'absence de notre Ministre, qui nous avait laissé espérer l'année dernière des initiatives fortes. Nous aurions aussi pu souhaiter une couverture médiatique nationale qui a fait défaut une fois de plus. C'est dans la presse régionale, souvent, que l'écho a été le plus fort, en dehors du Figaro et de France-Soir. Signalons aussi le débat du soir sur LCP, la chaîne parlementaire, avec les députés Grenet et Brard, ainsi que Thierry Delobel (président de la FLAREP), débat positif dans l'ensemble : http://creo-mp.totenoc.org/cavousregarde070508.wmv
Malgré nos quelques regrets, le débat a eu lieu, et ce n'est pas négligeable.
Les interventions des députés, de toutes tendances, ont globalement convergé autour d'une revendication simple : une loi significative, et une modification de l'article 2 pour éviter toute manipulation hostile passant par le Conseil Constitutionnel. La question de la Charte des langues moins répandues fait moins consensus, et il nous faudra voir avec nos partenaires s'il est utile de la maintenir.
En face, notons le point de vue de M. Warsmann, président UMP de la Commission des lois - ce n'est donc pas n'importe qui -, qui est radicalement contre tout, loi, Charte, article 2, et qui se contenterait de mesures « à droit constant », autant dire pas grand chose. Et il nous faut noter que malheureusement la Ministre Albanel est sur la même position, et qu'au surplus elle se moque de toute cette histoire.
Ce n'est visiblement pas le même « nègre » qui a écrit ses deux discours, celui du début où elle mouline des généralités agréables et compte (correctement) 75 langues de France (parmi lesquelles les « langues d'oc »…) et celui de la fin, où elle en compte 79 ! Cet amateurisme accompagne la reprise de la fatwa présidentielle, déjà énoncée au cours de la campagne électorale : pas de Charte, pas de modification de l'article 2, mais une loi, un jour, qui fera l' « état des lieux » avec peut-être quelques compléments miséricordieux. Le tout mêlé, dans le discours final d'Albanel, aux sophismes ordinaires dévidés en pilotage automatique, sur les minorités qui existent partout dans le monde, mais pas en France, sur les pays qui font quelque chose pour leurs langues parce que leur histoire n'est pas la nôtre ( ?), sans oublier le coût potentiel de la traduction de l'annuaire téléphonique en 75 patois (ou 79, ou 73,5, ad libitum), au cas où serait acceptée la catastrophe cosmique de la prise en compte des langues de France dans l'espace public. Et pour couronner le tout, le must absolu, l'égalité républicaine incompatible avec la reconnaissance de droits collectifs, argument purement théologique qui, s'il s'appliquait, devrait mener tout droit à la dissolution des partis, des syndicats et de toutes les associations qui revendiquent quelque chose de particulier…
Madame Albanel aurait dû mieux écouter M. Hénault qui a révélé ce qui dans la Charte pose vraiment problème à ses adversaires : la possibilité d'un contrôle, au niveau européen, sur la façon dont les Etats-membres appliquent la Charte, une fois signée et ratifiée. La France aime donner des leçons à la galaxie, elle n'aime visiblement pas en recevoir.
Clairement, le compte n'y est pas, et, comme sur d'autres sujets, le gouvernement fait semblant de consulter des gens après avoir décidé tout seul ce qu'il ferait, et ce qu'il ne ferait pas. Compte tenu de tout le bien que le Premier Ministre pense des langues régionales, on peut même se demander si l'octroi de ce débat, si intéressant soit-il, n'est pas pour lui une simple concession faite à des députés qui, y compris dans sa majorité, considèrent que le gouvernement ne fait pas assez attention à ce qu'ils disent et pensent.
Ce qu'il y a de positif, répétons le, c'est cependant que le débat a eu lieu, et que des voix se sont faites entendre qui allaient dans le bons sens : nous remercions donc ceux qui les ont faites entendre. Il nous faut à présent continuer, avec les autres organisations, occitanes ou d'autres langues, à accompagner les députés qui se sont manifestés et les autres dans leur réflexion et leur action. Avec une priorité stratégique, l'article 2 : un ajout dans cet article d'une mention du respect dû aux langues de France est le moyen minimal d'entraver tout recours à venir au cas où une loi ira un peu trop loin du point de vue de tel ou tel député ou sénateur. Sans cela, nous serons toujours menacés. C'est un combat qu'il faut commencer dès maintenant.
Et dans un premier temps, nous-mêmes à la FELCO, nous préparons le rendez vous du 23 mai au Ministère, qui nous permettra de voir où ils en sont, là-haut, sur cette question, et de leur dire o ù nous en sommes, nous. Ce n'est donc pas fini
PS : depuis la rédaction de ce message, il y a eu débat sur la question au Sénat :
http://www.senat.fr/cra/s20080513/s20080513_4.html#par_27
On peut consulter l'ensemble des bulletins de la FELCO http://creo-mp.totenoc.org/butletins_felco.html
dans le débat en cours à l'Assemblée Nationale sur la réforme des institutions, des députés de tous les groupes politiques ont déposé des amendements visant une mention des langues régionales dans la Constitution. L'examen de ces amendements en séance commencera le mardi 20 mai à 21h30. Pour voir la séance publique en direct : http://www.assemblee-nationale.fr/13/seance/seancedirect.asp
Marie Jeanne VERNY
co-secrétaire FELCO - Fédération des Enseignants de Langue et Culture d'Oc
Présidente CREO Lengadòc
La FELCO est hébergée par son association académique le CREO de Toulouse http://www.creo-mp.org/
Visitatz nòstre siti / Visitez notre site.
Joan-Pèire
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- 2008-05-23

LE PNO COMMUNIQUE

POUR UN AUTRE SON DE CLOCHE(occitanie )

LE PNO COMMUNIQUE
Mme. Mireille De Badereau, conseillère régionale *F.N.*
d'Aquitaine, lors de la séance plénière du 28 janvier 2008, à
l'occasion des /Orientations 2008-2010 de la politique publique
concertée en faveur de la langue occitane,/ accuse publiquement
le *Gouvernement Provisoire* *Occitan *d'être l'héritier du
*Parti de la nation occitane*, un parti qui veut, prétend
t-elle, chasser les Français d'Occitanie.
*Le Parti de la Nation Occitane*, qui a apporté lors de sa
création un soutien critique au *Gouvernement Provisoire
Occitan*, n'a jamais depuis 1959, date de sa fondation, écrit
sur les murs ou adopté comme slogan : « Les Français dehors ».
L'élue *F.N.* prête au *P.N.O.* une attitude xénophobe qui lui
est totalement étrangère alors qu'elle est constante dans son
propre parti ; c'est un mensonge, une diffamation.
Le *P.N.O. *est bien, par des moyens exclusivement
démocratiques, pour l'indépendance d'une Occitanie réunifiée, dans le cadre d'une République fédérale décentralisée. Cette dernière donnera aux citoyens "français" et aux étrangers qui le désirent la citoyenneté occitane. Il n'est donc pas question pour un parti ethniste et inter-nationaliste comme le nôtre de mettre dehors qui que ce soit en raison de ses origines. Bien sûr, nous attendrons de tous les habitants sous juridiction
de la République Occitane, si comme nous l'espérons elle voit le
jour, qu'ils se conforment à ses lois.
*Parti de la Nation Occitane**B.P 44**F30201 Bagnols sur Cèze*
*Tél. 04 66 82 71 94*president@p- n-o.org <mailto:president@p-n-o.org>

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POUR UN AUTRE SON DE CLOCHE ( langues et occitanie )

ALSACE BILINGUISME
Le Conseil général du Haut-Rhin s'engage pour le bilinguisme
Trois conventions de partenariat en faveur du bilinguisme ont été signées le 6 février 2008 par le Président du Conseil Général du Haut-Rhin Charles Buttner, le Vice-Président Délégué du Comité Fédéral des associations pour la langue régionale en Alsace Gérard Cronenberger, le Directeur du Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) François Rodes et le Président de l'association de l'Ecomusée d'Alsace Jacques Rumbler. Ces conventions visent à développer la voie bilingue et l'histoire de la langue régionale.
Le Président Charles Buttner a rappelé le rôle majeur du bilinguisme dans l'économie, particulièrement dans la région du Rhin Supérieur. Avis partagé par le Vice-Président Charles Wilhelm, Président de la Commission Culture et Patrimoine : « 40 000 Haut-Rhinois travaillent en Suisse et en Allemagne » et le bilinguisme constitue un atout important pour le développement touristique.
Vous trouverez ci-dessous le texte des conventions signées. On lira avec un intérêt particulier en fin de texte la décision du Conseil Général du Haut-Rhin d'adresser à toutes les familles du département dont l'enfant aura 3 ans, une information sur l'enseignement précoce des langues.
A quand la même chose de la part de nos conseils généraux pour le breton ?
Jeudi 21 février, à l'Ostau dau Paìs Marselhés, à partir de 19 heures. Le jeune réalisateur marseillais Patrick Taliercio présentera son film « Les indésirables de la rue de la République ».
Ce documentaire nous dévoile une des faces cachées d'Euroméditerranée : le processus d'expulsion des habitants de la rue de la République, rachetée par une multinationale de l'investissement immobilier avec le soutien de la Ville. Pendant deux ans, la caméra suit, implacable, les vicissitudes de plusieurs locataires frappés d'expulsion, mais qui résistent pied à pied : tandis que l'on voit les politicards locaux, imperturbables, afficher leur sourire publicitaire et dérouler leur langue de bois. Menaces, intimidations, stratégies de laisser-pourrir, promesses fallacieuses, tout est bon pour faire dégager ces Marseillais de condition modeste : et les remplacer par une clientèle friquée arrivée en TGV. Un résumé du Marseille que l'on nous prépare : une ville-marchandise bien emballée et vendue au plus offrant…
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POUR UN AUTRE SON DE CLOCHE (langues et occitanie )

Mon paure Ben,
Coma se sabiem pas qu'a l'ora d'eira mai d'un Occitan "official" son mac aqui per faire lo juec de Paris e dis partits hexagonals. Coma se sabiem pas que chisque viatge que retrobem un occitan, un ecologiste e un altermondialiste dins na lista municipala locala es mac per faire una lista de mai a senestra que fai lo juec de la destra... La solucion sola per tornar a faire viure un pais es de lo puplar per la basa, es a dire ab d'obriers e de paisans que sabon totjors se meclar a la cultura locala. S'es un pais se pupla sorament ab de monde qu'an de sòus, e que fan virar li "pechits" d'una region l'autra, es d'imperialism, de colonialism e arre... De çò que veio mi (dins mon marrit canton), es qu'occitans, ecologistes e altermondialistes fan que passar per las pòrtas ja ubertas dal mondialisme e de l'environament. Localament fan ren, fan ren de ren, e meme van barrar de projets de desvelopament economic quand li a creacion d'emplech o desvelopament personal. Son juste bon a faire en pau d'exotisme per un monde nouvel toristic onte esperon aguer lors parts de subvencions e de percentages europeancs... Quand farem la revolucion, la charre ben lor dire a tot aquel monde que continuon d'istar dins lo "mitan juste"... Com'aqu' li manquarem pas !
Estefan Simiand

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POUR UN AUTRE SON DE CLOCHE (langues et occitanie )

Pour le reste, je crois qu'il faut arrêter de supplier l'état français, pour la reconnaissance officielle de l'occitan dans la vie publique.C'est humiliant et contre productif..Le jacobinisme français tourne au communautarisme franchouillard, le plus étriqué que nous n'ayions connu depuis des décennies...les déclarations du sénateur Mélenchon en faveur du français et...de l'espagnol la langue de ses grans-parents ! sont inquiétantes.Nous n'aurions pas , chez nous, le droit de parler la langue du pays que nous avons reçue en héritage de nos propres parents?! je suis à la fois sidéré et abasourdi par l'outrecuidance de cet individu (il traite les écoles Diwan de secte) qui parasite le sénat depuis 22 ans !
"M.A." <michel.aguilera@orange.fr>
----- Original Message -----
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- 2008-01-26

LU A PROPOS DE L'OCCITANIE SUR LE NET

OCCITANIE
Comunicat De Prens
Cal lèu fach un debat vertadièr subre las lengas regionalas al Parlament
Al moment del debat tocant las lengas de França aqueste dimars 15 de genièr de 2008 a l'Assemblada Nacionala francesa, Dòna Rachida Dati, garda dels Sagèls, declarèt en particular que lo Govèrn : « s'i engatja : un debat parlamentari se tendrà sus la question tilhosa de las lengas regionalas. »
Per lo Partit de la Nacion Occitana, es una presa de posicion encoradora de la part de l'Estat francés que deuriá fin finala espepissar la question de las lengas regionalas, que lor subrevida e lor promocion son amenaçadas per l'article 2 de la Constitucion, e la de la ratificacion de la Carta Europèa de las Lengas Regionalas e Minoritàrias.
França, patria dels drechs de l'òme, seriá enfin coërenta en aplicar chas ela las condicions qu'impausa als sòcis novèls de l'Union Europèa, valent a dire la reconeissença e l'aparament de la diversitat lingüistica e culturala.
Lo Partit de la Nacion Occitana espera que aquel debat parlamentari que atend dempuèi bèl brieu se tendrà lèu lèu. Es estat remandat tròp sovent fins ara.
Res pòt pas justificar que siá remandat a l'an quaranta.
Partit de la Nacion Occitan B.P 4 F30201 Banhòus de Cèz Tel. 04 66 82 71 94
president@p-n-o.org

OCCITANIE
Les « Verts » et la fédération « Régions et peuples solidaires » apportent leur soutien le plus total à Jean-Christophe Angelini , Secrétaire général du Parti de la Nation Corse, mis en examen et écroué depuis hier soir à Marseille dans le dossier de la Société Méditerranéenne de Sécurité(SMS). Conseiller nationaliste à l'Assemblée de Corse et conseiller municipal de Porto Vecchio , Jean-Christophe Angelini est accusé « d'avoir conçu et remis un faux passeport au fondateur en fuite de la SMS , Antoine Nivaggioni. »
Jean-Christophe Angelini , dirigeant nationaliste modéré et démocrate convaincu , est un homme de dialogue et un infatigable défendeur de la recherche d'une solution politique négociée pour la Corse. Il est actuellement victime d'une véritable manœuvre politique totalement inacceptable dans un Etat dit « de droit ».

A PROPOS DES LAGUES ET DU POLITIQUEMENT CORRECT
:: Langue arabe exigée : rien de choquant pour l'ANPE de Porto-Vecchio ::
Novopress reproduisait dans son édition du 14 janvier une offre d'emploi de l'Agence Nationale Pour l'Emploi de Porto-Vecchio (Corse) dans laquelle la langue arabe était « exigée ». Exigence d'autant plus curieuse que le poste à pouvoir était celui de jardinier/jardinière « en charge de l'entretien des jardins et du gardiennage de propriété ».
Et il faut savoir parler l'arabe pour faire ça ?
Novopress a joint par téléphone une responsable de l'agence : des propos qui ne manqueront pas de faire réagir nos lecteurs...

PASSONS A AUTRE CHOSE A TITRE DINFORMATION
(LA POSITION DU PNO CONCERNANT L'AFFAIRE IVAN COLONNA)
Lo Partit de la Nacion Occitana per l'amaisament en Corseg
Ivan Colonna ven d'èstre condemnat en primièra instància a la preson a perpetuitat sens que l'acusacion aja establit las pròvas de sa culpabilitat
Lo Partit de la Nacion Occitana espera que en apèl Ivan Colonna serà aquitat al benefici del dobte. Aquò contribuïriá a l'amaisament dels esperits en Corsega.
Lo Partit de la Nacion Occitana vòl tornarmai afortir qu'es favorable a l'auto-determinacion de Corsega. Pasmens, malgrat totas las criticas que podèm formular rapòrt a l'Estat francés, sèm pas dins una dictatura e per consequent res pòt pas justificar de mejans autres que democratics.
Lo Partit de la Nacion Occitana seguirà amb atencion lo procès en apèl. Un aquitament permetriá de restaurar la patz en Corsega e, o esperam, lo dialòg entre l'Estat e totes los còrses a condicion que l'Estat remeta en talh l'evolucion de l'estatut de l'iscla e que la violéncia siá abandonada.
22 de decembre de 2007


PASSONS A AUTRE CHOSE (reçu sur le net )
Marc le Fur, député UMP des Côtes d'Armor nous a fait part de son intention de déposer un amendement relatif à la modification de la Constitution concernant les langues régionales LORS DU PROCHAIN DEBAT SUR LE TRAITE DE LISBONNE LA SEMAINE PROCHAINE.Il propose, comme le député catalan Daniel MACH (proposition de loi de juillet 2007) et comme l'ont proposé d'autres députés notamment du parti socialiste ou de l'ex-UDF auparavant, de faire un ajout à l'article 53 stipulant que la République peut ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires dans sa version signée par le gouvernement Jospin le 7 mai 1999. Rien de bien révolutionnaire donc, mais déjà inacceptable pour les ultra-jacobins pathologiques. Ce serait quand même une reconnaissance symbolique dont ces derniers ne veulent pas. C'est une façon aussi de relancer le débat sur les langues de France.Le débat aura lieu : mercredi 16 janvier 2008 l'après midi ou le soir à l'Assemblée Nationale.Nous vous proposons donc de saisir nos députés et sénateurs dans l'urgence pour qu'ils participent au débat et qu'ils votent "bien ".Voici la lettre que l'ieo-06 vient d'adresser par corrièl aux 9 députés et aux 4 sénateurs des Alpes-Maritimes. Les démarches individuelles, par corrièl ou par téléphone sont les bienvenues. Vous trouverez toutes les informations sur le site de l'Assemblée Nationale et celui du Sénat.
La Constitution doit assurer la protection des langues régionales. Amendement pour permettre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires
mercredi 16 janvier 2008 l'après midi ou le soir à l'Assemblée Nationale.
divendres 11 de genoier dau 2008 per Joan-Pèire


PASSONS A AUTRE CHOSE
La France jacobine se ridiculise et s'aliène
énormément de sympathies à l'étranger.
Pour s'en convaincre, il suffit d'aller sur un site extrêmement intéressant
de l'Université Laval au Québec, site intitulé
"L'Aménagement Linguistique dans le Monde".
Pour ce qui concerne la France,
il est très bien fait et il a été mis à jour le 12 janvier 2008.
Dalc'homp mat !
Marcel Texier

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- 2007-08-28

OCCITANIE LE DEBAT CONTINUE


TRAITE EUROPEEN : CE QUE VEUT L'ALLEMAGNE

J'AI RECU CE TXTE CONTRE LE TRAITE EUROPEEN MAIS BIENSURE MOI JE SUIS POUR CAR ENFIN UNE BONNE NOUVELLEALORS SARKOSY AIDERAIT SANS LE VOUOIR LES BASQUES LES BRETONS LES CORSES LES OCCITANSLES CATALANS LES ALSACIENS A SORTIR LA TETE HORS DE L'EAU ?

Le futur traité européen, destiné à remplacer la constitution européenne rejetée en 2005, est en cours de rédaction. Il sera soumis pour ratification aux parlementaires français (députés et sénateurs) très prochainement, avant la fin 2007 en tout cas. Parmi tous les aspects inquiétants de ce traité, figure la référence aux «minorités nationales», voulue notamment par l'Allemagne. Le texte ci-dessous a été envoyé en juillet à chaque parlementaire pour alerter sur les dangers du texte qui sera soumis. Nous désirons qu'un débat citoyen ait lieu sur cette question.

Madame la députée, Monsieur le député,
Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

Dans quelques mois, vous aurez à vous prononcer sur le traité européen qu'aura rédigé une conférence intergouvernementale.

Ce traité, qui donnera la personnalité juridique à l' « Union européenne » (UE), établira la supériorité du droit européen même dérivé sur le droit national même constitutionnel, généralisera les votes à la majorité, créera la présidence personnalisée du Conseil européen ainsi que la fonction correspondant à un ministre des Affaires étrangères de l'UE, marquera donc sans ambiguïté l'entrée de la France dans un système fédéral et l'abandon du principe de la souveraineté nationale.

En tant que citoyens français, militants ou anciens militants de partis politiques qui plaçent ou plaçaient la souveraineté nationale au coeur de leur projet, attachés que nous sommes à l'héritage politique du gaullisme, nous réprouvons cette orientation dont nous avions cru comprendre que le peuple français l'avait refusée le 29 mai 2005.

Vivant en Alsace, région évidemment symbolique de la relation franco-allemande, laquelle est le premier moteur de la construction européenne, si nous prenons l'initiative de nous adresser aux parlementaires, c'est moins pour revenir sur les termes d'un débat qui vous sont connus, que pour attirer votre attention sur les conséquences d'un article du futur traité. Cet article serait celui renvoyant à la « Charte des droits fondamentaux de l'UE », dont les dispositions deviendraient alors juridiquement contraignantes pour la France.

La novation essentielle que cette charte introduirait dans le droit positif français, lequel ignorait jusqu'à présent cette catégorie juridique, serait celle de « minorité nationale ». En effet, l'article 21 de cette charte, relatif à la non-discrimination, mentionne explicitement « l'appartenance à une minorité nationale », tandis que l'article 22 stipule que « l'Union respecte la diversité culturelle, religieuse et linguistique ». Nous croyons fermement que là se trouvent les conditions d'attribution de « droits collectifs » à des requérants qui se prévaudraient de cette charte, soit devant la Cour de Luxembourg (CJCE), soit devant la Cour de Strasbourg (CEDH), pour briser l'unité de la République.

Pour bien comprendre cette question, il faut en connaître l'origine. Pour nous, et pour tout observateur informé, cette origine est évidemment l'Allemagne. Remarquons tout d'abord la sobriété, dans le droit fil de 1789, avec laquelle est traitée la non-discrimination dans la Constitution française (art. 1) : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

En revanche, pour exprimer, en principe, le même refus des discriminations, les textes européens (Convention européenne des droits de l'homme (art. 14), Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, Convention-cadre pour la protection des minorités nationales, Traité d'Amsterdam (art. 13), Charte des droits fondamentaux de l'UE) font appel aux concepts de « minorité nationale » et « d'origine(s) ethnique(s) », concepts liés le cas échéant. (Il n'est pas besoin de souligner qu'ethnie et race ne sont pas synonymes.) Ces deux concepts ont jusqu'à présent été inconnus du droit de la République, lequel ne connaît que la distinction entre Français et étrangers et refuse toute reconnaissance de « droits collectifs » à quelque fraction des citoyens que ce soit et toute distinction juridique à caractère ethniciste. En revanche, la conception traditionnelle allemande, implicite sinon explicite, de la citoyenneté accueille ces catégories, reliant la nation à « l'ethnie » et les a imposées progressivement aux textes européens.

(Précisons bien que lorsqu'il est question de l'Allemagne, ce n'est évidemment pas à son peuple que nous pensons, lequel ne se soucie pas de ces questions et doit demeurer à jamais l'ami du peuple français ; c'est des dirigeants et des milieux d'influence qui agissent en son nom dont il s'agit. Du reste, il n'y a pas que pour la démocratie allemande et sur ces questions que cette distinction est pertinente...)

Mais pourquoi l'Allemagne insiste-t-elle autant - ainsi la chancelière A. Merkel lors du dernier Conseil européen de Bruxelles - pour que la charte acquière une valeur juridique contraignante ?

Remarquons tout d'abord que le Royaume-Uni s'est exempté prudemment des contraintes de cette charte. On dira sans doute que c'est en raison de considérations liées au droit du travail ; nous croyons quant à nous que les négociateurs britanniques ont évidemment pensé à l'Ecosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord.

Donnons ensuite deux citations qui nous paraissent refléter ce que veut l'Allemagne. Klaus Kinkel, alors ministre (CDU-CSU) des Affaires étrangères, parlait en 1993 d' « accomplir quelque chose en quoi nous avons échoué à deux reprises et qui est, en harmonie avec nos voisins, de trouver le rôle correspondant à nos souhaits et à notre potentiel »1. Quant à Joseph (Joschka) Fischer, son futur successeur (SPD-Verts), il se demandait en 1995 si l'Allemagne allait « enfin obtenir ce que le monde lui a refusé au cours des deux dernières guerres mondiales, c'est-à-dire une sorte d'hégémonie douce sur l'Europe, résultat de son poids, de sa position géographique, de sa puissance industrielle »2, avant de lancer en mai 2000 l'idée d'un traité constitutionnel. On pourrait du reste aisément multiplier de telles citations. Pense-t-on qu'une ambition aussi clairement affirmée, aussi partagée sur l'échiquier politique allemand, venue d'aussi loin, soit contingente et passagère, ou traduit-elle au contraire une constante fondamentale de la géopolitique allemande ?

Or, il manquait à cette ambition, jusqu'à présent, un instrument juridique adéquat. Le traité européen en préparation serait cet instrument.
La combinaison des catégories de « minorité » ''nationale'' ou ''ethnique'' ou ''linguistique'', de saisine directe par des particuliers des deux Cours européennes aux jurisprudences si résolument fédéralistes, ainsi que la supériorité du droit européen sur les droits nationaux (qui sera établie dans le traité par le biais des jurisprudences de la Cour de Luxembourg)3, forgerait le dispositif de morcellement de la France, de l'Italie, des Etats au fédéralisme conflictuel (Espagne, Belgique), et des Etats à « minorités » (Pologne, République tchèque, Etats balkaniques et de l'Europe orientale) vers « l'Europe des Régions », à base ethno-linguistique.

Ainsi l'Allemagne pourrait-elle travailler à s'augmenter de ces « minorités allemandes » à ses frontières qui, croit-elle, lui sont liées par l'Histoire, la langue et, fondamentalement, par « l'ethnie ». De cette évolution, qu'appellent de leurs voeux les associations non gouvernementales pangermanistes qui gravitent dans l'ombre autour du Conseil de l'Europe et de toutes les institutions fédérales bruxelloises ou strasbourgeoises, sortirait une suite fatale de conflits frontaliers. C'est cette sinistre boîte de Pandore qu'ouvriraient nos parlementaires en ratifiant en l'état le traité.

Pour la France, outre à sa prétendue « minorité allemande » en Alsace-Moselle de certains atlas « ethno-linguistiques » d'outre-Rhin, les revendications d'abord culturelles et linguistiques puis politiques, adroitement attisées, flattant démagogiquement les tentations identitaires, ne manqueraient pas de s'étendre aux Corses, Catalans, Occitans, Basques, Bretons et à ses collectivités d'outre-mer où l'on voit déjà, en Nouvelle-Calédonie et Polynésie, les prémisses des indépendances.

On nous objectera sans doute que ce sont là des fantasmes. Le géographe Paul Vidal de la Blache écrivait dans la préface de La France de l'Est (Lorraine-Alsace) : « A chaque date critique (...), des avertissements partent de cette frontière. C'est comme un de ces observatoires naturels embrassant un vaste horizon, d'où l'on voit se former et venir de loin les orages. » Regardons donc la situation dans le laboratoire alsacien-mosellan de cette évolution.

Nous avons sous nos yeux en Alsace les progrès d'un dispositif qui n'attend que le traité pour paraître au grand jour. La Région Alsace expérimente la gestion directe, sans intervention de l'Etat, des fonds structurels dispensés par la Commission européenne (Interreg et autres). Son président, qui est aussi celui de l' « Association des Régions d'Europe » peut voir là sans doute une préfiguration de l'« Europe des Régions », (capitale : Bruxelles). Les « eurodistricts » transfrontaliers (pour Strasbourg, Colmar, Mulhouse avec les communes allemandes ou suisses voisines), les « eurorégions » (SarLorLux, Pamina, Alsace-Pays de Bade, Régio TriRhena), le « Conseil rhénan » (esquisse de parlement transfrontalier), tous les embryons d'institutions transnationales sont là qui n'attendent que les instruments juridiques. Il s'y ajoute les instruments culturels dont le bilinguisme français/allemand qui s'imposerait grâce à des associations ad hoc et qui joue sur l'ambiguïté consistant à faire croire, à Paris surtout, que l'allemand est la forme écrite du dialecte alsacien et que les Alsaciens sont bilingues, contre-vérités évidentes, lesquelles n'auraient pour finalité que de germaniser l'Alsace sans franciser, bien entendu, sinon de façon anecdotique, le Pays de Bade voisin.

Voici un fait symbolique des rapports franco-allemands concrets à l'aune du fédéralisme. Depuis plus de deux ans, l'Allemagne a imposé un péage (taxe LKW) aux camions sur ses autoroutes, sans concertation avec la France et sans exemption pour l'axe Bâle-Karlsruhe, l'un des plus fréquentés d'Europe pour le transport de marchandises. Pour échapper à la taxe, les camions empruntent, sans surprise, l'axe gratuit Nord-Sud de l'Alsace qui n'est que très partiellement autoroutier. Il en résulte, autour de Strasbourg notamment, une inflation massive de la circulation avec détérioration du réseau, paralysie quotidienne du trafic et accidents. A cette décision unilatérale de l'Allemagne, la France n'a opposé à ce jour qu'une gesticulation sans effet, « l'amendement Bur ». Dans le « couple » franco-allemand, ce n'est pas, au moins ici, la « parité » qui règne mais le sans-gêne.

Mesdames, Messieurs les parlementaires, on entend souvent dire que l'élection présidentielle et les élections législatives de cette année doivent tenir lieu de référendum sur l'Europe, le président de la République et les députés ayant reçu un mandat universel. Or cela n'est pas juste. Le président avait promis aux Français de ne pas leur réimposer la « Constitution européenne » ; mais il veut leur imposer par voie parlementaire le traité qui est la Constitution sans le nom. Quant aux députés, tant à l'UMP qu'au PS, leurs professions de foi ne mentionnaient pas, ou très allusivement, la question européenne. Par conséquent, c'est bien sans mandat impératif et librement que les députés comme les sénateurs auront à se prononcer sur le traité, puisque le référendum semble malheureusement écarté. Ils peuvent ainsi exercer leur droit d'amendement s'ils ne veulent pas, comme c'est hélas ! probable, le rejeter en bloc.

Ainsi, les parlementaires peuvent, à l'instar du Royaume-Uni, dispenser de l'applicabilité de la Charte des droits fondamentaux de l'UE la France, où les droits de l'homme et les relations sociales n'en ont nul besoin. Combien intéressante serait alors l'expérience qui montrerait ce que l'Allemagne attend vraiment de « l'Europe » !

Intervenant ces jours-ci sur le « blog » de V. Giscard d'Estaing, l'un de nous se vit répondre par l'ancien président que nos craintes quant à la menace de démantèlement de notre E tat nation étaient infondées, notre droit national nous en mettant à l'abri ; que tout cela avait été réfléchi par la Convention qu'il présidait, pour faire droit aux craintes de l'Espagne notamment, ou à la question des « Hongrois » de Roumanie. Hélas ! Pour ce qui est de l'Espagne, en effet, les craintes sont légitimes mais tardives : la Catalogne ou le Pays Basque n'en font plus partie que du bout des lèvres. Doit-on voir là une préfiguration du destin de l'Alsace ou de la Corse ? Pour ce qui est de la Roumanie et de ses « Hongrois », on ne craindra en effet jamais assez d'introduire, à l'exemple de cette situation, la catégorie de « minorité nationale » en France. Nous l'avons dit plus haut, la supériorité du droit de l'UE sur les droits nationaux rendrait sans portée les dispositions constitutionnelles opposées aux revendications régionalistes, autonomistes ou indépendantistes.

Il y a une autre voie pour l'avenir du continent européen et nous sommes convaincus, quel que soit le traité qui s'appliquera l'an prochain, qu'elle s'imposera un jour. Ce sera l'Europe confédérale des E tats nations préservés, des coopérations inter-étatiques et des compétences déléguées, incluant la Fédération de Russie qui contribuera à l'indépendance et à la sécurité du continent, face aux tentations allemandes et aux visées hégémoniques de la « nation primordiale » atlantique, chère au président de la République.

Mesdames, Messieurs les parlementaires, jamais depuis qu'existent en France des assemblées politiques délibérantes, le vote des vôtres, celle représentant son peuple et celle représentant ses collectivités territoriales, n'aura eu une telle importance. Dire oui au traité fédéral, c'est renoncer à la souveraineté et à l'indépendance nationales. Dire oui à la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, c'est ouvrir la carrière aux forces centrifuges qui amoindriront la France. Les générations futures auront, un jour, à juger ce vote que chacun de vous fera librement et en conscience, au rendez-vous de la République et de l'Histoire de France.

Nous vous prions d'agréer nos respectueuses salutations.
J. Kotoujansky - H. Brochart - J. Buchmann

Notes :

1 Frankfurter Allgemeine Zeitung, 19-3-1993.
2 Risiko Deutschland, 1995
3 Cf art. I-6 du projet de Constitution européenne : « (...) le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui sont attribuées à celle-ci, prim(e) le droit des États membres. »




LANGUES ET PHILO AU BAC
L'épreuve de Philo du baccalauréat est passée, cependant nous vous suggérons de réfléchir sur un texte qui aurait pu faire l'objet d'un sujet de cette épreuve :
« Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue.....Le droit à l'usage de sa langue , la capacité à communiquer et donc à comprendre et se faire comprendre, la préservation d'un héritage souvent vieux de plusieurs siècles ou millénaires doivent être au coeur de la mission des Nations Unies »
Cette déclaration n'a pas été prononcée par un « malheureux défenseur de la langue bretonne » , langue en grand danger d'extinction comme le souligne l'UNESCO, mais par l'Ambassadeur de France auprès des Nations Unies Jean-Marc de la Sablière lors de la proclamation par l'assemblée générale des Nations Unies : 2008, année internationale des langues.
Comme vous, respectueux des Droits Humains, nous vous proposons de plancher sur ce sujet. En vous remerciant par avance de votre contribution, nous vous prions de croire, Mesdames, Messieurs, en nos salutations bretonnes

IMPORTANT LA CATALOGNE RECONNAIT ET AIDE L'OCCITAN
La Generalitat ha aprovat avui un programa per a la creació de l'oficina "Occitan en Catalonha" (OC), organisme que garantirà el desplegament adequat de la condició de llengua oficial que l'Estatut atorga a l'occità, segons ha informat el departament de la Presidència.
L'oficina es crearà en el termini màxim de tres anys i és una iniciativa aprovada avui pel Consell Executiu de la Generalitat a proposta del vicepresident de la Generalitat, Josep-Lluís Carod-Rovira. L'oficina estarà adscrita a la Secretaria de Política Lingüística i el seu programa de creació té una durada màxima de tres anys Des d'aquesta oficina es fomentarà la cooperació i coordinació amb el Consell General d'Aran en la promoció de l'occità a la Val d'Aran i a Catalunya i es coordinarà amb les institucions europees l'aprenentatge i ensenyament de l'occità.
Una altra de les funcions de l'OC és la de mantenir un diàleg amb agents socials, entitats o universitats que treballen en la promoció, coneixement i difusió de la llengua.
L'oficina estarà adscrita a la Secretaria de Política Lingüística i el seu programa de creació té una durada màxima de tres anys.
A l'Estatut
Aquesta iniciativa obeeix al compliment de l'Estatut d'Autonomia de Catalunya que en el seu article 6.5 estableix que la llengua occitana, denominada aranès a la Val d'Aran, és la llengua pròpia d'aquest territori i és oficial a Catalunya.
L'article 11.2 de l'Estatut reconeix, empara i respecta la singularitat d'Aran com a entitat territorial singular a Catalunya que ha de ser objecte d'una particular protecció mitjançant un règim jurídic especial, segons el comunicat difós pel departament de Presidència de la Generalitat.

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- 2007-08-28

RECU ET LU SUR LE NET


OCCITANIE ET RADIO
Syndicat national des radios libres (SNRL) a demandé lundi dans un communiqué une politique radiophonique active en faveur des langues régionales.
Le syndicat demande notamment au ministère de la Culture et de la Communication "la définition et la mise en oeuvre de politiques radiophoniques linguistiques garantissant l'expression, la sauvegarde et le développement du patrimoine linguistique en France et dans les collectivités d'outre-mer".
Il souhaite être intégré en tant que représentant des opérateurs de diffusion dans ces processus d'élaboration.
Le SNRL propose que la promotion des langues régionales et vernaculaires soit un élément valorisant de l'action éducative et culturelle d'une radio dans l'attribution de l'aide publique du fonds de soutien à l'expression radiophonique locale.
Dans l'attribution des fréquences analogiques et numériques par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), le SNRL propose que la réalisation d'émissions en langues régionales ou vernaculaires soit un élément pris en compte.
Il souhaite que les régions et collectivités territoriales s'engagent pour que les radios qui diffusent des contenus en langues régionales ou vernaculaires bénéficient d'un soutien spécifique à leur action linguistique, indépendamment de l'attribution des subventions régionales de fonctionnement, et que cette disposition spécifique soit incluse dans des fonds régionaux et territoriaux de soutien à l'expression radiophonique.


LU SUR LE NET : CULTURE EN BRETAGNE:JACME DELMAS
<jacme@occitania.org>
Bretagne : L'enseignement bilingue breton-français au collège est-il menacé ? L'Union des enseignants de breton (UGB) le pense. Cette association estime que le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos "prépare l'enterrement de l'enseignement bilingue breton-français au collège". En effet, un projet d'arrêté ministériel soumis au Conseil supérieur de l'Education mardi 3 juillet 2007, redéfinit les programmes de langues régionales pour le primaire. Jusqu'à présent, l'enseignement des langues régionales à l'école primaire reposait sur un arrêté de 2003, qui ne définissait pas précisément le niveau de compétences à atteindre à la fin du CM2. Le nouvel arrêté est plus précis.
"Les objectifs retenus par l'arrêté sont situés au niveau A2 du cadre européen commun de référence pour les langues qui sert de document de base pour l'enseignement des langues en France", explique Gwenole Larvol, président de l'UGB. Or ce niveau A2 est dit "de niveau intermédiaire ou de survie". L'objectif est d'avoir des élèves de CM2 capables d'avoir dans la langue régionale "des échanges très brefs même si, en règle générale, ils ne comprendront pas assez pour poursuivre une conversation", précise Gwenole Larvol.
"On voit mal, dans ces conditions, quel pourrait être l'avenir de l'enseignement bilingue dans le secondaire où les élèves sont censés suivre la moitié de leurs cours, notamment de mathématiques ou d'histoire géographie, dans cette langue", ajoute-t-il. Et de conclure, "nous demandons la révision de ce texte et l'adaptation des objectifs en langue bretonne en fin d'école primaire aux exigences de l'enseignement secondaire bilingue breton-français". Selon l'UGB, plus de 11 000 élèves sont inscrits dans les différentes filières de l'enseignement bilingue.
Source : Le Télégramme de Brest, Diwan Breizh

EXTRAIT DU DISCOURS DE CAEN, 9 MARS 2007, DE NICOLAS SARKOZY
"La France c'est une langue, une langue qu'elle met à la disposition de tous les hommes. Le Français disait Rivarol ce n'est plus la langue française, c'est la langue humaine. Le Français c'est l'âme de la France, c'est son esprit, c'est sa culture, c'est sa pensée, c'est sa liberté. C'est le droit de penser autrement que selon la pensée dominante.
La diversité linguistique c'est la condition de la diversité culturelle et du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La langue n'est pas une marchandise, la langue n'est pas une technique.
L'obsession d'une langue unique au prétexte de l'efficacité est un leurre qui masque les effets de domination de la pensée unique dont la langue unique est l'antichambre. Mais l'efficacité n'est même pas prouvée : la Renaissance où tout le monde s'est mis à penser et à écrire dans sa langue nationale fut plus féconde pour la pensée humaine que les longs siècles de domination exclusive du latin,
comme si la créativité était bel et bien inséparable de la diversité.
Nous avons le devoir pour nos enfants, pour l'avenir de la civilisation mondiale, pour la défense d'une certaine idée de l'homme, de promouvoir la langue française. Si je suis élu, je mettrai la francophonie au rang des priorités diplomatiques de la France. Je renforcerai tout à la fois le dispositif de l'action culturelle de la France à l'étranger et l'aide à la création, parce que c'est par la création que le Français rayonne.
Je veillerai à ce que dans les entreprises installées sur le territoire français la langue de travail soit le Français dès lors qu'il n'y a aucune nécessité économique ou commerciale qui oblige à s'exprimer dans une autre langue. Je me battrai pour que dans les instances européennes et à l'ONU le Français continue d'être employé. Ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France dans des organisations internationales.
Surtout je me battrai pour que soit généralisé partout en Europe l'enseignement de deux langues étrangères parce que c'est la seule façon efficace pour que l'hégémonie de l'anglais soit battue en brèche. Mais le patrimoine linguistique de la France, ce n'est pas seulement le Français, c'est aussi l'extraordinaire richesse de ses langues régionales. Il suffit de se souvenir de l'œuvre immense de Mistral pour prendre conscience de l'appauvrissement que constituerait la disparition de toutes ces langues très anciennes qui ont concouru à la formation de la langue française et qui continuent à vivre en partie en elle. Je souhaite que leur enseignement soit correctement pris en charge par l'éducation nationale. logique de confrontation avec le Français que cherchent à faire prévaloir certains indépendantistes (je pense a ben -vautier )qui veulent en finir avec l'unité française que nous avons mis si longtemps à construire et qui reste le bien le plus précieux mais aussi le plus fragile que nous ayons à léguer à nos enfants.
Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la charte européenne des langues régionales, non pas parce que je conteste les langues régionales, qu'au contraire je veux soutenir et développer, mais parce que je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre puisse décider qu'une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le français.
Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J'ai la conviction qu'en France, terre de liberté, aucune minorité n'est opprimée et qu'il n'est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre pacte national et n'a absolument rien à voir avec la construction de l'Europe."


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- 2007-05-02

PETITION POUR L'OCCITAN

CRIDA - ANEM! ÒC! PER LA LENGA OCCITANA - APPEL
La préservation de la diversité linguistique et culturelle dans le monde est un enjeu majeur pour les années à venir. En France, la situation légale est pourtant défavorable à cette préservation. La langue occitane, notamment, est particulièrement menacée par l’absence de politique positive pour sa transmission.
Il faut donc, sur le territoire où se parle l’occitan, créer un environnement favorable à l’enseignement de la langue et, dans la langue, à la création culturelle en occitan, à la présence de la langue dans les médias électroniques, audiovisuels et écrits, à son emploi dans la vie publique et sociale.

Les médias
Nous voulons un service public de radio et de télévision en langue occitane.
Nous demandons une aide spécifique pour les opérateurs privés (radios associatives, télévisions, presse) qui travaillent en faveur de la langue occitane.

La création
Le soutien à la création, c’est une politique spécifique en faveur de l’édition, du théâtre, du spectacle vivant en général, du cinéma et de la musique.
La population doit pouvoir découvrir une culture trop souvent occultée.

L’enseignement
Il faut que chacun puisse choisir s’il le souhaite un enseignement sous des formes diverses :
- un enseignement en occitan (bilingue à parité horaire ou en immersion)
- un enseignement de la langue et de la culture occitanes
- un enseignement spécifique en direction des adultes.
Il s’agit d’une politique d’offre généralisée.

La vie publique
L’occitan doit être présent dans la vie publique. Cela veut dire par exemple :
- le respect de la toponymie et la mise en place d’une signalisation bilingue;
- l’encouragement à l’utilisation de la langue dans les lieux publics et dans la vie sociale.
Toutes ces demandes ont pour seul but de permettre à une langue de vivre et à ceux qui le désirent de l’utiliser. Elles s’adressent à la fois aux collectivités locales occitanes (communes, communautés de communes, départements, régions) et à l’État. Chacun doit prendre en charge ce qui est de sa responsabilité. Il appartient à l’État d’adapter sa législation.


POUR SIGNER L'APPEL / PER SIGNAR LA CRIDA

Envoyer le bulletin suivant à / tornar lo bulletin seguent a :
par courriel : <anem.sostenguem@free.fr>
ou  par courrier postal : "Anem, òc! " - BP 60011 – F34501 BESIERS Cedex

Je soutiens l'appel / Sosteni la crida « Anem! Per la lenga occitana: òc! »

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Je souhaite être informé de l'évolution de l'appel / Vòli saber l'evolucion de la crida :
courriel / corrièl*:
*cette adresse ne sera utilisée qu'à ces seules fins/aquesta adreiça servirà sonque per aquò)

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- 2007-04-21

CONSIGNE DE VOTE DU PNO

__CONSIGNE DE VOTE DU PNO
Communiqué de presse

Le Parti de la Nation Occitane a pour objectif à moyen terme l'obtention de
pouvoirs de plus en plus étendus pour les régions occitanes de l'Etat
français. Son objectif à long terme est l'indépendance pas à pas, morceau
par morceau de l'Occitanie, écartelée entre trois états, la France,
l'Espagne et l'Italie, et la constitution d'une République fédérale et
démocratique occitane, membre de l'Union européenne et de l'O.N.U
Aucun candidat au premier tour de l'élection présidentielle de la République
française ne reconnaît l'existence d'une nation occitane et se prononce pour
son émancipation.
Par conséquent, le P.N.O n'appelle pas les Occitanes et les Occitans à voter
pour un ou plusieurs candidats même si certains ont des positions
intéressantes sur la question linguistique ou sur la poursuite de la
décentralisation.
En outre, en tant que citoyens de l'Etat français, nos compatriotes peuvent
légitimement voter en fonction de critères autres que strictement occitans
et de la diversité de leurs sensibilités politiques. Ils peuvent aussi
choisir de s'abstenir. Toutefois, le P.N.0 invite ceux qui voteront à
rejeter les extrèmes à droite comme à gauche. Après le grand succès de la
manifestation pour la langue occitane à Béziers le 17 mars dernier, il faut
rebondir.
D'autres échéances électorales importantes pour l'Occitanie se profilent:
les municipales et les régionales de 2008. Le P.N.O appelle les Occitanes et
les Occitans à en être les acteurs plutôt que les spectateurs.

Le 19 avril 2008

Pour le P.N.O, le vice-président
Jean-Pierre Hilaire


A titre personnel, je suis d'accord entièrement d'accord avec
votre communiqué, je pense même que le 26 avril, entre les 2 tours, face à
la Presse nous pourrons le rappeler et affiner notre position en interpelant
les deux candidats en lice sur l'exitence de la Nation Occitane, sur ses
droits culturels, économiques et politiques.Je souhaite même en faire la
proposition au nom du GPO, si mes amis sont d'accord...
Les candidats entendent-il agir pour modifier l'article 2...?
Reconnaissent-ils,linguistiquement, comme l'Espagne et l'Italie, l'existence
du Peuple Occitan? et comptent-ils agir pour que la France signe la charte
Européenne des langues dites "minorées"...comment conçoivent-ils notre
souhait de vivre dans une République authentique, où les Occitans pourront
pleinement exercer leurs droits et leurs devoirs de citoyens, et notamment
celui à l'autodétermination en vue d'intégrer la communauté Européenne?
etc...
Amistat.MA
_______________

LIEN : http://www.p-n-o.org/

- 2013-06-16

DE J BOLLO

le 27/01/05 22:22, Jacques BOLO à jbolo@noos.fr a écrit :

Salut

Il me semble que la position ethniste peut aboutir à une contradiction.
Tout simplement parce qu'à l'intérieur d'une entité ethniste quelconque le
même problème de centralisation ou d'impérialisme se posera (contre ses
provinces ou ses dialectes) et s'est posé tout simplement pour aboutir aux
situations actuelles ! Sans parler des dangers du nationalisme et du racisme
qui ne sont même pas à mentionner tant le problème est évident (tout le
monde n'est pas aussi sympa que Ben Vautier).

De plus, dans certaines situations comme l'Occitanie, l'entité a
objectivement été très diluée (même s'il peut rester quelques reliquats
locaux) jusqu'à ne plus rien signifier ! Le véritable occitan vivant est le
catalan. Un jour, à l'expo-langue de Paris, je regardais quelques livres sur
le sujet au stand occitan, et ceux qui le tenaient se sont crus obligés de
parler entre eux en occitan, alors qu'ils parlaient en français auparavant.
Puis, il s'est produit un incident quelconque, et un des deux a repris le
français pour dire quelque chose comme : "Tu as vu ce qui se passe".

En outre, j'ai eu l'occasion de dire un jour à une militante occitane que je
me sentais plus français qu'occitan. Elle m'a répondu : "Oh, toi c'est
normal !". Sur le moment, je n'ai pas compris que c'est parce que j'étais
métis (nîmois-antillais). Alors que je n'ai pas d'autre culture que nîmoise
(ma mère ayant divorcé quand j'étais très jeune). Le fait qu'elle s'excuse
m'a fait penser qu'elle était bien gentille, mais un peu conne. Mais il est
exact que je me suis senti du sud quand je suis venu habiter à Paris.

Ce sentiment, et la question des cultures, mériteraient d'être précisés.
Car s'il existe évidemment des traits culturels distincts, on ne peut pas
dire non plus que tous les habitants d'un coin ont le même caractère, les
mêmes idées, etc. Il s'agirait plutôt de codes culturels, d'habitudes, de
pratiques, qui peuvent d'ailleurs être adoptés par d'autres peuples (comme
la cuisine, les arts, les modes, etc.). Ces pratiques sont d'ailleurs
plutôt des créations plus ou moins individuelles adoptées d'abord dans une
culture donnée, mais qui n'ont pas de raison d'être limitées
géographiquement. D'ailleurs on ne sait que trop qu'on est souvent peu
prophète en son pays et qu'il faut en partir pour donner toute sa mesure.

Finalement, l'ethnisme peut simplement décrire un état où les limites
naturelles et techniques ne permettaient pas une diffusion universelle. Et
il faudrait aujourd'hui au contraire user de la contrainte pour limiter une
pratique quelconque à un espace culturel. Une petite culture fermée et
totalitaire ne vaudrait pas mieux qu'une grande dont le seul crime selon
l'ethnisme serait d'opprimer les cultures, alors que selon moi le seul
risque est partout et toujours d'opprimer les individus.

Bref, il me semble que la position ethniste est tout aussi critiquable que
l'universalisme, et que le débat n'est pas tranché à son profit.
------------------------------------ Modification ----------------------
D'une façon générale, quand on parle de politique, il faudrait arrêter de
le faire en terme de guerre froide qui compare les avantages d'un système
avec les inconvénients de l'autre (les avantages du capitalisme avec les
inconvénients du communisme, ou vice versa). Chaque système a des avantages
et des inconvénients, qu'on peut prévoir ou qu'on constate a posteriori,
outre le fait qu'il y a loin de la théorie à la pratique, comme on a pu le
constater !

--------------------------------- Ajout ----------------------------
De plus, sans être puriste, il me semble que le terme 'ethniste' met un peu
trop l'accent sur la composante biologique (qui tend à inciter
immanquablement à des dérives racistes). On parlerait aujourd'hui plutôt de
'culturalisme'. Et même si on ne s'attache pas à ce biais-ci, on peut
considérer l'ethnisme comme une trop grande priorité accordée aux phénomènes
territorialisés, sièges de la politique traditionnelle : il est tentant pour
un politicien de vouloir ériger sa circonscription au rang d'Etat (voir
problème initial du séparatisme infini). C'est valorisant d'avoir un siège
aux Nations Unies. Car je ne vois pas pourquoi les politiciens régionaux
seraient plus honnêtes ou moins mégalomanes et démagogues que les
politiciens nationaux (ce sont d'ailleurs les mêmes).

Ces derniers points non-territorialistes et terminologiques peuvent, par
contrecoup, permettre d'envisager une solution au problème posé par la
question des cultures minoritaires ou des particularismes. Le problème est
d'une façon générale celui du respects des minorités territoriales,
culturelles, politiques, sociales, économiques, etc. ou tout simplement des
individualités, par les majorités ou les grands groupements (les problèmes
actuels risquent d'ailleurs de devenir dérisoires quand des entités comme la
Chine ou l'Inde trouveront la place internationale qui leur revient). La
solution existe : c'est le 'pluralisme' contre le monolithisme - problème
qui se pose précisément au plus haut point en Chine (et pas seulement pour
la question assez rebattue de ses minorités). Le slogan pourrait être :
"Pluralistes de tous les pays unissez-vous !". Et les regroupements peuvent
précisément être non territoriaux, comme c'est d'ailleurs le cas hors des
domaines politiques : ONG, mouvements artistiques ou culturels (c'est
d'ailleurs un comble qu'un artiste ne prenne pas en compte cette réalité),
sciences, économie, etc. Les réalités nationales n'ont aucune raison de
constituer la seule base de l'organisation politique.

Très cordialement.

Jacques Bolo

LIEN : ...

- 2013-06-16

autour de beziers de Michel AGUILERA

lettre ouverte à Ben,Lachaud et Malavielle Au fait Ben, jai vu que vous aviez appelé à voter pour Bayrou.A
Béziers, son représentant, sur la scène a joué du pipo sur l'air de la Font
de Nimes.Je n'invente rien, le député Lachaud de Nimes a eu droit à la une
des journaux, aux félicitations des organisateurs( émus jusqu'aux larmes,
qui venaient lui serrer la main), et aux applaudissement de la fouleen
délire.
Naturellement, je ne pus applaudir, a cette prestation ubuesque,malgré
que je fusse Nimézenc, et
qu'il jouassat fort bien de l'instrument.
car il ( le député Lachaud 1er adj.à la Mairie de Nimes), a supprimé depuis
deux ans,le seul et unique
cours d'Occitan qui existait dans le lycée de l'institut catholique d'Alzon
(un complexe de 3500 élèves)
qu'il dirige à Nimes. Il fait la sourde oreille lors qu'on lui demande de
déplacer
ce cours au Collége(qui était rétribué par le rectorat)...je lui ai même
écris, car c'est moi qui était en charge de ce cours d'occitan, et depuis
deux ans je suis au chômage.
Je trouve cela un peu triste, d'avoir fait cette grande messe(la 2ème après
Carcassonne)
pour la défense de l'Occitan, pour des politicards qui viennent nous jouer
du pipo,
et nous dire que tout le monde il est beau ...et que demain on razera
gratis.
Mais toi Ben, et toi David, vous que j'aime bien et que je respecte,
vous, les organisateurs responsables de tout cela, bon sang, ouvrez les
yeux.Car demain, après les flonflons de la fête, on fait quoi? Et
vous M.Yvan Lachaud député-Maire adjoint de Nimes,c'est quand que vous allez
l'ouvrir ce cours d'Occitan(LV2 &LV3), dans votre collège à Nimes, pour que
les élèves en seconde, puissent continuer normalement à en faire?sans être
pénalisés en heures supplémentaires? Vous le Rectorat et la Région,
l'Inspection Régionale de l'occitan
et M.Malavielle, c'est quand, que vous allez vous bouger pour remettre ce
cours
d'Occitan à l'Institut d'Alzon à Nimes?que Jacques Blanc avait mis en
place...à la demande des Parents...!
En vérité, je vous le dis,méfiez-vous des joueurs de flute, même s'ils
ne sont pas tous députés ou organisateurs de Grandes Messes à Neuneu.
Naturellement,concernant la reprise des cours d'oc à d'Azon, je ne
prêche pas pour ma paroisse ,car ces cours peuvent-être assurés par un autre
que moi, ça aura au moins le mérite de créer un emploi.
Et,cela abaissera peut-être le taux de chômage, qui, depuis des décennies en
a bien besoin en Languedoc.
Mais à part ça,après Carcassonne et Béziers, c'est quand? qu'on fait quoi?
Saludacions coralas.

LIEN : ...

- 2007-03-22

Manifestation de Béziers .(par jacques raissere )

Manifestation de Béziers .
Samedi 17 Mars. Arrivé le matin à Béziers, mon premier geste a été d'acheter le journal local : Midi Libre. Le journal titre sur la manifestation pour la langue occitane par une phrase de David Grosclaude, président de l'Institut d'Etudes Occitanes : « Je n'ai pas le rêve de l'Indépendance ». Comment peut-on avoir aussi peu d'ambition pour l'Occitanie ? L'indépendance depuis mon tout jeune âge, depuis que je sais que l'Occitanie existe, j'en rêve . C'est pour cela que j'ai adhéré et que je dirige le Parti de la Nation Occitane.
Dès le matin, nous sommes au milieu du village occitan, place Jean Jaurès, une place adjacente aux Allées Paul Riquet. Nous installons le banc du PNO. Peu à peu tous arrivent, les anciens, les nouveaux, les jeunes surtout, tous sont là pour le grand jour. Le banc est trop étroit. Le vent ne nous permet pas encore de déployer la belle banderole prête depuis un mois. Je me contente d'attacher le drapeau à un arbre. Je suis fier de tous les documents déployés, des nombreux numéros du Lugarn, du numéro spécial sur le Fédéralisme, de la publication de notre Carte d'Identité, du tract en Occitan tiré à 3 000 exemplaires, de notre beau dépliant etc…
Notre banc est voisin de celui d'Anarem Au Patac. Il voisine aussi avec celui du Parti Occitan où se trouve Gustave Alirol, notre allié des dernières élections régionales en Languedoc. Je lui serre la main. Il sourit, un peu triste. Sa soumission au Parti parisien des Verts semble lui peser. « Beaucoup de problèmes » me dit-il.
Je vois débarquer Richard Rodier, porte parole des Identitaires, toujours prêt à en découdre. « Il faut que je te parle » me dit-il. Je n'ai rien à lui dire si ce n'est que je désapprouve sa vision « judenrein » de l'Occitanie (l'Occitanie sans juifs ni arabes) Son goût maladif pour la violence m'inquiète.
Peu à peu la manif se met en place dans un brouhaha énorme. On écoute à peine les discours tant les micros sont mal réglés. Peu à peu les Allées Paul Riquet se remplissent. Des cars entiers déversent les milliers de participants. Je remarque l'arrivée de deux cars venus de l'Occitanie Alpine d' Italie. Je salue un groupe de jeunes occitans venus de Guardia Piémontaise. Les aranais guidés par notre ami Joan Sacasau sont venus en car. Un car de Nice aussi loué par Ben Vautier, l'ami de toujours du PNO. Les provençaux sont venus en nombre. On me dit que le Félibrige a affrêté une vingtaine de bus. Quelques amis provençaux s'inquiètent de la contre manifestation qui se déroule en Arles le même jour. Et oui, la Provence a ses intégristes. Ceux des provençaux, très nombreux, venus à Béziers sont fiers : ils ont fait le choix de l'union, Capoulié du Félibrige en tête en costume cravate.
Le PNO déploie sa banderole et une quinzaine de drapeaux représentant notre logo. Le PNO est bien visible dans le cortège.
Après quelques discours enflammés, le défilé se met en place. Un monde fou. C'est la fête de la langue, elle est sur toute les bouches : « Anem ! Oc per lenga occitana » Cette manif est pour tous une revanche sur des siècles d'aliénation. C'est un peu la fin de la « vergonha (la honte de soi) Les milliers de drapeaux au vent sont lourds de symbole. Ils sont le signe que le peuple occitan veut se libérer de ses chaînes. Couderc, le Maire de Béziers, regarde passer la foule. Je me présente, je luis remets mon tract. Il semble inquiet. « Je ne suis probablement pas d'accord avec vous, mais soyez sûr que je vous lirai » me dit-il. Il parait que Dominique Voynet est là. François Bayrou s'est fait représenter par Yvan Lachaud, député du Gard. Je le félicite pour sa présence. Si son candidat est élu il proposera une ligne budgétaire spécifique pour les Calandretas afin de ne pas priver l'Ecole Libre de subventions. J'approuve. On me dit que Jean Luc Moudenc, maire de Toulouse est là. Depuis qu'il s'est prononcé pour un « nationalisme occitan fondateur », j'apprécie l'homme. De nombreux maires sont là, écharpe tricolore française et même italienne autour du cou. A quand une écharpe sang et or ? Je parle quelques minutes avec Roger Lassaque, président de l'ACEOC ( l'Association des Elus Occitans). Il se bat comme diable pour la langue occitane dans son département du Lot.
Combien sommes nous ? La question est sur toutes les bouches. Les journaux le lendemain nous diront que nous étions entre 18 000 et 20 000, le double qu'à Carcassonne il y a deux ans. Du jamais vu pour une manifestation culturelle.
Qu'y a-t-il derrière cet attachement à une langue menacée ? Certainement plus que la peur de voir une langue disparaître. La langue est le symbole le plus probant de la nation.
Ce jour là il y a à Béziers au moins 20 000 personnes qui ont fait le rêve éveillé de la libération de l'Occitanie. Ceux très nombreux qui m'ont reconnu m'ont tous embrassé, je sais qu'en tant que Président du Parti de la Nation Occitane, je porte à leurs yeux le rêve de l'indépendance. Ils savent que je leur pardonnerai de ne pas avoir toujours été à la hauteur de ce rêve. Je souris à tous. Je leur annonce que l'Occitanie va avoir bientôt son Gouvernement Provisoire. Sérieux? Oui, sérieux. Je leur tends les bras. On besoin de tous pour bâtir l'Occitanie Libre de demain.
Arrivé chez moi, je suis épuisé. J'apprends que ma fille et mon gendre était à la manif.
C'est un peu pour eux et pour leurs enfants que je me bats. J'aimerai tant qu'ils partagent leur bonheur dans une Occitanie enfin indépendante. De nombreux manifestants étaient là en famille. Même dans notre entourage, les signes de sympathie confirme que nous allons dans le bon sens.
Même si certains refusent de rêver à des lendemains qui chantent, à de vrais printemps des peuples, je ne peux que remercier les organisateurs de cette magnifique manifestation. Cette manifestation m'a fait chaud au cœur. Merci à tous ceux qui sont venus. Ce qui nous a rassemblés, malgré nos différences régionales ou politiques, c'est notre langue et c'est notre langue qui fait l'unité et la variété de notre nation quoiqu'on en dise.
Fallait-il que David Grosclaude prenne le soin d'écarter tout rêve d'indépendance à la veille d'une élection présidentielle pour ne pas effrayer le futur président de l'Une et Indivisible? J'en doute. David Grosclaude est-il , au fond de lui, aussi opposé qu'il le dit à une perspective d'indépendance, c'est à dire de large autonomie pour l'Occitanie, j'en doute aussi.




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- 2007-03-20

LES LANGUES DE FRANCE

LES LANGUES DE FRANCE ET LA REFORME DE LA CONSTITUTION.

L'interprétation de l'article de la Constitution qui fait du français « la langue de la République » interdit de fait la possibilité d'un usage normal des autres langues du territoire de la dite république, et ce en contradiction avec ce qui avait été dit aux parlementaires. ( Il s'agissait officiellement de lutter contre les menaces de l'anglais et de ne restreindre en aucune façon l'usage des langues dites 'régionales »).

Non seulement cette interprétation très restrictive viole l'égalité des citoyens mais viole aussi de nombreux textes et conventions internationaux que l'état a pourtant signés et ratifiés.

Remarquons qu'il s'agit bien d'une exception culturelle, puisque partout ailleurs, dès qu'il y a une minorité francophone, on juge que l'égalité entre citoyens consiste à accorder à la langue française minoritaire et régionale les mêmes droits qu'à la langue majoritaire et personne ne critique que 85% des Suisses par exemple doivent s'adapter à la langue française s'ils s'établissent en Suisse romande.



TEXTES INTERNATIONAUX

Déclaration universelle des droits de l'Homme, O N U, 10 décembre 1948 :

Article 2 : Chacun peut se prévaloir de tous les droits et toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion…

Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, Rome, 4 novembre 1950 :

Article 14 : La jouissance des droits et libertés reconnus dans la présente Convention doit être assurée, sans distinction aucune, fondée notamment sur la sexe, la race, la couleur, la langue, la religions, les opinions politiques ou toutes autres opinions…

Plus récemment, même si l'on juge que la Charte européenne des Droits Fondamentaux, Nice, décembre 2000, n'est pas un très bon texte, il convient de remarquer qu'elle contient deux articles qui se rapportent aux langues :

Article 21 : interdit la discrimination sous prétexte de la langue ou de l'appartenance à une minorité nationale.

Article 22 : indique que l'Union devra respecter la diversité culturelle, religieuse et linguistique.



HISTORIQUE DE LA SITUATION ACTUELLE



PENDANT LA MONARCHIE FRANÇAISE JUSQU'A LOUIS XIV

Dans l'ancienne monarchie, le roi est un peu le pater et magister de son peuple. Aussi Karl der Grosse (Charlemagne) fait prêcher en ancien allemand et en roman pour que le peuple comprenne l'évangile.
Plus tard c'est en partie avec le souci que le peuple comprenne les actes judiciaires ou notariaux que les rois décident d'abandonner le latin au profit de la langue vulgaire (sans oublier la volonté de se détacher le plus possible de Rome).

C'est ainsi que dès 1490 le roi Charles VIII décide dans une Ordonnance sur le règlement de la justice au pays de Languedoc que :

« Les dits et dépositions des témoins qui seront ouïs et examinez d'oresnavant esdits cours et en tout païs de Languedoc soit par forme d'enqueste ou d'information et prinse sommaire seroit mis et redigez par escrit en langage françois et maternel tels que lesdits témoins puissent entendre leurs dépositions et on les puisse lire et recenser en tel langage et en la forme qu'ils auront dit et déposé ».


Il est bien évident qu'il s'agit alors d'occitan dans les terres de linguae occitanae et non du françois de Paris, totalement inconnu, à l'époque, de la majorité des habitants du Languedoc.

Cette politique est confirmée à plusieurs reprises par Luis XII en 1530 :

« Avons ordonné et ordonnons afin que les témoins entendent leurs dépositions et criminels leurs procès faits contre eux que doresnavant tous les procès criminels et lesdites enquestes en quelque matière que ce soit seront en vulgaire et langage du païs où seront faits lesdits procès criminels et enquestes autrement ne seront d'aucun effet ni valeur ».

François 1er confirme en 1535 :

« Ordonnons que et enjoignons auxdits notaires passer et escripvre tous et chacuns les contrats en langue vulgaire des contractants ».

Aussi, lorsqu'en 1539 l'Ordonnance de Villers- Cotterêts indique que « Doresnavant, tous arrests…soient prononcés…en langage maternel françois et non autrement » il est difficile de croire que François 1er change totalement de politique linguistique.

D'ailleurs Pierre Rebuffe, Premier Président au Parlement de Paris analyse dans ses Commentaria in constitutiones seu ordinationes regis, dont l'édition princeps date de 1560, l'Ordonnance deVillers-Cotterêts en ces termes :

« C'est pourquoi le Roi a décidé que ces actes seront rédigés en langage vulgaire et maternel…Car on dit communément maternelle de la langue du lieu où on est né, c'est pourquoi il appelle pour la France langage maternel celui qui est parlé dans le pays : mais il dit maternel françois et non pas simplement françois parce qu'il proclame ne pas vouloir obliger quiconque à se servir du langage françois (d'oil) mais de celui de son pays, selon les usages des différentes régions de France où ces actes sont faits ».

D'ailleurs le décret du 2 thermidor An II saura bien dire qu'il s'agissait de lutter à l'époque contre l'usage du latin.

Le cas catalan : Louis XIV et l'imposition du françois du Roi.

Lors de la conquête de l 'Alsace dont la langue commune était l'allemand, la langue de Paris sera imposée par ordonnance pour tous les actes publics et officiels.
Pour la Catalogne nord, c'est d'abord par la persuasion que le français essaye de prendre la place du catalan, puisque le traité de Péronne comme celui des Pyrénées ne modifie en rien l'application du droit et des constitutions catalanes. C'est ainsi que la création du Collège des quatre Nations, ; crée en 1661, accueillera les fils des nobles catalans pour :

« Leur inspirer sensiblement la douceur de notre domination…et effacer dans leur cœur par la reconnaissance d'un traitement si favorable tous les sentiments d'une affection étrangère ».

Le seul article du traité des Pyrénées qui ne parle ni de frontières, ni de transfert de places fortes, ni du retour en grâce de Condé, l'article 56, confirme l'unité du droit catalan dans les deux Catalognes :

« Les successions testamentaires ou autres donations entre vifs ou autres des habitants de Catalogne et du Comté de Roussillon réciproquement des uns aux autres, leur demeureront également permises et inviolables, et en cas que sur le fait des dites successions et donations ou autres actes et contracts il arrivera entre eux des différens sur lesquelz ils fussent obligez de plaider et entrer en procez, la justice leur sera faite de chaque côté avec égalité et bonne foy quoiqu'ilz soient dans l'obéissance de l'autre party ».

Le traité des Pyrénées avait confirmé l'essentiel du droit catalan et comme le dit Michel Brunet dans son livre Le Roussillon une société contre l'État :
« le Roussillon avait conservé aussi le privilège d'une sorte de bi-nationalité, ou pour s'exprimer plus précisément, les Catalans jouissaient de part et d'autre de la frontière d'une nationalité bi-valente grâce à laquelle ils n'étaient jamais considérés comme des étrangers sur le sol de la Catalogne ou du Roussillon. Le Conseil Général du département rappelait en l'An IX : [ Le traité des Pyrénées portait que les habitants du Roussillon jouissaient en Catalogne des mêmes avantages dont ils jouissaient avant et que les espagnols avaient le même droit en Roussillon ] »



La francisation ainsi faite ne servant à rien le Roi , en violation des traités antérieurs imposera par la force le français en 1700 :

« …les procédures des justices subalternes des dits pays, les délibérations des magistrats des villes, les actes des nottaires et autres actes publics ont continué à y estre couchés en langue catalane par un usage que l'habitude seule a authorisé. Mais comme outre que cet usage répugne et est en quelque façon contraire à Nôtre authorité, à l'honneur de la Nation française …Voulons et nous plaist que doresnavant et à commencer du premier may prochain toutes les procédures qui se feront dans les sièges et juridictions des dits pays de Roussillon, Conflans et Cerdagne, comme aussi les délibérations des magistrats des villes et communautés, les actes de nottaires et generallement tous autres actes publics qui se passeront en dits pays seront mis et couchés en langue française à peine de nullité. Défendons à tous avocats, Procureurs, Greffiers, Notaires et autres de ne plus servir pour cet effet de la langue catalane et aux Juges et Magistrats de ne souffrir ny de prononcer leurs jugements ou délibérations qu'en langue française ».

Malgré ces pressions et violations des traités, Antoine de Barillon constate en 1710 que :
« Le peuple du Roussillon se nomme et s'estime catalan et regarderait comme une dégradation et une injure le nom de français ou de catalan francisé ».

En 1787, voyageant dans la région Arthur Young écrit :
« Le Roussillon est en fait partie de l'Espagne : les habitants sont espagnols par la langue et les mœurs mais ils sont soumis à un gouvernement français ».

L'époque de la révolution

Lors de la convocation des États Généraux par le roi Louis XVI, les Catalans imaginent facilement un retour au système des Corts et le rétablissement des Constitucions de Catalunya. Ainsi le cahier de doléances de la ville de Perpignan demande :

« Que le traité de Pérone de 1641 soit à jamais la sauvegarde de nos privilèges, de nos loix , de nos constitutions particulières sanctionnées par le serment de Louis XIII et les Roys ses successeurs, confirmés par le traité des Pirénées et par plusieurs ordonnances de nos Roys ».

Et celui du Tiers État précise :

« Le tiers état demande que la jouissance des privilèges généraux de lz province (il s'agit des lois fondamentales de la province, le droit catalan) rappelle sans cesse à son souvenir cette époque heureuse où elle fut réunie à l'empira français, laissant pourtant à ses députés le pouvoir de les modifier relativement au bien général en exceptant de cette modification et modération, le port d'armes, le droit de chasse, des milices et classes auxquelles il n'est pas sujet, privilèges dont il ne saurait consentir à être jamais dépouillé ».



Au début de l'époque révolutionnaire la constitution sera traduite dans les diverses langues de l'état, mais très vite l'imposition de la langue de la liberté sera la seule politique linguistique de la France.





Il est bon de rappeler que la prétendue tradition républicaine date en fait du décret du 2 thermidor An II, (20 juillet 1794). Or si beaucoup de nos adversaires (ceux qui appuient le génocide culturel et linguistique) aiment à le mentionner, si les tribunaux administratifs l'utilisent encore de nos jours, bien peu nombreux sont ceux qui osent en citer les termes car ils sont particulièrement inadmissibles pour ceux qui, dans le même temps, osent se parer de la toge des droits de l'Homme :

« Je dirai seulement que si les tyrans François 1er et Louis XIII ont cru nécessaire, pour détacher de la cour de Rome ceux qu'ils osaient appeler leurs sujets, d'interdire l'usage du latin dans les actes publics, et de consacrer cette défense par l'article III de l'ordonnance de 1539, par l'article XXXV de celle de 1563, et par l'article XXVII de celle de 1629 ; si le tyran Louis XIV a jugé utile, pour faire oublier la domination espagnole aux habitants du Roussillon, de rendre, en février 1700, un édit qui leur a défendu l'usage du catalan dans les procédures et dans les contrats notariés ; si le même despote a cru que, pour effacer dans l'esprit des Alsaciens et des Flamands les relations qui les avaient si longtemps liés à la maison d'Autriche, il était à propos de ne leur permettre de plaider ni en flamand, ni en allemand, nous pouvons bien, pour consolider la liberté du peuple, employer de semblables mesures, et à notre tour nous devons faire servir à l'affermissement de la République ce qui autrefois n'a fait que river les fers de nos ancêtres.
Votre comité de législation me charge, en conséquence, de vous présenter le projet de décret suivant :
[MERLIN (de Douai)] propose et la Convention nationale décrète ce qui suit :
« Art. I. - A compter du jour de la publication de la présente loi, nul acte public ne pourra, dans quelque partie que ce soit du territoire de la République, être écrit qu'en langue française.
« Art. II. - Après le mois qui suivra la publication de la présente loi, il ne pourra être enregistré aucun acte, même sous seing privé, s'il n'est écrit en langue française.
« Art. III. - Tout fonctionnaire ou officier public, tout agent du gouvernement qui, à dater du jour de la publication de la présente loi, dressera, écrira ou souscrira dans l'exercice de ses fonctions des procès-verbaux, jugements, contrats ou autres actes généralement quelconques conçus en idiômes (sic) ou langues autres que la française, sera traduit devant le tribunal de police correctionnelle de sa résidence, condamné à six mois d'emprisonnement, et destitué.
« Art. IV. - La même peine aura lieu contre tout receveur du droit d'enregistrement qui, après le mois de la publication de la présente loi, enregistrera des actes, même sous seing privé, écrits en idiômes (re-sic) ou langues autres que la française ».


À cette époque de liberté on n'hésite pas à envisager les grands moyens. Ainsi le maire montagnard de Strasbourg déclare le 6 mai 1794 devant la Société des jacobins :

« Un autre moyen très efficace de régénérer, en assez peu de temps, l'esprit public du Bas Rhin, serait d'y fixer un grand nombre de français de l'intérieur…que les familles du pays, qui ont droit aux récompenses nationales, les obtiennent dans l'intérieur, la rive gauche du Rhin sera alors bordée de républicains qui, par leur éducation, leurs habitudes, leur langage feront un contraste frappant avec ceux de la rive opposée : les idées s'épureront, la constitution même changera par le croisement des races, la barbarie germanique disparaîtra et la république ne sera pas plus française au centre qu'à l'extrême frontière ».

Pour imposer l'unité de langue il faut tout envisager, même la déportation massive de populations entières mais nous pourrions penser que la France du XXIème siècle peut avoir une autre politique. Pour le moment rien ne bouge !


Malgré ces nombreux textes internationaux officiellement respectés par la France, le Conseil Constitutionnel et le Conseil d'État, par leur interprétation restrictive, interdisent toute chance de développement et même de survie à nos langues dites régionales.

Alors que tout état voulant intégrer l'Union Européenne doit signer la Charte des langues régionales et celle sur les minorités nationales l'article 2 de la Constitution en « empêchant » leur signature met la France en porte-à-faux avec la communauté internationale. Cette politique a été très fermement mise en cause par les commissaires du Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations Unies, au cours de la 27ème session à Genève.
Ils ont également accusé certains tribunaux français, et notamment le Conseil d'État, de refuser de reconnaître la primauté du droit international et de ne pas appliquer directement les conventions internationales.
Ils ont mis la France en demeure de ratifier les conventions internationales, dont la Charte Européenne des Langues Régionales ou minoritaires. ( en particulier les §§ 15 et 25).

Le Comité a en outre, demandé à la France de faire une large information sur ses conclusions finales à tous les niveaux de la société - ce qu'on attend toujours.

Devant cette situation, afin que la seule solution pour les citoyens français qui défendent les langues ne soit pas le recours direct aux instances internationales (l'interprétation du Conseil Constitutionnel rend inutile les recours aux instances « nationales » ) il est urgent que la Constitution de la France intègre le droit international. (Surtout lorsqu'on prétend donner des leçons au monde entier !)

Aussi Défense et Promotion des Langues de France et tous ceux qui n'acceptent pas la mort violente de leurs langues attirent l'attention de tous les élus sur l'urgence de mettre la République en accord avec les droits partout reconnus dans le monde démocratique.
Il semble que seule l'intégration des langues régionales dans le texte constitutionnel soir de nature à assurer leur survie. ( La Constitution italienne, d'une république une et indivisible ne mentionne que ses langues minoritaires !).

Pour conclure cette petite présentation deux citations datant déjà de plus de 25 ans : Jacques Chirac à Défense et Promotion des Langues de France (18 avril 1981) :

« Les cultures régionales sont des ponts, des médiateurs vers des cultures européennes plus vastes. Par elles, le France retrouve la diversité de ses propres sources qu'un centralisme excessif et la crainte presque obsessionnelle d'un éclatement de l'unité nationale avaient essayé de tarir…Une loi cadre attribuerait à la Région la haute autorité sur les problèmes de culture régionale, de formation des enseignants. »

Et François Mitterrand, le 28 avril de la même année :

« Je tiens à vous signaler que mes amis parlementaires ont déposé lors de la dernière session de l'Assemblée nationale, une proposition de loi relative à la place des langues et Cultures des peuples de France dans l'enseignement, dans l'Education permanente, dans les activités culturelles, de jeunesse et de loisirs, dans les émissions de radio et de la télévision et dans la vie publique.
Si je suis élu Président de la République, je demanderai au prochain gouvernement de soumettre cette proposition au parlement ».

Le projet doit mûrir lentement, gage de réussite sans doute !!!


Comment appliquer ces idées sans inclure les langues « régionales » dans le corps de la Constitution ?


N.B. Beaucoup insistent sur le fait que la France n'est pas une nation « ethnique » sans savoir, semble-t-il ce que le mot ethnie signifie en français. La définition de ce mot dans le Robert y est la suivante :
« Ensemble d'individus que rapprochent un certain nombre de caractères de civilisation, notamment la communauté de langue et de culture (alors que la race dépend de caractères anatomiques) ».
Il est bien clair que l'imposition d'une langue et d'une culture uniques est, de fait, la volonté de créer une nation ethnique, même si, par ignorance du vocabulaire français, on prétend le contraire. La république du XXIème siècle semble rester fidèle à l'esprit de Jules Ferry :
« Si la France veut rester un grand pays, elle doit porter partout où elle le peut, sa langue, ses mœurs, son drapeau, ses armes et son génie ».

Et pourtant presque tous continuent à présenter la collectivité nationale comme choix conscient et décidé, volonté de vivre ensemble etc…



P.S. Ce sont les corts (parlement) de Catalogne de 1413 qui, défendant les Constitucions i Usatges avaient fait du catalan la langue juridique en demandant que les textes juridiques « sien tornats de llatí en romanç »


Joan Dorandeu, secrétaire général de Défense et Promotion des Langues de France, ancien président du Bureau européen pour les langues moins répandues, a participé , à ce titre, à l'élaboration de la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires.

joan.dorandeu1@libertysurf.fr






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- 2007-01-21

"Tota discutida a prepaus de Nissa es sempre polémica." Joan Luc Sauvaigo

Nice occitane

"Tota discutida a prepaus de Nissa es sempre polémica." Joan Luc Sauvaigo


Le Monde du 16 octobre consacre une belle demi-page aux activités tendant à défendre et illustrer l'identité culturelle du Pays niçois, à l'occasion en particulier d'un colloque récemment tenu. Comme toute information sur ce qu'il est convenu d'appeler les « langues et cultures régionales » cet article mérite d'être salué pour la parole qu'il donne à des voix qu'on entend trop peu. Toute personne impliquée dans la défense et la promotion de ces cultures et de ces langues s'en réjouira et s'y instruira. L'intérêt est particulièrement vif en ces jours où la décentralisation revient à l'ordre du jour et où la Délégation Générale à la Langue Française, dorénavant dirigée avec la compétence d'un linguiste et d'un romaniste par Bernard Cerquiglini, est devenue Délégation Générale à la Langue Française et aux Langues de France. (DGLFLF)

Merci donc de parler de Nice, de parler du niçard, de parler de la culture niçarde. Cela n'empêche pas un trait de déception ou d'agacement : à votre article il manque un mot et il y a un "s" de trop.

Le mot qui manque c'est occitan, synonyme de langue d'oc. Il n'est pas un romaniste, pas un linguiste sérieux qui mette en doute l'appartenance du niçois (comme on dit en français, du niçard pour utiliser la forme occitane) à la langue d'oc. Nice a fourni dès le moyen-âge des auteurs à littérature occitane, en particulier Raimond Feraud auteur de la Vida de Sant Onorat. C'est de Nice que vient la première oeuvre occitane imprimée qui est aussi un des premiers textes mathématiques en langue d'oc lo Compendion de l'abaco de Francés Pellos (1492), de Nice viendra aussi au siècle suivant une autre oeuvre mathématique la Cisterna fulcronica de Fulconis. Nice participera ensuite au réveil des lettres d'oc au XIX siècle. Joseph Rosalinde Rancher figure en bonne place dans les histoires de la littérature occitane et dans les anthologies. Parmi les créateurs contemporains d'expresion occitane, on ne peut manquer de citer le poète niçois Jean-Luc Sauvaigo.

Lors de "l'apondeson", du rattachement de Nice à la France, Frederic Mistral, dans l'Armana prouvençau, salue l'événement et le justifie par le fait que Nice parle l'occitan (il dit le "provençal", utilisant le mot comme on le faisait alors, avec le sens large de « langue d'oc »). Mistral reprend ainsi ce que certains estiment avoir été l'argumentaire implicite de l'utilisation (voire même de la création) par les rois de France, après l'annexion des terres toulousaines, de la désignation Lingua Occitana. Elle désignait les terres de Toulouse annexées et indiquait au-delà l'ambition de rassembler sous leur sceptre toutes les terres occitanes (contre les prétentions anglaises sur une partie de ces terres).

Les linguistes savent bien sûr qu'on ne peut distinguer scientifiquement langue et dialecte. Même sans posséder « an armee un a flot » selon la boutade fameuse d'U.Weinreich, on peut entreprendre d'ériger en « langue » distincte un parler qui ne se différencie que peu de ses voisins. C'est ce qui se passe dans l'ex-Yougoslavie où, si les flottes jouent un rôle mineur, ce sont bien les armées (et les graphies) qui sont au principe de l'émergence de langues croate et serbe distinctes (et d'une langue bosniaque qui s'esquisse). On peut inversement maintenir sous le toit d'une langue commune des parlers très divers. Tout dialecte, sous dialecte ou parler de la langue d'oc peut donc donner matière à la formation d'une langue, le niçois comme le marseillais, le toulousain comme le parler de Tulle, de Clermont Ferrand ou de Guéret. Il en va de même pour tout dialecte d'oïl, champenois ou berrichon, tout dialecte breton ou basque, tout parler germanique ou italique. Il reste que, à défaut d'une démonstration qui n'existe pas, le choix le mieux fondé d'arguments linguistiques et culturels est celui qui défend le parler et la culture de Nice en les insérant clairement et fortement dans l'ensemble occitan. C'est comme forme de la langue (sans s) d'oc que le niçard prend toute sa dimension .

La perte de leur inscription dans l'ensemble occitan est indissociable de la réduction des parlers occitans à des patois. Pour combattre ces patois, tous ceux qui voulaient les voir disparaître et l'école en particulier ne sont pas privés d'insister sur leur diversité. Cette diversité existe mais elle n'empêche pas l'intercompréhension et les propriétés communes. Dans la page du Monde dont nous parlons, il y a un encadré qui parle de mascas et de fadas et des contes que l'on en fait en pays niçois. Les deux mots sont largement répandus en occitan et aussi connus en tous cas dans mon parler cévenol d'origine qu'en niçard (ce qui n'enlève rien à la beauté et à l'originalité de ces contes, et ne fait que proposer une plus large audience à leur édition). La diversité n'empêche surtout pas que les parlers occitans fonctionnent comme des parlers d'une même langue, s'enracinant dans la même grande littérature médiévale que fut la production des troubadours, partageant le moment de la renaissance félibréenne, partageant aussi celui aussi de la créations contemporaine.

L'approche occitane (à Nice comme ailleurs en Pays d'oc) est la plus intéressante et la plus féconde pour promouvoir la langue et la culture locale. Elle est aussi c'est sûr plus difficile que d'autres à construire. Il est bien plus facile d'insister sur l'hyperlocal, sur le petit pays, et de n'insister que sur cela. Certains élus sont malheureusement quelquefois plus sensibles à un discours qui cible l'identité d'un département ou d'un canton qu'à un horizon qui embrasse plusieurs régions, et il en résulte des démarches intempestives. Chacun, semble-t-il parfois, voudrait avoir son CAPES comme autrefois son régiment. Et peut-être un certain centralisme s'accomode-t-il mieux de l'hyperlocalisme que de l'émergence du vaste ensemble culturel qu'est l'Occitanie, l'ensemble des pays d'oc. Puisque la puissance publique assume aujourd'hui la charge de promouvoir, outre le français, les autres langues de France, elle peut en affirmant l'occitan mettre en avant une autre grande langue de civilisation à l'échelle européenne et mondiale. On étudie l'occitan (dans son expression niçoise à l'occasion) en Allemagne, en Italie, aux États-Unis, au Japon. On l'étudie aussi, dans ses variétés et son unité, à Montpellier, à Aix, à Pau, à Bordeaux, à Toulouse, à Limoges, à Clermont, à Poitiers, à Paris (en Sorbonne et à Paris 8). Et à Nice aussi. Les chaires et les postes de l'université de Nice qui sont de "langue régionale" sont de "langue d'oc" (sans s). C'est de Nice qu'est parti et c'est à Nice que se gère un grand projet pour la langue occitane qui est le "Thesaurus occitan informatisé". Cette vaste entreprise, promue et dirigée par Jean-Philippe Dalbera, professeur à l'université de Nice, consiste à réunir dans une vaste banque de données numériques toute l'oralité occitane recueillie, par les Atlas linguistiques, par les études de dialectologie menées en pays d'oc, de Nice à Bordeaux selon une expression presque aussi consacrée que celle qui déploie le pays occitan "des Alpes aux Pyrénnées".

Je préside actuellement le Capes intitulé officiellement "d'occitan - langue (sans s) d'oc". Les étudiants qui enseigneront cette langue peuvent bien entendu la pratiquer d'abord sous sa forme niçoise s'ils sont Niçois (où s'ils aiment particulièrement Nice). Il y a eu, il y a, il y aura des candidats niçois à ce CAPES comme des membres du jury niçois, des textes du programme et des sujets niçois. Les candidats niçois et provençaux doivent aussi connaître et comprendre les autres formes de l'occitan. Et les candidats limousins, gascons, languedociens... doivent comprendre et fréquenter les textes provençaux et niçois. La culture occitane est riche de ses diversités, mais les formes locales de l'occitan ne trouvent toute leur force et leur intérêt que si on les place dans la perspective de la totalité occitane. Il n'est pas question de troquer un concours de recrutement riche et ouvert, qui forme des maîtres compétents dans une des grandes cultures européennes, pour une myriade de CAPES croupions aux horizons culturels bornés (un de niçois, un de bigourdan, un de marchois pour citer quelques dialectes occitans fortement typés). Et le CAPES qui est pour l'instant (en attendant une agrégation qui le prolongerait légitimement) le concours le plus prestigieux de préparation à l'enseignement de l'occitan fournit le modèle général des études d'oc. Il est bon qu'il manifeste l'exigence d'un niveau élevé et d'une approche totale de la langue dans sa diversité historique et géographique. L'effet serait déplorable s'il devait se recroqueviller sur une juxtaposition de concours et de cursus départementaux. On étudie et on enseigne l'occitan pour faire découvrir, à Nice plus qu'ailleurs la production et la tradition niçoise, et aussi pour faire lire et faire siens, à Nice comme ailleurs, l'immense floraison médiévale occitane, les baroques, Mistral et aujourd'hui Robert Lafont, Max Rouquette et Bernard Manciet. J'ai donc soutenu la démarche de mes collègues de l'Université de Nice, en particulier Rémi Gasiglia, membre du jury de CAPES d'occitan, visant à ce que l'IUFM de Nice prépare désormais au CAPES d'occitan. Au-delà, j'estime souhaitable que tous les IUFM des pays d'oc préparent à ce concours (au lieu à ce jour des seuls centres d'Aix, Montpellier, Toulouse et Bordeaux). L'occitan doit être partout enseigné dans les pays d'oc, enseigné sous toutes ses formes et dans sa totalité.

Les citoyens espagnols de langue et culture occitane du val d'Aran se revendiquent occitans. Les citoyens italiens de culture et de langue occitane des vallées alpines du versant italien se revendiquent occitans. Même (et surtout peut-être) on se dit occitan dans le petit ilôt occitan perdu en Calabre de Guardia Piemontese, où des descendants des Vaudois parlent aujourd'hui un occitan reconnaissable malgré d'inévitables emprunts au calabrais environnant. Et Nice porte orientale de l'Occitanie, où la langue est particulièrement vivace (entre autre parce que soumise plus tard au laminage des patois qu'a connu l'ensemble du territoire français), Nice renierait ou en rabattrait sur son occitanité ?

Ce n'est pas servir Nice que de promouvoir un niçard séparé de la souche d'oc, et une culture niçoise amputé du reste de la culture occitane.



Patrick Sauzet
Professeur d'occitan à l'Université de Toulouse 2 le Mirail
Président du jury de CAPES d'occitan - langue d'oc.

LIEN : http://www.artsud.com/sauvaigo/index.htm

- 2006-12-17

8 dec 2006


LES PEUPLES EXISTENT ET SE BATENT
EN COLERE AUSSI AVEC CE DEBAT 'CULTURE ET POLITIQUE '
QUI AS LIEU A LA CINEMATHEQUE DE PARIS AUJOURD'HUI
DEBAT QUI OCCULTE COMME A L'HABITUDE L'EXISTENCE DES PEUPLES LANGUES ET CULTURES ALSACIENNE,
BASQUE BRETONNE CATALANE CORSE FLAMANDE OCCITANE ET LEUR DROIT A LA DIVERSITE

JE REAGIT AVEC TROIS EXELMPLES CONCRETS

1EXEMPLE DE EXTRAIT (LU SUR LE NET )-D'UN ECHANGE DE COURRIER A PERPIGNAN PAYS CATALAN QUI DEMONTRE QUE LE POUVOIR NE RESPECTE PAS LA LANGUE DE SES CITOYEN

Monsieur le Président,
La Casa de la Generalitat nous a transmis vos dossiers de candidature et
nous vous en remercions.
Tout d'abord, je dois vous préciser que vous ne pouvez déposer qu'un seul
dossier par catégorie. Il est donc nécessaire que vous choisissiez ou que vous
intégriez l'un des 2 dossiers dans une autre catégorie.
Par ailleurs, malheureusement, aucun de nous ne pratique le catalan. Aussi,
je vous saurais gré de nous faire passer vos dossiers en français
Je vous prie de m'excuser de ces désagréments et vous prie de recevoir,
Monsieur le Président, mes cordiales salutations.
François Cauchy
Délégué Général du CI&RA

RESPOSTA NOSTRA:
Benvolgut,
el dia de la presentació del projecte, la persona responsable nos va assegurar que podíem presentar el dossier en llengua catalana. Podeu refusar, i és el vostre dret, però no és estipulat en el reglament. No farem pas un dossier en francès ja que se'ns va assegurar que en llengua catalana seria près en compte, sobretot per un projecte que se vol per intercanvis entre catalans. Aire Nou de Bao lluita per una cosa: és per la dignitat de la llengua catalana, refusar un dossier per la raó que és redactat en català és tot simplement
fer una obstrucció a l'ús normal de la llengua del nostre país.
Cordialment
Aire Nou de Bao 3eme exemple

*
DEUXIEME EXEMPLE (EXTRAIT LU SUR LE NET « UNE GARDE A VUE ABUSIVE: QUATRE BRETONS ATTAQUENT LA FRANCE A STRASBOURG »

A la suite du vol d'explosifs de Plévin (septembre 1999) et d'attentats attribués à l'ARB (Armée Révolutionnaire Bretonne), les services de police ont procédé à des dizaines de gardes à vue, de perquisitions et de saisies pour tenter de trouver les auteurs des attentats.
Ces mesures ont été pratiquées sans discernement. Ainsi, six personnes interpellées et placées entre décembre 1999 et juin 2000 sans être poursuivies ont attaqué l'Etat français pour dysfonctionnement grave du service public de la Justice visant: -- le placement abusif en garde à vue, -- les conditions indignes du déroulement des gardes à vue: cellules de très
faible dimension dépourvues d'hygiène, alimentation consistant en vagues sandwiches pendant quatre jours , privation systématique de petit-déjeuner, impossibilité de se laver, absence d'activité. Il ne pouvait exercer aucune activité puisque la cellule est entièrement vide , -- la saisie et le maintien abusif de saisie de biens, notamment le matériel informatique, et ce pendant plus d'un an.

Le 23 septembre 2002, le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Rennes a donné
tort à quatre plaignants suite à leurs demandes de dommages et intérêts
concernant les conditions de la garde à vue et la durée de la saisie du
matériel informatique. Le 15 juin 2004, la Cour d'Appel de Rennes a confirmé le jugement en adoptant des motifs similaires. Saisie du litige, la Cour de cassation a donné tort aux demandeurs le 7 juin
2006,

Ces quatre plaignants viennent d'attaquer la France devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour violation de la Convention Européenne des Droits de l'Homme,

Chacun d'eux demande une indemnité de cinquante mille euros (50 000 o) pour
compenser les préjudices suivants :
1- Irrégularité des placements en garde à vue
2- Impossibilité de connaître les raisons qui ont motivé la décision de
placement en garde à vue
3- Longueur du délai pendant lequel la cause de l'arrestation n'a pu être
connue 4 - Arrestation sans être conduit devant un juge
5 - Conditions indignes de la garde à vue
6- Atteintes à la vie privée
6-1 Perquisition abusive
6-2 Atteinte à l'intimité
7-Atteintes à la propriété
7-1 Absence de procès verbal de saisie et refus de communiquer le procès
verbal de saisie
7-2 Confiscation de matériel pendant un an
8- Atteinte au principe de la présomption d'innocence
9- Longueur anormale de la procédure
Pour la Coordination Anti-Répressive de Bretagne,
Le porte-parole,
Claude Le Duigou


3IEME EXEMPLE remarque (D'ACCORD EN France ON VAS PAS EN PRISON SI ON EN PARLE - MAIS LES ECOLES ETC L'OUBLIENT SOUVENT ALORS

Et si les Turcs punissaient la négation du génocide vendéen ? Oui, que dirions-nous si le Parlement turc
votait une loi interdisant sous peine d'amende, voir de prison, la négation du génocide vendéen de 1792-1794 ?. …… Il y a bien eu génocide, , n'épargnant ni femmes ni enfants (32 gamins de moins de 15 ans assassinés à La Renaudière par les soldats de Cordelier), les armées de la République avaient ordre de mettre à la raison, par le fer et le feu, ceux qui s'obstinaient à défendre Dieu, le roi, ou plus simplement leurs anciennes libertés. Une ville comme Cholet perdit dans les massacres et les combats plus de 37 % de sa population. À Vihiers, le chiffre atteignit 30 % ; à Chemillé, Clisson, Mortagne, il dépassa 25 %. Au total, sur les 815 029 habitants que comptaient, en 1790, les 773 communes concernées par l'insurrection et par la répression, ce sont 117 257 personnes qui disparurent. Les ordres du Comité de salut public étaient impitoyables : « Tuez les brigands, au lieu de brûler les fermes », ordonna-t-il le 8 février 1794. « Faites punir les fuyards et les lâches en écrasant totalement cette horrible Vendée. »
(IL Y A N'OUBLIONS PAS AUSSI LE MASSACRE DES ALBIGOIS ET MONT SEGUR)


4IEME EXEMPLE
UNE REVUE DE GAUCHE COMME TELERAMA EST -PARFOIS DESCRIMINATOIRE CONTRES LES CATALANS LES CORSES LES BASQUES LES BRETONS ETC (UN EXEMPLE )

Frédéric Hermel de Télérama :
pour lui et certains a telerama LA DIVERSITE CULTUREL S'ARRETE AUX LANGUES MINORITAIRES

Je crois que c'est lui qui a ecrit
Les corbeaux parlent catalan"
Mon poissonnier s'appelle Gonzalez et parle espagnol dans sa boutique", Ma coiffeuse n'est pas une bonne Catalane, elle me dit "por favor" et non pas"sisplau"." A Barcelone, et dans toute la Catalogne, dénoncer son voisin est devenu une conduite civique encouragée par les autorités. Dans sa volonté de "catalanisation" de la société, le gouvernement régional fait tourner à plein régime le Bureau des garanties linguistiques, organisme auprès duquel on se doit de signaler les commerçants qui s'obstinent à parler la langue castillane -l'espagnol -et non le catalan. Les inspections ont augmenté de 400 % en 2005 et les bons citoyens n'y sont pas pour rien car les cinq bureaux de cette. police linguistique" reçoivent chaque jour des dizaines de dénonciations par fax, courrier, e-mail... Bien entendu, " toute confidentialité est garantie ". Certes, le catalan n'a que le statut de. langue « co-officielle" et l'espagnol n'est pas banni. des affichages. Mais, dans les faits, la volonté de promouvoir le catalan tourne à l'éradication de la langue nationale. Sur ce terrain, les socialistes locaux font encore mieux que la droite nationaliste de Jordi Pujol.
Frédéric Hermel de Télérama

Sisplau !

REMARQUE DE BEN
JE CROIS QUE FREDERIC HERMEL ETAIT CONTENT DE LA LOI 105 AU QUEBEC QUI A SAUVE LE FRANCAIS POURQUOI ALORS LA MEME LOI POUR LA SURVIE DU CATALAN SERAIT IL MAUVAIS


LIEN : ...

- 2006-07-19

3 FEV 2004

Communiqué commun des présidents de jury de CAPES de basque, de catalan et d'occitan concernant les postes proposés cette année au concours.

Haro sur les langues régionales

Quelques signes nous avaient suggéré naguère que les langues de France autres que le français étaient en passe d'obtenir une forme de reconnaissance et de soutien de la part de l'État.
Des licences avaient été habilitées. Des CAPES avaient été créés. La Charte européenne des langues minoritaires et régionales était signée. La Délégation à la langue française devenait Délégation à la langue française et aux langues de France et organisait (à l'automne 2003) des Assises des Langues de France. Malgré la non-ratification de la Charte, malgré le nouvel article 2 de la Constitution française et les remises en question périodiques de l'enseignement bilingue, on pouvait imaginer que la France renonçait à faire la guerre à ses langues historiques.
La baisse, ou mieux l'effondrement (une division par 2, ou par 3 ou plus), cette année du nombre de postes offerts aux CAPES de langues régionales vient nous signifier de manière brutale qu'il n'y a ni reconnaissance, ni respect, ni la moindre volonté d'apporter un soutien au basque, au breton, au catalan ou à l'occitan.
La brutalité se double de mépris désinvolte : les candidats découvrent le nombre de postes ainsi amputé à un mois du début des épreuves.
La brutalité ne s'accompagne que de maigres économies (qui pourtant ne manqueront pas d'être évoquées pour la justifier) : les postes supprimés, vitaux pour des langues au service desquelles les moyens humains engagés sont très faibles, ne constituent qu'une goutte d'eau dans la masse des concours. L'ensemble des postes attribués aux langues concernées représentait avant la dernière baisse 0,45% de l'ensemble, 0,27% après la baisse ! De plus, pour presque toutes ces langues il s'agit de CAPES bivalents (associant à une langue régionale le français, l'histoire géographie, une langue étrangère…) ce qui garantit que les lauréats ne risquent pas de rester avec des emplois du temps incomplets.
On sait, ou on doit savoir, que ces langues, et les cultures qu'elles ont fait naître et nourrissent, constituent une richesse de la France, de l'Europe et de l'humanité.
On sait que la transmission de toutes les langues de France autres que le français est gravement compromise.
On sait qu'une langue dans une société moderne, alphabétisée, médiatisée et à fort niveau d'instruction ne peut vivre sans être présente de manière solide et si possible systématique dans l'institution scolaire. L'école n'est pas toute la politique linguistique, mais l'absence de présence forte à l'école équivaut à une politique d'éradication.
C'est apparemment ce chemin qui est repris : le chemin d'une école qui exclut rigoureusement toute autre langue que le français. Nous avons sans doute été naïfs de prendre quelques mesures timides et si vite reniées pour un changement de politique et d'attitude.
C'est à ce changement que nous appelons d'urgence, et concernant le concours du CAPES, au retour au niveau de recrutement antérieur. Minimalement et en signe de commencement de début de justice.

Charles VIDEGAIN, président du jury de CAPES de Basque
Martine BERTHELOT, présidente du jury de CAPES de Catalan
Patric SAUZET, président du jury de CAPES d'Occitan - Langue d'Oc.

LIEN : ...

- 2006-07-16

DEBAT LANGUES OU LANGUE DE FRANCE ?




A Mesdames, messieurs les DéputésMadame, Monsieur le DéputéNous avons l'honneur de porter à nouveau à votre connaissance, la situationd'extrême précarisation et de marginalisation de l'enseignement des langues de France,dont l'occitan. En effet la dernière loi sur l'éducation ne leur laisse qu'une place insignifiante et ne garantit pas la permanence réelle de leur enseignement. Aujourd'hui, la récente circulaire ministérielle du 31 .05.2006 sur les langues vivantes » [2] (1) oublie totalement les langues régionales pour ne faire référence qu'aux langues étrangères là où tous les textes antérieurs visaient les deux :"langues vivantes étrangères et régionales". Cette règlementation prévue pour les seules langues étrangères, rend de fait inapplicables dans les établissements scolaires les textes régissant l'enseignement des langues régionales pour le plus grand nombre.


Aujourd'hui en France, l'enseignement de l'occitan concerne 95 000 élèves, des centaines d'établissements et autant de personnels enseignants dans le public et le privé.Loin de s'opposer aux langues vivantes étrangères, l'apprentissage del'occitan contribue aussi à la maîtrise de celles-là. Les langues régionales participent àl'épanouissement de l'enfant et de l'adolescent, et à sa construction en tant que personne et citoyen et elles s'intègrent très souvent dans son projet et son cursus scolaire remplissant ainsi l'ensemble des missions du service public de l'Education nationale.Une clarification des textes nous paraît donc indispensable- soit par l'élaboration d'une nouvelle circulaire qui fasse auxlangues régionales une place dans les programmes au moins équivalente à la situation antérieure à la Loi Fillon - soit, dans l'urgence, par l'ajout de la mention " et régionales" en complément de" langues vivantes étrangères" à la circulaire N°2006-093 du 31.05.2006 .Cette disposition garantirait les cursus entamés par les enfants de notrerégion, elle assurerait la continuité de l 'offre de service public et ce en l'attente d'uneréflexion globale et plus large sur la revalorisation de l'enseignement des langues régionales. Nous nous permettons d'insister sur l'extrême importance que revêt cettemesure à nos yeux et sur les conséquences désastreuses qu'aurait à très court terme, l'absence systématique de prise en compte des langues régionales.Nous restons à votre disposition si vous désirez un complément d'information. Nous vous remercions pour votre soutien efficace et nous vous prions d'agréer Madame, Monsieur le Député,l'expression de nos sentiments dévoués et de notre profond respect." P/O du président de la FELCOENSEIGNEMENT DES LANGUES VIVANTES - Rénovation de l'enseignement des languesvivantes étrangères - NOR : MENE061048C RLR : 514-6 ; 525-4 CIRCULAIRE N°2006-093 DU 31-5-2006 MEN DGESCO A1-4Texte adressé aux rectrices et recteurs d'académie ; aux inspectrices et inspecteurs d'académie, directrices et directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; aux inspectrices et inspecteurs d' académie, inspectrices et inspecteurs pédagogiques régionaux ; aux inspectrices et inspecteurs de l'éducation nationale ; aux chefs d' établissement d'enseignement ; aux directrices et directeursdes centres régionaux de documentation pédagogique ; aux directrices et auxdirecteurs d 'instituts universitaires de formation des maîtres ; aux enseignants delangues vivantes des premier et second degrés La présente circulaire a pour objet de présenter le plan de rénovation de l' enseignement des langues vivantes étrangères que le ministère met en place afin de répondre aux attentes maintesfois exprimées à cet égard ainsi qu'à l'objectif de maîtriser deux languesen plus de la langue maternelle fixé par l'Union européenne (1). Il s'agit de préparer les élèves à la mobilité européenne et internationale et à l'intensification des échangesinternationaux. Un enseignement rénové, dans ses modalités d'organisation etdans ses contenus, doit en effet permettre d'améliorer les compétences des élèves en langues, de rendre celles-ci plus accessibles et de privilégier l' apprentissage de l'oral, notamment au cours de la scolarité obligatoire. Les mesures que comporte le décret n° 2005-1011 du 22 août 2005 (2) relatif à l'enseignement des langues vivantes fournissent une assise réglementaire à ce plan. Le titre premier du décret consacre l'adoption du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) pour l'enseignement des langues dans les écoles et établissements secondaires publics et privés sous contrat. Les objectifs du cadre européen concernent tous les aspects de la communication langagière, l'oral comme l'écrit, sans omettre les contenus culturels qui doivent constituer l'entrée privilégiée dans les apprentissages ; une priorité doit cependant être assignée à l'oral (compréhension, expression, interaction) dès l'école primaire et le collège.Dans tous les cas, les contenus culturels constituent une entrée privilégiéedans la manière d' aborder les apprentissages. La note de présentation du CECRL annexée au décret est reprise à la fin de la présente circulaire. On s'y reportera pour mieux en comprendre le fonctionnement. L'article 1er du décret définit les objectifs visés aux différentes étapes du cursus scolaire en langues : - utilisateur élémentaire niveau A1 (introductif ou découverte) pour la fin des études primaires ;- utilisateur indépendant niveau B1 (seuil) pour la fin de la scolarité obligatoire ;-utilisateur indépendant niveau B2 (avancé ou indépendant) pour la fin desétudes secondaires. Le niveau A2 (utilisateur élémentaire intermédiaire ou usuel) constituera la référence pour le socle commun. Les articles du titre premier du décret comportent deux mesures qui découlent de cette adoption du cadre. La première porte sur l'organisation de l'enseignement des langues par groupes de compétence et la seconde sur la certification en langues. Le titre II organise la mise en place des commissions académiques de langues instituées par la loi d' orientationet de programme pourl'avenir de l'école pour veiller à la diversité de l'offre de langues ainsiqu'à la cohérence et àla continuité des parcours proposés.A - De nouveaux modes d'enseignement des langues1. Les groupes de compétenceL'article 2 du décret susvisé préconise que les élèves soient répartis engroupes de compétencelangagière indépendamment des classes ou divisions, à l'école, au collège ouau lycée. Les"groupes de compétence" peuvent corres pondre soit à la démarche pédagogiquedu professeur, soit àune organisation des groupes en fonction des acquis et des besoins desélèves. Il s'agit donc,dans tous les cas, d'un choix pédagogique et organisationnel qui impliquetout autant lesenseignants que les personnels de direction. 1.1 Un apprentissage centré surune activitélangagière dominante. L' apprentissage repose sur des activités langagières: compréhension de l'oral, expression orale en continu, interaction orale, compréhension de l'écrit et expressionécrite. On consacrera dans chaque groupe, sur une période donnée,l'essentiel du travail à uneactivité langagière privilégiée en fonction des besoins des élèves, de leursacquis et du projetpédagogique du professeur sans pour autant négliger le travail autour desautres activitéslangagières.1.2 Une organisation en groupes différenciés. Le travail organisé autour d'une activitélangagière dominante peut être dispensé dans des groupes constitués d'élèvesayant les mêmesbesoins et issus de classes différentes. L'échelle de référence du Cadreeuropéen (A1, A2, B1,...) aide les professeurs à identifier ces besoins et à construire uneprogression enhiérarchisant les difficultés à chaque niveau de l'échelle et pour chaqueactivité langagière.Cette organisation permet au professeur de répondre plus facilement et demanière mieux adaptéeaux besoins de chacun. Dans tous les cas, la désignation des élèves pour laconstitution desgroupes différenciés relève de la seule responsabilité des enseignants dansle cadre du dispositifarrêté par le chef d'établissement.- À l'école, les activités mises en place sont généralement inscrites dansle projetd'apprentissage aux caractéristiques pluridisciplinaires pris en charge parun enseignantpolyvalent. Le groupement des élèves se fera le plus souvent sur la base dela classe. Il estcependant possible d'envisager la constitution de groupes différenciés avecdécloisonnement oudédoublement temporaires des groupes de langues. Cette possibilité s'avèreparticulièrement utile dans le cas où elle peut permettre desdécloisonnements entre des classes différentes de cycle 3 ou la constitutionde groupesdifférenciés dans les classes des écoles rurales.- Au collège, les nouveaux programmes de langues qui entrent en applicationà la rentrée 2006 sontconçus dans l'esprit d'une progression par paliers (3) (le palier 1, déjàpublié, vise la maîtrisedu niveau A2. Le palier 2 fera l'objet d'une publication d'ici 2007 etvisera la maîtrise duniveau B1). Si le regroupement des élèves peut se faire sur la base de laclasse, il est aussipossible d'envisager la constitution de groupes différenciés constitués àpartir de plusieursclasses sur la base de besoins ou d' objectifs spécifiques.- Au lycée, cette nouvelle organisation a déjà cours dans certainsétablissements. On peut ainsise reporter aux comptes rendus des expériences présentées par différentslycées au cours duséminaire national du 15 novembre 2004. Ces documents figurent sur le siteÉduscol (http://eduscol.education.fr <http://eduscol.education.fr/> , rubriquelangues vivantes). Dans lescollèges et les lycées, les élèves auront la possibilité, en fonction deleurs progrès et de leursbesoins, de passer d' un groupe à l'autre sur la base de l'évaluation deleur niveau decompétence. L'alignement des horaires de plusieurs classes pour une mêmelangue facilitera cepassage (voir à cet égard les documents évoqués ci-dessus mis en ligne surÉduscol).2. Des rythmes modulables On veillera également à ce que les projets d'écoleet d'établissementpermettent l'introduction de périodes intensives d' enseignement sur unecourte ou moyenne duréeen utilisant la souplesse horaire prévue par les programmes de l'école ou enprocédant parmutualisation des horaires de deux langues au collège ou au lycée enveillant à respecter lesvolumes horaires découlant des grillesréglementaires de chaque niveau de classe. Ces périodes intensives sontdestinées à diversifierles modes d'apprentissage et à faire progresser plus vite les élèves à unmoment donné de leurparcours d'apprentissage. Les principes généraux déterminant les modalitéspratiquesd'organisation auront été précisés soit dans le projet d'école (surproposition du conseil desmaîtres), soit dans le projet d'établissement (sur proposition des équipespédagogiquesconcernées).3. L'allègement des effectifs de langue en terminale des séries générale,technologique etprofessionnelleLe regroupement des élèves des classes terminales sera organisé de tellemanière en langue quechaque groupe n'excède pas une vingtaine d'élèves. L' allègement deseffectifs sera mis à profitpour augmenter le temps de parole de chaque élève et développer sescompétences en communicationorale. 4. L'exposition à la langue et le développement de l'apprentissage enautonomiePour pouvoir progresser dans l'apprentissage d'une langue, il faut lapratiquer de façon régulièreet substantielle. Le travail en classe ne saurait donc suffire. Il fautaussi permettre aux élèvesd'entretenir et de développer leurs acquis en apprenant à travailler enautonomie hors temps d'enseignement. À cet effet, l'accès aux outils multimédias (internet, chaînessatellites,cédéroms), amorcé dans les espaces langues et les espaces numériques detravail (http://tice.education.fr/educnet/Public/secondaire/ent/) devra êtrefavorisé. Ces outils offrentun large choix de documents et les élèves trouveront ainsi un prolongement àl'utilisation desTICE pratiquée avec les enseignants durant les cours ou pendant les séancesavec l'assistant. Lesenseignants trouveront des éléments conçus pour les aider dans leursdémarches pédagogiques etdans leurs choix de logiciels, particulièrement dans le champ descompétences orales, sur le siteinternethttp://tice.education.fr/educnet3/Public/langues/ressources. En outre, lerecours à un instrumentd'auto-évaluation donne aux élèves la possibilité de suivre leur propreprogression dans leurapprentissage.Par ailleurs, le dispositif "École ouverte en langue" constitue une modalitéparticulièrementfavorable à l'exposition à la langue et à sa pratique orale.5. Le rôle des assistants de langue étrangèreAu contact de l'assistant, locuteur natif, les élèves développent descompétences langagières etinterculturelles, que ce soit dans le cadre de l' apprentissage de la langueétrangère elle-même,de celui d'une autre discipline (sections européennes ou de languesorientales), d'un travailpersonnel (laboratoire de langue, recherche documentaire...) ou d'un projetculturel oulinguistique spécifique. Il va de soi que c'est à l'oral, et quel que soitle mode d'organisationde l'enseignement des langues retenu, que la compétence de l'assistant estla plus précieuse.Dans le premier degré, deux types de missions sont proposés aux assistants :- des missionsd'appui (en contrats de 7 mois). Ces assistants, sélectionnés sur la base duvolontariat, viennenten appui aux enseignants. Ils sont sollicités pour des projets particuliersauxquels la languevivante étrangère est associée.- des missions d'enseignement (en contrats de 9 mois). Ces assistantsassurent l'enseignementlinguistique aux élèves lorsque le maître de la classe n'est pas encore enmesure de l'assurerlui-même. Ils interviennent sous la responsa bilité pédagogique del'enseignant de la classe et ensa présence.Cette dernière situation doit progressivement être réduite au profit d'unappui, comme c'est lecas pour les actuels contrats sept mois.Les écoles qui bénéficient d'un assistant développeront des projets àdominante linguistique etculturelle, notamment dans le cadre de pôles linguistiques.Dans le second degré, tous les contrats sont de 7 mois (du 1er octobre au 30avril). Le rôle del'assistant de langue étrangère doit figurer expressément dans le projetd'établissement quiprévoit un professeur correspondant pour chaque assistant conformément à lanote de service du 14octobre 2003 rappelée en annexe.Chaque établissement remplit un cahier des charges et le transmet auresponsable académique duprogramme des assistants avant la phase d' affectation.En IUFM, les contrats sont établis pour une durée de 6 mois (du 1er octobreau 31 mars). Lamission des assistants en IUFM est de contribuer à l' amélioration desperformances linguistiquesdes futurs professeurs des écoles. Exceptionnellement, ces assistantspourront exercer, encomplément de service, dans un établissement du premier ou second degré.6. La place des langues dans les collèges et les lycées et le travail desenseignants- La promotion des langues fera l'objet d'un chapitre spécifique du projet d'établissement et lacréation d'un département de langues sera encouragée. - L'organisationpossible des enseignementspar groupes de compétence implique un travail en équipe, une conceptionconcertée des cours et desévaluations. Pour chaque classe, en raison des regroupements des élèves, unenseignant référent delangue assurera le suivi du travail des élèves dans cette discipline.- Seront développés les appariements avec des établissements scolaires dansd'autres pays de mêmeque les échanges et les séjours linguistiques, notamment à travers lesprogrammes européens(Comenius, Leonardo...). L' adhésion au dispositif "e-twinning" (http://www.etwinning.net<http://www.etwinning.net/> ), lancé par la Commission européenne, ainsi quele recours auxrubriques d'échange des sites Primlangues (http://www.primlangues.education.fr <http://www.primlangues.education.fr/> )et Émilangues (http://www.emilangues.education.fr<http://www.emilangues.education.fr/> ) seront encouragés afin de favoriserles jumelages etl'ouverture internationale.B - Les certificationsL'article 3 du décret n° 2005-1011 du 22 août 2005 prévoit la mise en placede certifications desconnaissances et compétences acquises en langues étrangères. Lacertification, établie sur la basedes programmes d' enseignement en vigueur et calée sur le Cadre européencommun de référence pourles langues (CECRL), pourra être élaborée en liaison étroite avec au moinsl'un des pays européensdont la langue concernée est langueofficielle. Les enseignants chargés de l'enseignement des langues ferontpasser les épreuves decette certification aux élèves volontaires répondant aux conditions fixéespar arrêté. En toutehypothèse, celle-ci n'entraînera aucune dépense pour les élèves. Lescertifications serontdélivrées par l' autorité académique. Une certification expérimentale enallemand aux niveaux A2et B1 est progressivement mise en place à partir de mai 2006. À compter dela rentrée 2007, lapossibilité d'obtenir une certification sera étendue à d'autres langues.C - La formation des enseignantsLa réussite de ce plan passe essentiellement par la formation de tous lesprofesseurs de languesainsi que celle des professeurs des écoles. Les corps d'inspection auront laresponsabilité de cesformations. Le cahier des charges des plans académiques de formation (PAF)pour l'année scolaire2006-2007 prévoira des actions de formation afin que, progressivement etsous la forme la plusappropriée, chaque enseignant puisse bénéficier d'un accompagnement tantdans le domaine del'enseignement que de l'évaluation. D - Les programmes d'enseignementLes programmes de l'école élémentaire (arrêté du 28 juin 2002, B.O.hors-série n° 4 du 29 août 2002<http://www.education.gouv.fr/bo/2002/hs4/default.htm> ), ceux des CAP(arrêté du 8 juillet 2003, B.O. hors-série n° 4 du 24 juillet 2003<http://www.education.gouv.fr/bo/2003/hs4/default.htm> )ainsi que ceux du cycle terminal des lycées (arrêté du 15 juillet 2003,B.O. hors-série n° 7 du28 août 2003 <http://www.education.gouv.fr/bo/2003/hs7/default.htm> pour laclasse de première etarrêté du 6 juillet 2004, B.O. n° 5 du 9 septembre 2004<http://www.education.gouv.fr/bo/2004/5/default.htm> pour la classe determinale) font référenceau Cadre européen commun de référence pour les langues en terme d'objectifsà atteindre. Cesobjectifs ont été généralisés par le décret n° 2005-1011 du 22 août 2005. Laconception desnouveaux programmes de collège, qui commenceront à entrer en application àla rentrée 2006, fondéesur le cadre européen, consacre la priorité accordée à l' apprentissage del'oral et se situe dansla continuité des programmes du cycle III de l'école élémentaire.Conçus selon deux paliers, ces nouveaux programmes délimitent lescompétences et les contenus linguistiques et culturels qui permettront auxélèves d'atteindre leniveau A2 (utilisateur élémentaire intermédiaire ou usuel) au palier 1, puisle niveau B1(utilisateur indépendant niveau seuil) au palier 2. Ces palierscorrespondent aux premiers niveauxde l'échelle de référence du cadre européen et concernent tout autant lalangue apprise dèsl'école que celle dont l'apprentissage a débuté au collège. Dans la plupartdes cas, pour lalangue apprise dès l'école, le palier 1 concernera les élèves des classes de6ème et 5ème et lepalier 2 les élèves des classes de 4ème et 3ème. Pour la langue dontl'apprentissage a débuté aucollège, c'est le niveau A2, palier 1 qui est visé, sans toutefois exclurede conduire certainsélèves au niveau B1 (par exemple, les élèves ayant commencé l' apprentissagede la deuxième langueen 6ème, voire en 5ème, les élèves des sections européennes et de languesorientales, ou toutélève présentant, pour des raisons diverses, des aptitudes lui permettantd'atteindre le niveauvisé pour la première langue en fin de collège). Dans la mesure où le statutscolaire de la langue(LV1 ou LV2) n'est pas discriminant, la notion de groupes différenciés estparticulièrementpertinente.La France a pour ambition de promouvoir l'enseignement des langues vivanteset de le rendre plusefficace pour accroître l'égalité des chances et faire face aux nouveauxdéfis économiques etculturels. L'adoption du Cadre européen commun de référence pour les languesconstitue lefondement de cette politique.Pour le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et dela recherche et pardélégation, Le directeur général de l'enseignement scolaire, RolandDEBBASCH-----Message d'origine-----De : Ben Vautier [mailto:ego@ben-vautier.com]Envoyé : lundi 19 juin 2006 21:31À : patrick.ducome@insee.frObjet : [Newsletter Ben] BEN A AIX

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- 2006-06-25

CU PERDE LA LENGA PERDE SON PAIS

CETTE LETTRE RECU SUR MON MAIL MERITE LECTURE ET ETRE VERSE AU DEBAT SUR L'OCCITANIE

A Mesdames, messieurs les Députés

Madame, Monsieur le Député
Nous avons l'honneur de porter à nouveau à votre connaissance, la situationd'extrême précarisation et de marginalisation de l'enseignement des langues de France,
dont l'occitan. En effet la dernière loi sur l'éducation ne leur laisse qu'une place insignifiante et ne garantit pas la permanence réelle de leur enseignement. Aujourd'hui, la récente circulaire ministérielle du 31 .05.2006 sur les langues vivantes » [2] (1) oublie totalement les langues régionales pour ne faire référence qu'aux langues étrangères là où tous les textes antérieurs visaient les deux :"langues vivantes étrangères et régionales". Cette règlementation prévue pour les seules langues étrangères, rend de fait inapplicables dans les établissements scolaires les textes régissant l'enseignement des langues régionales pour le plus grand nombre. Aujourd'hui en France, l'enseignement de l'occitan concerne 95 000 élèves, des centaines d'établissements et autant de personnels enseignants dans le public et le privé.
Loin de s'opposer aux langues vivantes étrangères, l'apprentissage de
l'occitan contribue aussi à la maîtrise de celles-là. Les langues régionales participent à
l'épanouissement de l'enfant et de l'adolescent, et à sa construction en tant que personne et citoyen et elles s'intègrent très souvent dans son projet et son cursus scolaire remplissant ainsi l'ensemble des missions du service public de l'Education nationale.

Une clarification des textes nous paraît donc indispensable
- soit par l'élaboration d'une nouvelle circulaire qui fasse aux
langues régionales une place dans les programmes au moins équivalente à la situation antérieure à la Loi Fillon - soit, dans l'urgence, par l'ajout de la mention " et régionales" en complément de" langues vivantes étrangères" à la circulaire N°2006-093 du 31.05.2006 .
Cette disposition garantirait les cursus entamés par les enfants de notre
région, elle assurerait la continuité de l 'offre de service public et ce en l'attente d'une
réflexion globale et plus large sur la revalorisation de l'enseignement des langues régionales. Nous nous permettons d'insister sur l'extrême importance que revêt cette
mesure à nos yeux et sur les conséquences désastreuses qu'aurait à très court terme, l'absence systématique de prise en compte des langues régionales.
Nous restons à votre disposition si vous désirez un complément d'
information. Nous vous remercions pour votre soutien efficace et nous vous prions d'agréer Madame, Monsieur le Député,
l'expression de nos sentiments dévoués et de notre profond respect."
P/O du président de la FELCO

LIEN : ...

- 2006-06-25

FRANCOIS FONTAN CLAIR COMME L'EAU DE ROCHE

CE TEXTE DE FRANCOIS FONTAN QUI DATE DE 1975 MERITE D'ETRE VERSÉ
AU DEBAT
LISEZ LE

REPONSES A LA JEUNESSE FEDERALISTE MONDIALE


Par François FONTAN P.N.O (1975)

Précision préliminaire. Les réponses sont établies en fonction de l'ethnisme, qui est l'étude scientifique du problème des nations dans le monde.

QUELQUES DEFINITIONS

NATION OU ETHNIE : communauté humaine fondamentale, définie et délimitée principalement
par le critère de la langue autochtone.

IMPERIALISME : type de relations inter-ethnique, caractérisé par la domination politique,
l'exploitation économique, l'assimilation linguistique-culturelle, l'invasion démographique,
et au maximum la destruction physique d'une nation par une autre.

COSMOPOLITISME: théorie mystificatrice faisant abstraction du fait national, irréversible, et
positif, qu'est la division de l'humanité en nations, et servant habituellement, sous des
formes diverses, de masque et de prétexte aux différents impérialismes.

INDEPENDANCE NATIONALE : état d'une nation ne subissant aucun des aspects de l'impérialisme.

NATIONALISME : politique ayant pour objectifs principaux l'indépendance, l'unité et la
prospérité de sa propre nation.

INTERNATIONALISME : type de relation inter-ethniques, basé sur l'indépendance et l'unité de
chaque nation, et sur la collaboration étroite entre toutes les nations en fonction de leurs
intérêts communs. L'internationalisme est la seule alternative concrète à l'impérialisme, et
le prolongement logique du nationalisme.

REGION : subdivision géographique, économique, et souvent dialectale et historique, d'une
ethnie.



Votre lutte s'insère-t-elle dans le cadre des structures
politiques des Etats actuellement existantes - ou bien dépasse-t-elle ce cadre pour envisager
un système de répartition du pouvoir radicalement différent?

a) Envisagez-vous la création de nouveaux Etats indépendants et souverains, pourquoi?

b) Accepteriez-vous une solution de type fédéral à l'intérieur de l'état dont vous faites
actuellement partie ? Pourquoi?

c) Pensez-vous à un système dans lequel s'organiseraient les pouvoirs locaux, régionaux,
sous-continentaux, continentaux, pourquoi?


a) La formation de chaque ethnie en Etat indépendant et souverainest une nécessité fondamentale. Parce qu'il s'agit là
- d'une condition nécessaire (mais non suffisante) pour que soient éliminés les divers
aspects de l'impérialisme subi par cette ethnie

- d'une condition nécessaire (mais non suffisante) pour que cette ethnie s'organise et se
développe en fonction de ses nécessités propres, d'une manière adéquate dans tous les
domaines de sa vie

- d'une évolution universelle et croissante -(9 Etats nationaux en Europe vers 1800, une
trentaine maintenant ; 55 Etats membres de l'ONU en 1945, 135 actuellement). Selon les
critères ethnistes, l'existence d'environ 180 à 200 états nationaux est nécessaire et
inéluctable.


b) Nous luttons pour une transformation en fédération des états dont nous faisons actuellement partie, en tant qu'étape vers l'indépendance. Parce que cette
étape:

- constituerait dans différents domaines une atténuation du colonialisme que nous subissons,

- apparaît comme psychologiquement et politiquement inévitable.


c) Il est indispensable de distinguer entre le fédéralisme interne et le fédéralisme externe.

La décentralisation, l'autonomie, l'autogestion au niveau des communes et des régions nous
paraît absolument nécessaire,, tout particulièrement pour l'Occitanie. Il en est tout
autrement en ce qui concerne la fédération entre nations. Les tendances impérialistes existent à l'intérieur de toutes les nations, et tout indique qu'il continuera d'en être ainsi
pour une longue période historique. Dans de telles conditions, l'inclusion de plusieurs ethnies
dans un même état recouvre les réalités concrètes suivantes

- Il serait naïf ou de mauvaise foi de croire que les tendances impérialistes disparaissent par
le fait de la formation d'une fédération, ou qu'elles sont dans l'impossibilité de se réaliser dans leurs différents aspects (politiques, économiques, culturels, démographiques) grâce à
des garanties juridiques et institutionnelles qui par leur nature même sont toujours
formelles et superficielles. L'expérience de tous les états fédéraux multinationaux dans le
monde, et quel que soit par ailleurs leur système social, nous montre au contraire que l'état
fédéral est toujours un moyen de réalisation efficace de l'impérialisme d'une des ethnies sur
les autres, et dans certains cas le meilleur des moyens possibles.

- Une fédération multinationale est un compromis plus ou moins provisoire entre un
impérialisme et une ou plusieurs nations plus ou moins colonisées. Si ces dernières étaient
préalablement totalement colonisées, il s'agit d'une étape progressive ; si elles étaient
réellement indépendantes, il s'agit d'une régression.

- Le seul mérite de la Fédération multinationale est de supprimer les guerres entre états.
Demeure cependant la possibilité d'une lutte populaire armée, avec lé soutien possible d'un
état extérieur à la fédération.


Nous soulignons en conséquence les points suivants

- Une association entre nations ne pourrait éventuellement être conclue sur des bases valables
que si chacune des nations participantes étaient au préalable totalement décolonisée dans tous
les domaines, était en particulier désaliénée ; il faudrait que cette association soit négociée
par des états souverains, pleinement représentatifs de chaque nation et de ses intérêts, et que
chaque participant puisse s'en retirer à son gré. Il est banal mais non inutile de rappeler que
tout contrat pour être valable suppose des contractants libres et conscients, et d'autre part que tout contrat peut être
annulé lorsqu'il se révèle qu'il va à l'encontre de l'objectif recherché par les contractants. Il
est évident qu'une confédération nous paraît répondre à ces conditions beaucoup mieux qu'une
fédération. Sur la base des conditions ci-dessus, une confédération mondiale serait
souhaitable, mais est bien loin d'être réalisable, et elle pourrait se transformer
ultérieurement en fédération. Toujours sur les mêmes bases (association entre ethnies
préalablement libérées, on pourrait envisager des confédérations " sous-continentales ", qui
pour avoir quelque consistance humaine, culturelle, et économique, seraient les suivantes :

- Europe du Nord ouest et Amérique du Nord
- Europe du Sud et Amérique latine
- Europe de
l'Ouest et Asie du Nord
- Afrique blanche et Asie occidentale
- Asie de l'Est - Inde, Indonésie,
Océanie
- Afrique noire
- Nations amérindiennes


Dans tous les cas, la notion de " continent " ne correspond à aucune réalité humaine. En
particulier la conception européiste " ne serait rien si elle n'était pas la tentative de mieux
implanter et organiser l'impérialisme américain et la tentation de sauver un système économique basé sur la toute-puissance des monopoles anglosaxons. L'Europe que l'on dit construire actuellement n'est
qu'une énorme accumulation de " colonialismes internes ", mais soulignons de plus qu'elle serait,
selon les vues diverses de ses partisans, soit le renforcement massif du bloc atlantiste, soit
un nouveau bloc. Par là-même, cette Europe supprime le seul avantage net d'une fédération,
celui de supprimer les guerres entre états, puisque les seules guerres catastrophiques pour
l'humanité à l'heure actuelle
sont les guerres entre blocs. L'objectif central de toute politique humaniste et progressiste
doit être l'éclatement des blocs, et en aucun cas le renforcement d'un des blocs ou la formation de nouveaux.


Les entités qui ne se définissent pas par des critères
ethniques, historiques, culturels sont-elles prises en
considération dans votre conception du phénomène politique ?

L'ethnisme s'insère lui-même dans une conception globale que l'on peut appeler " humanisme
scientifique ". Cet humanisme, synthèse de l'ethnisme, de la sociologie marxiste révisée et
complétée, et de la psycho-physiologie et de l'orgonomie de Wilhelm Reich, peut très
schématiquement se résumer ainsi

- Trois besoins fondamentaux:

- - de communication et de connaissance (basé essentiellement sur le langage)
- -
économiques (production et consommation)
- - amoureux (au sens global, et incluant la
reproduction)
- Trois différenciations fondamentales:
- - en ethnies (critère linguistique)
-
- en classes sociales (non universelle dans le temps et dans l'espace)
- - en sexe et en "
classes d'âge " (2 sexes, 6 classes d'âge) - Trois contradictions fondamentales:
- - avec deux
solutions relationnelles pour chacune


- entre nations
- impérialisme
- internationalisme

- entre classes pour l'époque actuelle
- capitalisme
- socialisme, étape vers la société sans classe (communisme- anarchie)

- entre sexes et entre classes d'âge incluant l'organisation de la reproduction, les méthodes d'éducation, les méthodes d'éducation, etc
- patriarcat autoritaire
-
matrisme libertaire

Quelques précisions sont au minimum indispensables : La totalité (ou la quasi-totalité ?) des
problèmes politiques concrets sont la résultante directe ou indirecte de ces trois conditions
fondamentales. Chaque différenciation est liée à l'origine à un des besoins, mais chaque
groupe est la plupart du temps secondairement différencié dans les autres domaines. A plus
forte raison, les contradictions
entre groupes différenciés sont-elles plus fréquemment des contradictions globales, où
l'opposition n'existe pas seulement, ni même pas principalement, dans la catégorie de
besoins et d'activités correspondant à l'origine du groupe. Par exemple, les oppositions entre
nations sont principalement économiques, car la
différenciation linguistique n'est pas en elle-même conflictuelle, antagonique.

Les trois contradictions sont aussi fondamentales l'une que l'autre et ne peuvent être déduites l'une de l'autre et sont en interaction. Chaque ethnie est une
société humaine « globale », ce que ne sont pas et ne peuvent pas être chacun des autres groupes
(classes, sexes, classes d'âge) chaque ethnie est soumise à des conflits externes avec les autres ethnies, et à des conflits internes entre classes, sexes et classes
d'âge qui la composent. Ainsi tout impérialisme est celui d'une nation bien précise, même si
d'autres nations y participent, et s'il est davantage le fait d'une certaine classe de cette nation. De
même une révolution ouvrière comme action commune plus ou moins cohérente est toujours le fait d'une classe d'une certaine
nation, même s'il existe des influences et des
participations étrangères toujours très limitées. Il est enfin indispensable de souligner que

- la différenciation entre sexes et entre classes d'âge est inhérente à l'espèce humaine, mais
l'antagonisme entre sexes et entre classes d'âge est parfaitement supprimable

- la différenciation entre classes est purement temporelle, et il est possible et souhaitable de
la supprimer

- la différenciation entre nations-ethnies est à la fois naturelle et historique (à notre
connaissance) ; il est très difficile et il est nuisible de la supprimer. Mais l'antagonisme entre nations est purement historique et
parfaitement supprimable.


Votre perspective se limite-t-elle a la dimension constitutionnelle ou implique-t-elle un
changement profond des structures sociales, économiques et politiques?

Il est bien évident que le changement constitutionnel, juridique, est pour nous une
conséquence et un moyen du changement profond des structures sociales, économiques et
politiques.
Notre but est la décolonisation totale de l'Occitanie. Il implique donc :

- La propriété occitane de tous les secteurs importants de l'économie, cette propriété pouvant
être celle de citoyens, de collectivités ou de l'état. Ceci implique donc l'expropriation et la
nationalisation du capitalisme étranger et de la fraction du capitalisme occitan déjà intégré à
celui-ci.

- Une planification impérative sera absolument nécessaire pour une série de raisons : sous-développement et déstructuration rapide de l'économie occitane actuelle, très forte
prédominance du secteur qui est ou sera nationalisé (presque toute la grande industrie et les
transports, une bonne partie du commerce, quelques secteurs agricoles). Devant la très
grande faiblesse du capitalisme autochtone, l'essentiel des investissements sera étatique ou
d'origine étrangère.

- Un immense effort d'aménagement du territoire s'imposera. A la situation actuelle
caractérisée par la désertification de la plus grande part du pays, l'entassement dans
quelques zones et l'émigration, la destruction du paysage et de la nature, devra répondre une
redistribution géographique de la population et des activités économiques et culturelles, le
retour'des émigrés, la restauration de l'économie. Dans l'état actuel de nos connaissances,
nous sommes plus que réservés par rapport à l'énergie nucléaire.

- Un monopole étatique ou en tous cas un strict contrôle étatique du commerce extérieur. Celui-ci devra être orienté en fonction des intérêts occitans, sans préférence ou discrimination
idéologique envers tel ou tel état. Les investissements étrangers devront être recherchés
auprès des diverses puissances, et devront nécessairement passer par le contrôle de l'état.

- Toute force politique hostile à l'indépendance occitane, ou ayant des objectifs impérialistes
conserveront toute liberté d'expression, mais seront exclues de la possibilité de parvenir au
pouvoir, donc de la participation aux élections. Sous cette réserve, la démocratie sera
garantie ' et approfondie En particulier, nous estimons absolument indispensable la pluralité
des partis, expression des intérêts des différentes classes du pays, et expression des différentes manières de construire Ie socialisme... ou de refuser celui-ci.

- La langue occitane unifiée sera obligatoire à tous les niveaux de l'enseignement et sera
officielle à égalité avec le français. La prédominance de celui-ci ne pourra certainement être
supprimée qu'au bout d'une longue période. L'enseignement langues étrangères aussi varié que possible sera encouragé. La politique étrangère de
l'Occitanie aura pour objectifs constants la destruction des blocs, le maintien de la paix, la libération de toutes les ethnies, le
développement maximum des relations internationales basées sur les intérêts communs, l'indépendance, l'égalité et l'amitié
de toutes les nations.

Quelle est votre position face au problème de la disparité c développement entre régions ?

La disparité de développement entre régions n'est jamais inévitable à notre époque. Mais nous pensons qu'on doit distinguer entre régions annexées à un état étranger, ou entre régions d'une même ethnie. Dans le premier cas,
une solution satisfaisante a pour condition nécessaire son rattachement à son propre état nation
faute de quoi les éventuels efforts entrepris ne sont que des palliatifs peu efficaces.

Dans le second cas (régions d'une même ethnie indépendante), Ies principaux éléments
permettant d'éviter ou de supprimer cette distorsion nous paraissent les suivants : volonté
politique des foces dirigeantes, planification de l'économie, structure fédérale de l'état.
Cette dernière condition, toujours souhaitable, est souvent nécessaire : c'est en particulier le
cas de l'Occitanie qui devra être une fédération de sept régions : Gascogne, Languedoc, Provence,
Dauphiné, Auvergne, Limousin, Guyenne.

La communauté économique européenne et le problème
régional
a) pensez-vous que la C.E.E. soit un cadre utile à votre
lutte?
b) que pensez-vous de sa politique régionale?
c) faudrait-il à votre avis une structure radicalement différente?

a) L'inclusion de I'Occitanie dans la C.EE. a pour conséquence une forte accélération de la ruine et de la colonisation de l'économie occitane

b) Nous ne connaissons, pour l'Occitanie, aucun autre aspect de cette politique régionale que celui que nous venons d'indiquer

C) La suppression de la C.E.E., ou en tout cas le retrait de l'Occitanie de cet organisme, solution pour laquelle nous combattons. Nous ne croyons pas que la C.E.E., expression des nations qui nous colonisent et des monopoles américains, veuille rien faire pour changer cette situation, si ce n'est, le cas échéant, de moderniser les formes du colonialisme. Si, par impossible, elle le voulait, nous ne voyons pas comment elle pourrait le faire en nous maintenant dans le cadre d'une économie à la fois concurrentielle et multinationale. Nous lui laissons toute responsabilité pour découvrir ces quelques " faibles palliatifs " qui serviraient de prétexte à nos maîtres, à nos traîtres, et à nos naïfs, pour ranimer un " européanisme »
auquel en Occitanie presque plus personne ne croit.

La stratégie
a) quelles sont actuellement vos méthodes d'action?
b) comment envisagez-vous la collaboration avec d'autres
groupes, y compris des groupes ayant d'autres perspectives que la lutte régionale?

a) Notre stratégie vise essentiellement à la constitution d'un front national occitan, rassemblant les classes et fractions de classes ayant intérêt à la décolonisation : ouvriers et employés, paysans, autres petits propriétaires, professions libérales fraction nationale du capitalisme.
Nos méthodes d'action sont et resteront démocratiques et légales, aussi longtemps que nous sommes insérés dans un état démocratique ; ceci n'exclue évidemment pas les grèves, le refus de l'impôt, certaines actions de masse, le refus de participer à des guerres impérialistes, etc. .. L'essentiel est de développer la prise de conscience occitane qui en est encore à ses débuts, et de conquérir des fragments de pouvoir en gagnant les élections à tous les niveaux. Des résultats encore très locaux montrent que c'est possible.

b) Nos objectifs que l'on peut qualifier " d'extrémistes " vont de pair avec une souplesse tactique qui dans le contexte actuel conditionne notre progression et notre efficacité.

Dans l'état français, nous avons apporté un soutien critique à De Gaulle, puis à l'Union de la Gauche, et cela pour les mêmes raisons : anti-impérialisme, amorce vers le socialisme, création de conditions rendant notre tâche plus crédible et plus facile.

Tout récemment, nous avons créé deux organisations plus larges que le P.N.O. : le Mouvement Populaire Occitan, et les Comités « Volem Viure Al Pals » - « Autonomie et Socialisme " dont les programmes très semblables sont pour l'essentiel le « programme transitoire » du P.N.O. Le premier de ces groupements ne se prononce pas pour le soutien de l'union de la gauche, le second a déjà commencé de collaborer efficacement avec le Parti Socialiste (depuis les récentes « Assises du Socialisme »).

Dans l'Etat italien, le Movimento Autonomista Occitanico qui constitue une adaptation à des conditions particulières, a pour principal objectif la constitution d'une région occitane à statut spécial et a déjà remporté des victoires à des élections municipales. Tactiquement, il s'agit de battre les partis anti-régionalistes (M.S.I. et Libéra) et surtout la démocratie chrétienne qui, à tous les niveaux, est le principal organisateur de la mort rapide de nos vallées. Des contacts existent avec les partis républicain, socialiste et communiste.
Nous avons soutenu totalement la candidature de Guy Héraud à la présidence de la République en 1974 en raison de ses positions beaucoup plus ethnistes qu'européistes.
Nous sommes entièrement disposés à collaborer avec des
mouvements mondialistes, dans la mesure où ceux-ci se fixent comme objectifs

- la libération nationale de toutes les ethnies,
- la collaboration étroite de toutes ces nations,
- des actions concrètes pour réaliser ces objectifs.

Juillet 1975 François FONTAN Secrétaire Général du Parti Nationaliste Occitan


LIEN : ...

- 2005-12-04

DEBAT ELECTIONS EUROPEENES 10 MAI 2004

reponse de
Georges LABOUYSSE
Responsable d'INFOC (revista d'Actualitat Culturala Occitana)
Oui je suis contre une liste sans perspective et qui se coupe de tous ceux
qui se décarcassent autrement que par des discours intégristes...
Désolé camarade, mais cela fait bien 40 ans que je milite pour les objectifs
que tu décris ci-dessous...et j'en ai marre de voir les occitans recommencer
tous les 10 ans les mêmes conneries qui font rire les Jacobins de tout poil!
Je ne vois pas comment le PNO, en solitaire, (même avec Lacour pour
financer! + quelques individualités basques ou catalanes) pourra "imposer
une Europe fédérale et décentralisée, (avec 1 ou 2% des votes exprimés) et
par notre présence (où? au Parlement?) participer à une construction
européenne où nos langues et nos cultures seront respectées et
promues"...Ceux qui prennent la responsabilité d'une telle "cagade"
savent-ils au moins qu'il faut entre 8 et 10% pour avoir un seul élu?
...conséquence d'un charcutage des circonscriptions par le PS et l'UMP.
Savent-ils ces braves gens qu'il existe au Parlement européen un groupe
d'élus "des peuples sans Etat" (ALE Parti des Peuples d'Europe) et qu'il
forme avec les Verts d'Europe le 4° groupe de ce parlement? Savent-ils que
la France de par sa politique de bi-partisme n'a aucun élu des peuples de
France au parlement européen? Savent-ils qu'un accord a été conclu et une
liste constituée entre Gérard Onesta (vice-président du parlement et
décentralisateur pratiquant), les Verts et les 3 composantes des "peuples
Occitan, Catalan et Basque" pour l'élection du 13 juin et pour travailler au
niveau européen à l'avancée de nos revendications?
Savent-ils que leurs tribulations peuvent faire échouer ce projet...pour le
plus grand profit des ultras centralisateurs du PS et de l'UMP?
Que fera Lacour pour faire avancer nos revendications après le 13 juin,
puisque de toute évidence il sait bien qu'il n'a aucune chance d'être élu
avec la forme du scrutin actuel?
Alors pourquoi ne pas réunir toutes nos forces militantes occitanes derrière
Onesta...comme nous l'avons fait aux régionales avec l' "Alternative en Midi
-Pyrénées" où jamais les questions occitanes n'avaient été autant débattues
jusque dans des milieux politiques insoupçonnés, et aux cantonales où le
candidat du Partit Occitan a réalisé 10% à Toulouse grâce à la lisibilité du
message occitan dans l'alliance?
J'attends une réponse positive qui m'encouragerat à continuer le combat
occitan..
.Georges LABOUYSSE
Responsable d'INFOC (revista d'Actualitat Culturala Occitana)

en repose a

> JE SUIS POUR
> Pour une liste Regionaliste Occitane Catalane Basque aux prochaines
élections européennes.je fait donc suivre cette lettre recu (du parti de la
nation occitane )qui argumente dans ce sens
>
> ELECTION EUROPEENNE DU 13 JUIN 2004
>
> Avec les élections régionales de Mars 2004, une nouvelle force politique
“régionaliste” est née en Languedoc-Roussillon : 13.525 voix se sont portées
sur la liste menée par Christian Lacour. L’élection a été détournée de ses
objectifs régionaux au profit d’un avertissement lancé au gouvernement .
> Malgré tout, c’est un début prometteur.
> Avec l’élection européenne du 13 juin 2004, il est possible d’élargir et
d’enraciner cette force naissante. Cette élection aura lieu dans de
nouvelles circonscriptions. Celle qui nous préoccupe comprend le
Languedoc-Roussillon, l’Aquitaine et Midi-Pyrénées : une partie de la
Catalogne et de l’Euskadi (Pays Basque) et près de la moitié de l’Occitanie
.. Le Parti de la Nation Occitane ( P.N.O.) entend à nouveau être présent
avec Christian Lacour qui accepte à nouveau d’être tête de liste . C’est une
nouvelle occasion pour renforcer l’union entre les trois peuples Occitans,
Catalans et Basque face au centralisme de l’Etat Français.
> ..
> L’élargissement de l’Europe va avoir des conséquences diverses : certes
nous allons assister au déplacement du centre de l’Europe vers le Nord et
vers l’Est. Cela amènera des concurrences nouvelles. Mais, cela peut être
aussi une chance si les peuples Occitan, Catalan et Basque, associés aux
peuples sans Etat d’Europe, arrivent à imposer une Europe fédérale et
décentralisée. Par notre présence nous pourrons participer à une
construction européenne où nos langues et nos cultures seront respectées et
promues. Dans l’Europe en construction, nous devrons sortir de notre
sous-développement économique relatif et imposer plus de justice sociale et
plus de liberté. Pour tout cela, le P.N.O. a besoin de vous. La liste doit
être déposée entre le 17 et le 28 mai .
> Elections européennes du 13 Juin 2004 .
> Comité de soutien à la liste Occitanie, Catalogne, Euskadi 2004 . P.N.O.
BP 44 - 30.201 Bagnols Sur Cèze
>

LIEN : ...

- 2005-11-23

L'OCCITANIE A NICE

L'OCCITANIE A NICE novembre 2005
me prend la tête
faut-il être pour ou contre Roullier et sa « liga nissarda ? »
Indiscutablement Roullier occupe une place
Importante aujourd'hui
dans le débat autour de la langue Niçoise.

Voici ce que je lis sur le net dans le bulletin du PNO
Occitania liura (Occitanie Libre)
« La Liga Nissarda a entre 2.000 et 3.000 adhérents. C'est un mouvement populaire et pas populiste. Il est clairement anti fasciste. La Liga Nissarda prépare les élections municipales de 2008. Ils ne sont pas anti-Occitanistes. Ils ont compris que s'il y a dans le mouvement Occitaniste des partisans d'un jacobinisme Occitan comme le P.O.C il y a aussi des gens qui veulent une Occitanie fédérale … comme le PNO. Les Niçois de la Liga ont envie de faire pour Nice ce que Giuseppe Garibaldi a fait pour l'Italie. »

MON AVIS
C'est vrai que plus d'une fois j'ai entendu traiter
la ligue de Roullier de : pas trop claire, d'extrême droite etc
Aujourd'hui, en réfléchissant je me dis : et si ce n'était qu'une réaction épidermique presque calomnieuse d'une gauche centraliste jacobine qui ne peut supporter l'idée d'une véritable décentralisation culturelle ?

Ma propre position par rapport à l'identité Niçoise est de dire : c'est simple si vous voulez que votre langue et culture ne meurent pas
il ne faut pas jouer la carte de Nice seule - cela c'est pas sérieux
Par contre sans obéir à un centralisme Occitan -(on peut être pour un fédéralisme Occitan) il faut que le combat de Nice s'allie ouvertement à celui de l'Occitanie.

PASSONS A UN AUTRE SUJET

Lu aussi dans le dans le bulletin du PNO « OCCITANIA LIURA »

« Le quotidien régional « le midi libre » a pris le contre-pied de G.Frêche qui voulait débaptiser la région Languedoc Roussillon en Septimanie. Dans les sondages, 90% des personnes interrogées étaient contre le changement. Il y a eu au moins 6.000 manifestants le 8 octobre 2005 à Perpignan à l'appel du bloc Catalan, l'Unitat Catalana et d'Esquerra Republicana de Catalunya, auxquels s'ajoutaient tous les Occitans qui ont pu faire le voyage ce jour là. Devant une telle popularité G.Frêche a été obligé de jeter la Septimanie à la poubelle. »

MON AVIS
Là je suis à 100% d'accord et content
mais attention Frêche a plus d'un tour dans son sac.

PASSONS A UN AUTRE SUJET

CARCASSONNE
La manifestation de Carcassonne a démontré que les Occitans pouvaient rassembler comme rassemblent les Basques et les Bretons

CECI DIT LA CRITIQUE DEGUISEE SEMBLE ETRE
« On constate un abandon du terrain politique pour le seul terrain culturel »

MON AVIS EST DIFFERENT
Carcassonne c'est vrai que c'était culturel
c'est vrai qu'il manquait une volonté politique
mais il y avait du monde
et on sentait une joie :
joie de voir tous ces drapeaux
joie de voir toute cette jeunesse
C'était plus enthousiasmant que les éternelles réunions dites politiques où tout le monde tourne on rond
alors ? un coup d'épée dans l'eau ?
Une manif que le pouvoir digère et déglutit ?
Trop bon enfant pour faire peur au pouvoir ?
Non. La réunion
de Carcassonne était importante. Positive
et surtout capabkle de reunir

PASSONS A UN AUTRE SUJET

Ben au Pois Chiche de Dotti le 12 Novembre
Peu de public. Je m'étais dit : ça va être difficile de défendre ma position Fontanienne sur les ethnies. Je n'ai pas eu besoin de la défendre il n'y avait pas d'attaquants.

PASSONS A UN AUTRE SUJET

Un élément positif dans cette révolte des banlieues c'est qu'elle a crevé l'abcès et ouvre le débat entre universalisme républicain et communautarisme.
Je suis donc très curieux de voir comment les peuples Basque, Breton, Corse, Occitan et les associations qui les représentent vont se placer dans ce débat (ils ne peuvent plus se cacher derrière le rideau)

VOILA MA LETTRE AUX OCCITANS EST FINIE

LIEN : ...

- 2005-05-02

BEN EST POUR LE OUI

LE DEBAT SUR LE OUI OU LE NON FAIT RAGE
SUR LE NET
J'AI ENVIE D'Y PARTICIPER
AOLRS APRES MON PREMIER TEXTE
VOICI UN SECOND (REDITE)
QUI CONTIENT L'ECHAFAUDAGE THEORIQUE DE MON OUI

Quand je donne ma position sur ce qui se passe dans le monde
je commence toujours la même -phrase- -
qui me poursuit comme un leitmotiv permanent

les peuples existent -
les peuples existent -
j'insiste; je répète,

LES PEUPLES EXISTENT
ils sont vrais ils sont là avec - leurs chants - leur cuisine - leurs bien-être -
leurs histoires - leurs langue
ensuite : ma seconde phrase sera

UN PEUPLE SE DEFINIT ET SE RECONNAIT A SA LANGUE
chaque peuple a sa langue
je répète et sous ligne
CHAQUE PEUPLE A SA LANGUE
c'est a dire
sa vision du monde a travers ses mots

ENSUITE JE POURSUIS EN ARGUMENTANT
du moment que les peuples existent
ils ont le droit de SURVIVRE avec - leurs chants - leur cuisine -
leurs bien-être - leurs histoires - leur langue
ET CELA SUR leur territoire linguistique

CAR Un peuple sent qu'il existe quand il peut décider
de son devenir culturel et politique
sur son territoire linguistique et cela
dans la mesure ou ses actions pour survivre ne porteront pas préjudice a
l'existence DES AUTRES PEUPLES
car on est dans un monde où chaque peuple a besoin
des autres peuples pour survivre.

PAR CONTRE
Si c'est un autre peuple qui décide pour lui c'est de l'impérialisme
si c'est lui qui décide pour un autre peuple c'est de l'impérialisme

AUTRE ARGUMENT DANS MA TETE
Si un seul peuple a le droit de se battre, de lutter pour survivre
dans sa langue sur son territoire linguistique tous ont ce droit.
JE REPETE
Si un seul peuple a le droit de se battre, de lutter pour survivre
dans sa langue sur son territoire linguistique tous ont ce droit

ENSUITE PERSUADEE DE CE QUE JE VIENT DE DIRE
J' EGRENE QUELQUES CONTRADICTIONS QU'ON RELEVE PARTOUT
OU ON RELEVE L'OPPRESSION D'UN PEUPLE PAR LE POUVOIR D'UN AUTRE
PEUPLE DIT DOMINANT
AINSI

JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI
Chirac parle d'un monde où la diversité serait positive
et dit "Une langue qui disparaît, c'est une richesse qui disparaît et c'est dramatique. (...) Chaque fois qu'une culture disparaît, qu'une langue disparaît, c'est la culture du monde qui s'affaiblit. Et cela est très dangereux, d'où l'importance de la diversité culturelle et du respect de la diversité culturelle. (...) C‚est vrai que si nous arrivions dans un monde où il n'y aurait qu'une langue, cela voudrait dire une seule culture. Et tout le reste disparaîtrait, ce qui serait une véritable catastrophe écologique"
MAIS MOTUS EN FRANCE POUR LES PEUPLES CORSE, BASQUE, BRETON, CATALAN, OCCITAN, FLAMAND, ALSACIEN.

JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI
a France Culture dans les médias chez les spécialistes
chaque fois qu'il y a des élections quelque part on regarde
la carte linguistique du pays pour voir pour qui vote qui et on analyse les quotas ethniques etc
MOTUS EN FRANCE POUR LES PEUPLES CORSE, BASQUE,
BRETON, CATALAN, OCCITAN, FLAMAND, ALSACIEN.


JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI
Le CSA, les médias, la télé, la presse, l'éducation nationale
France Culture n'arrêtent pas de parler du sujet des identités,
de violence, de communautarisme, , du droit de peuples et
des droits de l'homme DE démocratie - de la LIBERTE de la presse
De réformes mais
MOTUS EN FRANCE POUR LES PEUPLES CORSE, BASQUE,
BRETON, CATALAN, OCCITAN, FLAMAND, ALSACIEN.

JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI
l'Angleterre accepte la dévolution pour l'Ecosse,
le Hollandais accorde aux Frises leur langue,
les Espagnols impérialistes cèdent devant
la poussée des Catalans et des Basques
mais
MOTUS EN FRANCE POUR LES PEUPLES CORSE, BASQUE,
BRETON, CATALAN, OCCITAN, FLAMAND, ALSACIEN.

FACE A TOUTES CES CONTRADICTIONS
IL FAUT CHERCHER UNE EXPLICATION
L'explication est simple
Nous sommes toujours dans un monde où la survie est une affaire
de " loi du plus fort "et dans lequel
il n'y a pas de pouvoir sans abus de pouvoir.
L'impérialisme persiste il est présent dans l'homme.

ALORS VIENT L' EUROPE
DANS LA QUELLE les Etats nations tiennent toutes à leur souveraineté (à juste titre)
Mais Elles restent toutes IMPERIALISTES envers les peuples sous leur domination,
les Espagnols envers leurs Basques et Catalans,
les Allemands envers leurs Sorabes,
les Italiens envers les Croates, les occitans les allemands de Bolzano e
les Français envers les Corses, les basques, les Bretons etc
les Anglais envers les gallois ecossais et irlandais
les Russes envers les tchetchenes etc

PAR CONTRE
PARCE QUE AUJOURD'HUI LEUR INTERET ECONOMIQUE A CES ETATS NATIONS
IMPERIALISTES ET ETHNOCENTRISTES
EST PLUS DANS L'ECHANGE LE COMMERCE ET LA PAIX QUE DANS LA GUERRE
Comme dans un grand jeu d'engrenage
à chaque fois qu'une des dents de l'engrenage politique et economique s'engage
pour les faire lâcher du lest envers leurs minorites
ILS NE PEUVENT PLUS QUE DIFFICILEMENT FAIRE MARCHE ARRIERE.

ET ALORS
Bon gré mal gré les états nations iront Dans un intérêt commun de survie
de concession en concession vers une europe et un monde
de peuples et langues plus libre de gerer
leur propre destin culturel
.
AINSI
L'Europe (fédérale ou pas ) avancera lentement sur la pointe des pieds.

ET MALGRE ELLE
vers la reconnaissance de tous ses peuples
et les Etats Nations qui la compose devront s'en accommoder
ou éclater et s'ils éclatent ce sera le retour à la case zéro
donc la guerre.

VOILA POURQUOI je suis POUR cette Europe même bancale et égoïste
Dans la quelle bien que la loi du plus fort de l'ego de la survie
restera encore en vigueur
il sera dans l'intérêt des plus forts
d'accepter l'autre dans sa diversité

C'EST POUR CELA QUE JE VOTE « OUI «

Une fois ceci dit il y a le debat
Et sur le net
La discussion fait rage
on se croirait presque en democratie
et celaest bien et juste

IL Y A CEUX QUI RETORQUENT A MON DISCOURS
Ben tu te fous le doigt dans l'œil
Si tu crois ce que tu dis
UN AUTRE ;
ben mais alors tu vote OUI pour voir la France eclater
UN AUTRE :
ben tu vas voter pour le contraire
de ce que tu crois vas arriver
(VOIR LE TEXTE (EUROPE ET MINORITES )
DE Michel Cahen
Chercheur à Sciences Po Bordeaux
Co-animateur du Comité girondin pour un Non de gauche au TCE

chacun épluche
argumente
et surtout interprete
ce qu 'il lit

EXEMPLE L'ARTICLE I-3,
l'Union « a pour but de Promouvoir la paix, ses valeurs
et le bien-être de ses peuples ».

QUEST'CE DONC QU ILS ENTENDENT PAR "PEUPLE"
SI ON ENTEND PAR PEUPLE LE PEUPLE BASQUE BRETON OCCITAN ETC
JE SUIS D'ACCORD QU IL FAUT PROMOUVOIR LE BIEN ETRE DE CES PEUPLES
SI PAR CONTRE ILS ENTENDENT PAR "PEUPLE" LA CULTURE DOMINANTE
DES ETATS NATIONS C'EST AUTRE CHOSE

ALORS IL EST AUSSI DIT
« L'Union et ses États membres agissent conjointement dans un esprit desolidarité si un État membre est l'objet d'une attaque terroriste ou la victime d'une catastrophe naturelle ou d'origine humaine. L'Union mobilise tous les instruments disponibles, y compris les moyens militaires mis à sa disposition par les États membres, pour : prévenir la menace terroriste sur le territoire des États membres ;protéger les institutions démocratiques et la population civile d'une éventuelle attaque terroriste ;porter assistance à un État membre sur son territoire, à la demande de ses autorités politiques, dans le cas d'une attaque terroriste »
CELA AUSSI DÉPENDRA DE COMMENT IL SERA LUT
car cela pourait etre interprete par l'espagne
comme le droit de demander a l'europe de l'aider a écraser toute
velleiite d'independance du peuple basque
ou le contraire venir en aide au peuples basque pour l'aider a promouvoir son bien etre

VOILA JE VAIS M'AERETER POUR CE SOIR
EN CONCLUANT QUE POUR LE MOMMENT TOUTE EN DOUTANT
ET APRES AVOIR PESER LE POUR ET LE CONTRE
JE SUIS TOUJOURS AUJOURD'HUI POUR LE OUI
(POUR PLUS D"ARGUMENTATION ALLEZ A MON SITE ETHNISME ).
http://ethnisme.ben-vautier.com/
A LA RUBRIQUE DEBAT SUR L'OCCITANIE
JE ME SUIS PERMIS DE METTRE DES TEXTES
POUR ET CONTRE LU SUR LE NET


LIEN : ...

- 2013-06-16

Alsaciens, Basques, Bretons, Corses, Flamands, Occitans… par michel cahen

Alsaciens, Basques, Bretons, Corses, Flamands, Occitans…
Les nations minorisées de France
et le « non de gauche »
au traité constitutionnel européen


Comme le reste de la gauche, les partis de la gauche démocratique « régionaliste »[1] <mid://00000015/#_ftn1> qui cherchent à exprimer les aspirations des nations minorisées historiquement présentes sur le sol de la République[2] <mid://00000015/#_ftn2> , sont divisés sur la consigne de vote à donner lors du référendum sur le « traité établissant une constitution pour l'Europe » (TCE).
Lors de sa consultation interne à laquelle ont participé 79 % des adhérents, le Partit Occitan (POC, autonomiste) s'est prononcé à 78 % en faveur du « oui », de même que le Parti nationaliste Occitan (PNO, indépendantiste mais qui est nettement moins à gauche et se définit comme « ethniste ». En revanche, le mouvement radical béarnais Anaram au Patac appelle à un « non occitan, social et solidaire ».
En Catalogne, la Fédération régionale de la Catalogne-Nord d'Esquerra Republicana de Catalunya (gauche républicaine, indépendantiste, membre du gouvernement autonome à Barcelone) est favorable au « non », de même que le Cercle d'Agermanament occitano-català (CAOC).
En Iparralde (Pays basque de France), Abertzaleen Batasuna (AB), une formation indépendantiste unitaire dont les sensibilités internes vont du centre-gauche à l'extrême gauche, avait décidé que le parti ne prendrait position en tant que tel que si une majorité qualifiée de 70 % se prononçait dans un sens ou dans un autre, avec une participation d'au moins 50 % des adhérents. De ce fait AB n'a pas pris position, puisque 52,7 % se sont prononcés en faveur du « Non »[3] <mid://00000015/#_ftn3> , 35,7 % en faveur du « oui » et 11,5 % votant blanc. Les sections d'Iparralde des partis abertzale de gauche du Pays basque Sud ont suivi la position de leur parti : Batasuna (gauche radicale indépendantiste), interdit en Espagne mais légal en France, s'est prononcé pour le « non » et a lancé pour ce faire Ezetzaren Aldeko Ekimena (« Initiative pour le Non ») : son argumentation est fondée à la fois sur la nature néolibérale du traité et sur l'abscence de reconnaissance des nations sans État[4] <mid://00000015/#_ftn4> ; de même, Eusko Alkartasuna.(autonomiste social-démocrate) a pour slogan : « Oui à l'Europe, Non à cette constitution ».
Les syndicats abertzale, Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB, salariés) et ELB (paysans, lié à la Confédération paysanne) sont favorables au « Non ». Le 19 février 2005, LAB a même organisé une manifestation de rue à Bayonne, de plusieurs centaines de personnes, contre le TCE, aux cris de « Konstituzio Honi, Ez ! » (« Cette constitution, non ! ») : « Nous ne voulons pas de cette Europe néo-libérale des États-nations et des multinationales, ni d'un projet qui nie l'identité culturelle, les droits linguistiques et le droit à l'auto-détermination des différents peuples européens », ont-ils déclaré à la presse »[5] <mid://00000015/#_ftn5> .
Le principal parti de la gauche bretonne, l'Unvaniezh Demokratel Breizh / Union démocratique bretonne (UDB), qui se définit comme un « parti socialiste breton » et autonomiste, qui avait appelé à voter « oui » au référendum sur le traité de Maastricht, s'est prononcé lors de son 27e Congrès de novembre 2004 pour une « Europe fédérale, démocratique et sociale » et a pris position sur le référendum lors de sa convention du 5 mars 2005. Environ la moitié des adhérents ont participé aux réunions locales préparatoires - ce qui n'est pas négligeable -, et le résultat global a été de 72 % en faveur du « oui », 21 % en faveur du « non », avec 7 % de partisans de « blanc ». Deux des six fédérations se sont distingué assez sensiblement, celle du Morbihan où le oui a été plébiscité, et celle du Trégor-Goëlo[6] <mid://00000015/#_ftn6> , seule fédération où le oui, bien que l'emportant sur le non, n'a pas rallié pas la majorité absolue des suffrages. Les écarts entre les quatre autres fédérations (Loire-Atlantique, Finistère, Rance-Penthièvre[7] <mid://00000015/#_ftn7> , Ille-et-Vilaine) ont été peu significatifs.
Frankiz Breizh/Liberté Bretagne, autre parti de gauche, issu d'une scission de l'UDB en 1984 (considérée pas assez critique envers la gauche alors au pouvoir) appelle à un « oui vigilant » dans la mesure où « accepter la constitution est un acte qui pose la première pierre d'une Europe politique ». Emgann-Mouvement de la Gauche indépendantiste (extrême-gauche) reste donc le seul parti breton de gauche à appeler à voter « non ».
En Corse, la Manca Naziunale (Corse, gauche indépendantiste), proche de la LCR, est naturellement favorable au « non ». Dans un article qui veut traiter seulement des courants de gauche, il n'est pas facile de classer les autres partis corses[8] <mid://00000015/#_ftn8> … On pêchera donc par excès, en les citant tous. Outre la Manca Naziunale, sont favorables au « Non » : le Partitu Suzialistu per l'Indipendenza (PSI), Rinnovu Naziunale, l'Accolta naziunale Corsa (ANC) ; est favorable au « Oui » la Chjama Naziunale d'E. Simeoni ; deux partis n'avaient pas encore pris clairement position, à ma connaissance, à l'heure où cet article est achevé : le Partitu di a nazione corsa (PNC) probablement pour le « oui », et Corsica Nazione Indipendente probablement pour… ne pas donner de consigne de vote. Rappelons cependant qu'à gauche, le « non » est traditionnellement fort en Corse. La Corse avait dit « non » à Maastricht à 56,7 % en 1992 et, en 2005, outre la position hostile connue de la fédération corse du Parti radical de gauche, le référendum interne au PS a respectivement donné 44,35 et 77,78 % de « non » en Corse du Sud et Haute-Corse. Mais il ne s'agit certes pas, là, de partis régionalistes.
La fédération « Régions et peuples solidaires » (RPS), qui regroupe des partis régionalistes centristes et de gauche (comme le POC, EA ou l'UDB) s'est prononcée, le 25 février 2005, à la majorité, en faveur du « oui », en tant qu'

« étape supplémentaire dans le processus de construction européenne dont le but ultime doit être la réalisation d'une Europe sociale des régions garante des droits culturels, politiques et sociaux des minorités nationales et soucieuse d'une protection réelle des plus démunis. »

Cette prise de position n'a pas été du goût de tout le monde, puisque RPS a pris position avant que tous ses partis constitutifs ne se soient prononcés. C'est en particulier le cas de l'ERC qui, même si son « aire de compétence » en France est restreinte (la Catalogne nord), pèse d'un grand poids symbolique en raison de son accession au gouvernement à Barcelone.

Avant d'exposer les arguments selon lesquels, à mon avis, il est de l'intérêt des nations minorisées de France et d'Europe que le TCE soit rejeté, il faut donc essayer de comprendre les fondements de la tendance au « oui » qui existent dans leurs courants de gauche. Ces mouvements ne meurent nullement d'amour pour le néolibéralisme. Le POC justifie même ainsi son « òc cap a l'Euròpa dels pòbles e de las regions solidàrias » dans son communiqué du 20 janvier 2005 :

« Dès aujourd'hui, le Partit Occitan appelle les partisans du "Oui" à se rassembler pour donner à l'Europe les moyens de sortir de la logique ultra-libérale du traité de Nice et faire progresser l'Europe sociale ».

Le TCE reprenant, sur les plans économiques et sociaux, les traités précédents, on voit mal comment il pourrait servir à rompre avec le néolibéralisme du traité de Nice. A-t-on lu le même texte ?

Mais force est de constater que ces partis participent en général activement aux forums sociaux locaux et régionaux ; aux élections, ils font souvent alliance avec des partis de gauche (l'UDB avec le PS et les Verts en Bretagne, le POC avec la liste « alternative et motivée » en Midi-Pyrénées, lors des élections régionales de 2004 ; le POC et AB avec les Verts aux européennes de la même année ; localement avec divers groupements de la gauche alternative et même parfois avec le PCF - le premier élu UDB l'a été sur une liste communiste à Guilvinec en 1965) ; ils sont activement présents dans les mobilisations contre la désertification des campagnes illustrée par la disparition des services publics, ou contre la spéculation immobilière empêchant les jeunes de trouver à se loger dans les villes envahies par le tourisme ou de reprendre des fermes. Pourtant des raisons spécifiques y poussent au « oui ».



Des raisons spécifiques en faveur du « oui »



Ces raisons sont à la fois stratégiques et contextuelles.

Les raisons stratégiques


Les raisons stratégiques relèvent, premièrement, de l'orientation profondément pro-européenne de l'écrasante majorité des mouvements régionalistes. Même les courants indépendantistes n'ont jamais imaginé l'indépendance comme un « souverainisme en plus petit », mais comme la création d'un nouvel État européen ; les autonomistes vont, à plus forte raison, dans le même sens, voulant combiner le maintien dans l'État actuel d'appartenance avec une reconnaissance et représentation directe à Bruxelles (que d'autres pays européens pratiquent déjà). Ils voient qu'en Europe, des nations spatialement ou démographiquement comparables aux leurs, voire plus petites, sont prises en compte (Pays baltes, Slovénie, Malte, Chypre) et que d'autres pays peu peuplés y ont depuis toujours ou longtemps un rôle important (Luxembourg, Belgique, Danemark, Irlande). Identitairement pro-européens, ces courants sont donc sensibles au piège, fut-il énorme, d'un référendum relevant du « pour ou contre l'Europe ».
Deuxièmement, ces raisons relèvent de la… géopolitique française : contre Paris, donc pour Bruxelles. Seule l'« Europe » (UE ou Conseil de l'Europe), bien souvent, leur donne des appuis institutionnels (Bureau pour les langues moins répandues, Charte des langues régionales et minoritaires, etc.). Ils ont l'impression que l'Europe, quelle que soit la manière dont elle se construira, jouera, avec le temps, en leur faveur, notamment en raison de tous les programmes de type Interreg ou fonds structuraux qui s'adressent à des régions ou espaces territoriaux définis par l'Europe (les fameux NUTS[9] <mid://00000015/#_ftn9> ), et non aux États. La montée en puissance du niveau européen, affaiblissant les « États-nation », serait ipso facto favorable aux nations sans État. De ce point de vue, le long communiqué de l'UDB est significatif des débats qui traversent la gauche régionaliste. Il vaut la peine d'en citer de consistants extraits [certains passages soulignés par moi] :

« … l'UDB considère [que le texte du TCE] comporte des avancées non négligeables au rang desquelles on peut notamment mentionner l'accroissement sensible des pouvoirs de co-législateur du Parlement européen, la clarification et la simplification des actes législatifs de l'Union, l'inclusion de la Charte des droits fondamentaux, la création d'une fonction de ministre des Affaires étrangères de l'Union, le renforcement du principe de subsidiarité ou encore l'extension de la règle de la majorité qualifiée qui réduit d'autant les possibilités pour un seul État d'exercer un droit de veto.

L'UDB a bien conscience des limites et des insuffisances du texte, en particulier en ce qui concerne la prise en compte de la dimension sociale, qui n'infléchit pas suffisamment l'optique libérale, et la place très modeste accordée aux services publics, limités à la notion de "service économique d'intérêt général". Elle regrette également que le Parlement européen ne puisse être à l'initiative des lois et que la démocratie participative reste largement au stade du symbolique […] L'UDB ne s'inscrira pas dans [une logique de refus] qu'elle juge risquée et dont les résultats lui semblent pour le moins hypothétiques :

- Le texte proposé, malgré ses imperfections, a le mérite d'être acceptable par vingt-cinq États qui n'ont pas connu la même histoire et sont dans des situations très hétérogènes sur le plan social, économique et politique ; c'est un élément très important pour l'UDB qui refuse de se laisser enfermer dans un débat franco-français.

- L'UDB situe mal où se trouvent les forces sociales et politiques qui permettraient actuellement à l'échelle de l'Europe de parvenir dans un délai raisonnable à un texte plus social et plus démocratique.

- Rejeter le texte amène de fait à revenir à la situation issue du traité de Nice […]

L'UDB estime que la poursuite de la construction européenne et le renforcement des institutions européennes sont absolument nécessaires […] L'UDB considère que le traité ne fige pas définitivement le cadre et les orientations politiques de l'Union européenne. […] C'est par un rapport de forces dans le cadre et à l'échelle de l'Europe qu'il sera possible de faire évoluer ultérieurement l'Union européenne dans un sens plus démocratique et plus social.

[…] l'UDB juge qu'il est vital pour [le peuple breton], ainsi que pour les autres peuples dont la simple existence est niée par l'État français, de pouvoir bénéficier d'un cadre constitutionnel européen desserrant le corset qui l'étouffe. Bien sûr, l'Union européenne n'a pas le pouvoir d'obliger Paris à reconnaître le peuple breton et ses droits fondamentaux. Mais la poursuite de l'intégration européenne contribue indéniablement à créer un climat favorable aux revendications portées notamment par l'UDB. Dans une Union européenne où abondent les exemples d'États fédéraux ou reconnaissant l'autonomie des peuples et des régions, les conceptions archaïques de l'État français ne pourront qu'être de plus en plus perçues comme une anomalie aux yeux de l'ensemble des Européens et, en premier lieu, des Bretons eux-mêmes. […] »[10] <mid://00000015/#_ftn10>

Encore une fois, on se demande si on a lu le même texte… Il y a de toute évidence une lecture différente du degré de libéralisme du traité proposé : l'UDB le trouve trop libéral, mais moins que celui de Nice ; elle considère qu'il n'est pas assez démocratique, mais qu'il y a quelques pas en ce sens ; que l'inclusion de la Charte des droits fondamentaux est significative sur le plan social. Chacun de ces points a été réfuté en détail par les partisans du « non » de gauche.
Une prise de position très récente du POC[11] <mid://00000015/#_ftn11> , explicitant son bref communiqué précédent, déjà cité, va dans un sens comparable à celle de l'UDB [passages soulignés par moi] :

« Après consultation interne, le Partit Occitan s'est prononcé pour un Oui de raison au référendum sur le Traité constitutionnel européen. Pourquoi ?

Les avancées que nous approuvons :

- la répartition plus claire des compétences entre États et Union : exclusives (monnaie, douanes, conservation des ressources de la mer…), partagées (marché intérieur, cohésion économique sociale et territoriale, environnement, transports, énergie) ; de coordination (santé, industrie, culture, formation professionnelle…) ;

- un Parlement, élu au suffrage universel, qui décide avec le Conseil des ministres ; une Commission qui initie les lois et responsable devant le Parlement ;

- l'inclusion de la Charte des droits fondamentaux (grève, information des travailleurs, négociation collective, protection contre les licenciements abusifs, sécurité et aide sociales) ET LE RESPECT DE LA DIVERSITE CULTURELLE ET LINGUISTIQUE REAFFIRME ;

- le Conseil (représentant les Etats) doté d'un président élu pour 2,5 ans, le ministère des Affaires étrangères, le droit d'initiative citoyenne permettant à un million de citoyens de présenter une loi.

Les insuffisances que nous regrettons :

- le consensus intergouvernemental régit le mode de fonctionnement de l'Union. La ratification de la constitution est assujettie à celle de tous les États membres. Le vote à la majorité qualifiée n'est limité qu'à des questions secondaires ;

- le pouvoir du Comité des Régions reste consultatif ;

- la politique linguistique relève de la politique des Etats, malgré le rappel des droits fondamentaux ;

- l'économie de marché mondiale ne garantit pas des inégalités sociales ».

Le « oui » du POC, on le voit, n'est nullement enthousiaste. Il est néanmoins le fruit d'un acharnement d'optimisme dans la lecture de la lettre du traité quant aux « avancées » : la « répartition plus claire des compétences entre États et Union » ne signifie pas que la politique de l'UE sera favorable aux peuples ; le Parlement est, certes, « élu au suffrage universel », mais il l'était déjà et n'a toujours pas l'initiative des lois - ne pouvant jouer que d'une sorte de droits de veto - ni n'a l'exclusivité du vote des lois (partagée avec l'exécutif) ; la lecture de la Charte des droits fondamentaux est étonnante, puisque ladite Charte, d'une part n'est pas nouvelle - elle fut décidée et approuvée lors du traité de… Nice, que le POC dit vilipender et est déjà en application, même si on ne s'en est pas aperçu ! - ; les droits qu'elle inclut sont inférieurs à ceux déjà garantis dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et dans la constitution française (cf. infra) ; elle affirme explicitement que ces droits ne créent aucune tâche ou obligation nouvelle pour l'UE (comme pourraient l'être la création d'inspecteurs européens du travail, un contrôle européen sur les pratiques nationales, etc.) ; elle prévoit enfin que ces droits ne s'appliqueront, en tout état de cause, que s'ils ne sont pas contradictoires avec les règles du marché où « la concurrence est libre et non faussée ». Or, les droits sociaux sont, par nature, des gêneurs de la concurrence libre et non faussée… Le respect de la diversité culturelle et linguistique est réaffirmé, certes, mais n'est nullement précisé en pratique (cf. infra). Enfin, il est totalement faux de prétendre que « le droit d'initiative citoyenne [permettra] à un million de citoyens de présenter une loi »[12] <mid://00000015/#_ftn12> .
Par ailleurs, au titre des « insuffisances », on voit que le POC fait l'impasse totale sur ce qui est pourtant le fondement idéologique de la constitution : la politique économique néolibérale que tous les gouvernements, quelles que soient leurs couleurs politiques, devront obligatoirement mener. Pas un mot ! On ne peut que conclure que le POC, en contradiction avec sa participation antérieure aux luttes sociales, fait sienne la position des partisans du « oui de gauche » selon laquelle, puisque l'Europe est déjà néolibérale, cela ne vaut plus la peine qu'on en discuter ni que les citoyens soient consultés sur le sujet.
Pourtant, on voit bien que cet optimisme de commande, à lui seul, ne saurait expliquer le « oui de gauche », quand même gêné, du POC. Il y a « autre chose », de bien plus puissant, que l'on trouve au paragraphe suivant :
« Ces avancées comme ces réserves évolueront si les peuples, les nations et les régions de l'Europe se mobilisent massivement autour d'un projet social plus juste, d'une réforme des institutions et de l'application du principe de subsidiarité.

À ceux et celles qui hésitent encore entre un statu quo régi par l'égoïsme frileux des États, le maintien du traité de Nice, et la recherche d'un autre modèle politique européen, le Partit Occitan dit : "Votez Oui".

Ce choix dans l'action permettra de desserrer l'étreinte des États-Nations, de s'affranchir de l'emprise du courant souverainiste et d'affaiblir progressivement les nationalismes étroits et réactionnaires. L'avenir de l'Europe est dans une démocratisation plus poussée, décentralisée et fédérale, donnant plus de pouvoir aux régions d'Europe et aux peuples sans État. Le Partit Occitan est conscient de la difficulté de ce combat.

Pour nos régions occitanes, pour une Europe plus democratique, votez Oui ! […] »[13] <mid://00000015/#_ftn13>

À l'UDB comme au POC, on le voit, il s'agit de la forte croyance que l'« Europe », même si le processus de construction en est criticable, même si elle est néolibérale et capitaliste, ira forcément dans le sens d'une plus grande capacité d'expression et de liberté pour les nations minorisées, que l'« Europe » desserrera le « corset français », l'« étreinte des États-Nations ». Là est l'illusion majeure envers l'Europe néolibérale…

Les raisons contextuelles


Les raisons contextuelles viennent de la « gauche française » (extrême gauche souvent incluse) elle-même : quand, au nom d'une laïcité faite nationalisme français, qui confond pratiques linguistiques et communautarismes religieux, des partis ou syndicats de gauche font échouer la nationalisation d'écoles privées (associatives) d'immersion en langues minoritaires, puis votent contre les subventions aux langues minoritaires (… puisqu'elles sont enseignées en écoles privées !), on comprend que la rancœur est grande contre les « partis français », fussent-ils de gauche, qui signifient ainsi aux nations minorisées que la République française est exclusivement (au sens littéral) française et qu'elles-mêmes sont niées, tels des étrangers en leur propre terroir. Cette défiance envers la « gauche française » a été particulièrement nette en 2004 lors du mouvement social « contre la décentralisation ». Une partie de ces courants de gauche ont eu une attitude pour le moins hésitante envers la décentralisation proposée par M. Raffarin, face à un mouvement social ressenti comme « pro-centralisation ». Ajoutons à cela le reniement récent, par deux fois, des socialistes sur la question du département « Pays basque », l'hostilité farouche des communistes et des radicaux de gauche dans l'aspiration nationale corse (indépendamment même de la question des moyens d'action et du terrorisme), et on comprendra facilement que face à une République uniformisante mais point égalitaire, le trouble soit grand. Et cela, justement parce que, contrairement à ce que leur reprochent leurs détracteurs néojacobins, les positions de ces mouvements - rappelons que l'on n'aborde ici que les mouvements de gauche - sont internationalistes, pour le droit à l'égalité de toutes les nations.
La tendance au « oui » dans les mouvances régionalistes de gauche se nourrit donc d'abord des carences de la gauche française sur la question nationale. Même dans la gauche de la gauche, l'internationalisme s'exprime beaucoup plus facilement envers les étrangers (immigrés, etc.) qu'envers ces « autres nationaux » de l'intérieur. Cela est compréhensible : les premiers ne remettent pas en cause l'imaginaire d'une France homogène (confondue avec le principe de la République une et indivisible, qui est pourtant une notion de droit, et non de territoire ou d'identité), alors que les seconds illustrent que la communauté des citoyens de France est plurinationale… D'où la tendance à ne pas vouloir les voir à gauche.

Un traité antidémocratique et antisocial, pour les nations minorisées aussi
Pourtant, comme pour les autres composantes du mouvement social de l'Hexagone dont ils font partie, on peut penser qu'il est de l'intérêt des mouvements des nations minoritaires historiquement présentes sur le sol de la République que le TCE soit rejeté et qu'une nouvelle constitution soit mise en chantier. Il y a trois grandes séries de facteurs de rejet qui devraient pousser en ce sens : des facteurs de portée politique générale, des facteurs de portée économique et sociale, et enfin des facteurs spécifiques relatifs à ces questions nationales.
Les facteurs de portée politique générale sont ceux mis en avant par l'essentiel des partisans d'un « non de gauche » : un traité constitutionnel préparé de manière absolument antidémocratique, sans propositions alternatives, sans élection européenne constituante, présenté tout ficelé et non amendable aux citoyens lors d'une procédure référendaire qui ne laisse plus comme alternative que « oui » ou « non » ; même ainsi, une convention présidée par V. Giscard d'Estaing, dont l'ordre du jour initial ne comportait nullement le « copier-coller » libéral du texte final et dont les membres n'ont pas discuté la totalité du texte soumis au vote ; une constitution qui ne définit pas un cadre juridico-légal général, mais qui, truffées d'obligations et d'interdictions très précises pour les États, descend jusqu'aux détails des politiques économiques et sociales à mener obligatoirement par tous les gouvernements de quelque tendance qu'ils soient ; qui de ce fait, remet gravement en cause le sens même du vote des citoyens privés de tout droit à l'alternative ; une constitution quasi inamendable, puisqu'il faudra l'unanimité des 25 États ; qui est loin d'établir une Europe politique fondée sur un véritable parlementarisme européen doté de l'initiative des lois ; qui oblige les États à augmenter leurs dépenses militaires et fait en pratique de l'OTAN une instance européenne, etc. Ajoutons que cette orientation politique très précise - et de droite - est assénée avec toute la puissance des institutions européennes, des gouvernements favorables et de la majorité des médias, avec l'argument ahurissant selon lequel, puisque, avant le TCE, l'Europe était déjà néolibérale, donc… il faudrait continuer ! Cet argument dévoile, du reste, l'étroitesse du débat politique qui sera offert ultérieurement aux citoyens : on pourra discuter de tout sauf du principal. Cette « manière détestable de construire l'Europe, cette politique du fait accompli, du chantage »[14] <mid://00000015/#_ftn14> qui n'est pas démocratique pour les citoyens européens en général, pourrait-elle l'être pour ceux des minorités en particulier ?
Les facteurs de portée économique et sociale sont ceux relatifs à la nature de ce traité comme ultra-libéral, dont le seul objet réel est l'organisation d'un marché unique « où la concurrence est libre et non faussée » ; qui mène à la privatisation, si non de la propriété, du moins du fonctionnement des services publics, en conformité avec l'AGCS (mais demande d'aller « plus loin » que lui !) ; qui interdit l'aide financière de l'État aux services publics, laissant aux miracles du marché le soin de diminuer les déséquilibres régionaux ; qui interdit l'harmonisation fiscale et sociale et favorise les délocalisations ; qui autorise parfaitement la directive Bolkenstein (cette « délocalisation inversée ») ou une autre de même type ; qui confirme le dogme de l'indépendance de la Banque centrale européenne dont la seule fonction est la stabilité monétaire (chère au seul capital financier) et non l'intégration de la politique monétaire dans le cadre de la politique économique et sociale ; qui ignore complètement les notions de services publics, de laïcité, de plein emploi ; qui ne reconnaît pas le droit au travail (mais le « droit de travailler »), pas le droit à la sécurité sociale (mais le « droit d'accès aux prestations sociales »), pas le droit au logement (mais le « droit à une aide au logement »), pas le droit au divorce (mais le « droit de se marier »), pas le droit à l'avortement (mais le « droit à la vie ») ; qui ne fixe aucun âge pour la scolarité obligatoire mais reconnaît le droit à la gratuité seulement pour la durée de la… scolarité obligatoire ; qui ne définit pas de durée maximale hebdomadaire du travail (une circulaire proposant de la pousser à 65 heures…) ; qui reconnaît le droit de grève… aussi pour les patrons, légalisant ainsi le lock-out ; qui assigne à la politique agricole l'objectif n° 1 d'« accroître la productivité » ; qui met sur le même plan les énergies renouvelables et les « énergies nouvelles » (comme la nouvelle génération de réacteurs nucléaires EPR…), leur antagonisme étant géré par le seul marché. Bref, la constitutionnalisation d'une politique certes déjà à l'œuvre, mais dorénavant systématisée et coulée dans le marbre constitutionnel pour des décennies.
La même politique qui désertifie les campagnes françaises, qui mène à la disparition des services publics dont la pertinence est désormais mesurée à l'aune de leur rentabilité (non seulement globale, mais aussi localité par localité), qui ne laisse subsister que des transports ferroviaires de et vers Paris, qui favorise le tout-camion (puisque l'État n'a pas le droit d'aider le service public à faire les investissements nécessaires) ; qui facilite la spéculation immobilière dans les zones touristiques et empêchent les jeunes de se loger ou de reprendre des fermes (les terres arables devenant subitement « constructibles » avec des prix parfois multipliés par 80) ; bref, cette même politique, que les partis régionalistes de gauche combattent au quotidien, participant ou prenant l'initiative de mobilisations pour la défense des services publics, pour le droit au logement, le droit à la terre, comment pourraient-ils l'approuver à l'échelle européenne et pour des décennies ?

Clarifier les enjeux : égalité ou uniformité, décentralisation ou démocratisation ?

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- 2005-03-11

L'EUROPE LA POSITION DE ROBERT LAFONT MARS 2005


Je me décide, après hésitation, à soumettre à quelques camarades et amis le point de ma réflexion sur le Traité-Constitution européenne. Je le fais à très grand traits :

1 - Au lendemain de la Haye, la construction européenne a été confiée aux États membres suivant les deux données de leur souveraineté inaliénable sur l'essentiel et de la garantie qu'ils offraient d'un soutien du système capitaliste libéral. A partir de là, dans les phases successives de cette construction, divers progrès ont été faits, mais aucun ne mettait en péril cette double assurance. Bien au contraire : la souveraineté n'a cessé de s'inscrire dans des textes de plus en plus clairs et définitifs ( cf. le vote à l'unanimité pour les décisions de fond ); en accord avec l'évolution du capitalisme ( avancée de la globalisation, destruction de la protection sociale, délocalisation ). C'est normal : croire que les États qui avaient les cartes en main allaient ne pas les jouer a tenu d'une naïveté aux limites de la stupidité qui a paralysé l'opinion européenne pendant cinquante ans.

2 - Le traité sur lequel nous sommes appelés maintenant à donner notre avis a une double face : les progrès constitutionnels ou sociaux qu'il comporte indéniablement doivent être considérés comme des appâts couvrant la réalité d'un bouclage, qui pourrait être définitif, sur les deux points capitaux. Ce texte est fait et pensé pour éterniser l'essentiel, alors que la plupart des votants vont voter pour l'accessoire. Le fait que des représentants des parlements aient participé à son élaboration n'est d'aucune garantie : ils participaient eux aussi de la pensée à la fois étatique et néo-libérale.

3 - L'argument du oui à gauche est déplorablement sot. Il consiste à voter non pour le texte qui nous est présenté, mais sur celui, hypothétique, que nous aimerions voir à sa place, en votant effectivement pour le verrouillage qu'il instaure. C'est confirmer l'astuce de la haute faena de VGE.

4 - Autre argument de sottise : craindre de voir nos voix mêlées à celles des anti-européens souverainistes, néo-libéraux et capitalistes de toutes couleurs. C'est encore une fois tomber dans le leurre : même si la crainte est d'un risque vrai , comme c'est probable, on ne fonde pas son attitude sur la malice de l'adversaire, mais sur les précautions qu'on a prises contre elle. Or, dans la discussion casse-tête sur les articles d'un traité illisible, on ne voit pas ses ennemis déclarer avec clarté et simplicité les options qu'ils voudraient défendre. Il manque au débat une ou plusieurs esquisses de constitution contre-traité, largement diffusées.

5 - Dans le cas, très éventuel, d'une victoire du non, nous retombons sur l'exécrable traité de Nice, que rien n'aura aboli, ni remplacé. C'est vrai. Mais il y a une différence essentielle : le traité de Nice n'est pas verrouillé, il est de plus très visiblement bâclé et n'engage au niveau de ses auteurs aucune souveraineté populaire : seulement des gouvernements, tous par élections transitoires. Il " ne tient pas le coup " devant l'opinion citoyenne.On peut envisager sa remise en question. On peut même penser qu'il en sera normalement ainsi.

6 - Au chapitre de la souveraineté, verrouillée par le Traité, la forme intérieure des États ne dépend plus que d'eux. Ce qui veut dire qu'ils sont les maîtres de leur décentralisation ou non, du sort de leurs composantes, régions ou minorités. Voter pour le traité, c'est, compte tenu de l'évolution des gouvernants et de l'opinon, pérenniser dès maintenant en France le régime centralisateur. C'est aussi bloquer en Espagne les questions basque et catalane; et, à terme, dans le cas d'une adhésion de la Turquie, rendre le problème kurde insoluble.

7 - En ce qui concerne la France, le danger représenté par le Traité-constitution est particulièrement grave, le gouvernement Raffarin ayant entrepris au pas de charge les réformes administratives et sociales que la nouvelle Europe confirmera et absorbera ( l'actuelle politque de liquidation des langues " régionales " fait partie du programme ).

8 - Il me semble donc urgent, sous un titre dont la formulation la plus simple serait : " Nous refusons le piège à cons ", de mettre en place et de diffuser :
I - une déclaration solennelle de non participation à cette gigantesque opération de manipulation de la conscience civique (abstention ou non, peu importe);
II - de rédiger un schéma d'Europe unie acceptable pour le civisme, et pour la démocratie sociale et culturelle.

C'est en tout cas ce que je propose aux européistes qui voudront bien.

Robert LA FONT


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- 2005-01-04

POUR UN OCCITAN PHONETIQUE

OCCITAN PHONETIQUE LE DEBAT

Ma dernière news letter le poème "l'Occitanie existe" proposant l'adoption de l'occitan phonétique a créé une petite polémique et un débat voici quelques unes des réactions reçues suivies du poème lui-même et de ma propre position sur le sujet.

Réaction 1
Cher Ben,
Moi, ieu, l'amic de la causa occitana, voli te dire solament qu'es pas solet, dins lo combat de la patria nòstra. De mon fact, soi un partisan de Fontan, mas es de mon estil, perque Fontan era un òme de nòstra geste...
Lo Fontan era un òme plan grand, ai vist lo film del Pno, pensi, cresi qu'aquèla istòria es tanben de nòstra passat e d'avenidor...
Alara Fontan es mort mas existìs l'occitanisme, existìs lo PNO, lo Ressaire a pas volgut ma dintrada al PNO, ai comprès de volontat de continuar un sistemi, mas soi pas contre...
Lo PNO es un avenidor, se vol una dubertura dins la nueit qu'es nòstre pòple Alara, persegui de mandar mon adesion al PNO... Mas ai pas de novèla...
Laurenç GUTIERREZ

Réaction 2
adieu e bona annada
e ben ieu te le revirarai pas lo teu poema, que la fonetica es la mòrt de la lenga, qu'aquò tuariá lo pauc d'unitat qu'Occitània sembla de tornar trapar ara e que lo poder jacobin a ja tuat un còp (diviser pour mieux régner!). "Cal pas tombar dins lor panèl" et tu voudrais écrire vin : bi !!? e ben colhon!
voila pour moi le phonétique peut paraître plus facile mais certainement pas plus juste, et c'est une belge (qui s'est soignée) qui te le dit ten-te fier quand même
Sòfia

Réaction 3
Alavetz perqué n'escribes pas francés en fonetica internacionau tanben ? Arrèsta de desparlar e de har a l'endarrèr (...rit ?)
Tota lenga a son ortografia que sufeish de l'apréner
Bona annada a tu

Réaction 4
JF Blanc
Bonjorn Ben,Soi susprés que coma qualqu'un que comunica ambe lo monde occitanista sonque en francés, propausatz una ortografia de mai per l'occitan. Cela dit, la nétiquette impose de répondre dans la langue du messager. C'est surprenant cette intrusion dans le confusionnisme graphique savamment entretenu par ce que l'on ne peut regrouper que sous une dénomination : anti-occitaniste.
Le système Perbosc-Estieu-Alibert-IEO-CLO a plus de qualités que de défauts :lien facilité avec la langue ancienne et les autres langues romanes, respect de la diversité dialectale, double usage : transcription exacte ou nécessaire normalisation pour l'enseignement. Je me rappelle un refus de traduction de Benedetto (revue Auteurs en scène) n Seriez-vous prêt à utiliser les conventions phonétiques anglaises pour écrire le
français (we mah sir ou oui ma soeur) ? Pourquoi alors passer par la pseudophonétique française pour écrire notre langue ?
Ben coralament,
Bona annada plan granada e acompanhada.

Réaction 5
Adieu Ben,
Quora ai vist lo titre dau tieu poèma escrich ensinda mi volii arrancar lu berris e coma de costuma l'ai liejut fins a la fin l'esper m'es revengut....
Je te traduis : "Ce matin lorsque j'ai lu le titre de ton poème écrit de la sorte il y avait de quoi s'arracher les cheveux et lorsque je l'ai terminé l'espoir m'est revenu...
Si tu veux quelqu'un qui écrive en graphie classique normalisée celle de l'ieo comme à Montpellier, je suis prêt à t'aider.
Mes réferences : voir site http://ieo06.free.fr/
Joan-Pèire

VOICI MON POEME ET MERCI AU TRADUCTEUR
(MAIS PAS EN FONETIK)
Soi ben aquí
Aqueste maitin ai lo moral, torni de Montpelhièr
e ai vist Occitània qu'existisses
existisses malgrat çò que diguères Frècha
existisses dins lo son de ta carrièra
existisses dins lo pastís del canton
existisses dins ton vent d'Autan, ton Mistral, ta Tramontana
existisses dins lo biais de ta prangièra toleranta
existisses perque es "simpla coma un bonjorn"
existisses dins los uèlhs e las popas de Magalí
existisses suls penents de Montsegur
existisses dins ton istòria ambe aquel con de Montfòrt
existisses dins los barris de Carcassona
existisses dins la vista del cuòl de Catarina Segurana
existisses dins lo rap de Loís, Tato, Jali de Massilia
mas atencion
existisses tanben dins l'ors que dormís et
e te desvelhan per te tuar o sai ieu te pòdes transformar
en iceberg sus loqual lo Titanic del poder jacobin vendrà s'espotir
existisses enfin dins l'unitat retrobada dins ta lenga unificada
(cu perde la lenga perde son pais) / (qui pèrd la lenga pèrd son país)
PER TOTES TOS PICHONS que escriuràs lèu un jorn
en occitan FONETIC perque mai just mai facile
vaquí
buon Kalena et linguiste o bulo
diga-me l'amic l'Occitània qu'es
aquò ?



A MOI MAINTENANT
DE DONNER MAINTENANT MON AVIS: IL EST SIMPLE
SI ON VEUT QUE L'OCCITANIE EXISTE IL FAUT QUE SA LANGUE NE MEURE PAS - POUR QUE SA LANGUE NE MEURE PAS IL FAUT QU'A TRAVERS TOUTE L'OCCITANIE ON LA PARLE ET QUE L'ON L'ENSEIGNE ET QU'ELLE SOIT PRESENTE DANS LES MEDIAS-
POUR QU'ON LA PARLE ET QU'ON L'ECRIVE A TRAVERS TOUTE L'OCCITANIE IL FAUT QUE LES OCCITANS SE METTENT D'ACCORD SUR UNE INTERCOMPREHENSION D'UNE MÊME LANGUE ET QUE LES ENFANTS APPRENNENT LA MEME ORTHOGRAPHE- IL FAUT PAS ECRIRE "LO" ICI ET "LOU" AILLEURS - L'ACTUELLE SITUATION EST QU'IL Y A MORCELLEMENT DE L'OCCITAN EN NIÇOIS, PROVENÇAL, LANGUEDOCIEN, GASCON ETC ET BIEN QUE LA DIVERSITE SOIT UNE CHOSE POSITIVE POUR UN MONDE OU CHAQUE LANGUE A LA TETE HORS DE L'EAU ICI IL S'AGIT PAS DE DIVERSITE MAIS DE DILUTION VOULUE PAR LE POUVOIR JACOBIN D'UNE LANGUE EN SOUS DIALECTES.
LA SOLUTION POUR SAUVER L'OCCITAN DE CETTE DILUTION CERTAINE EST DANS LA PRISE DE CONSCIENCE POLITIQUE. IL FAUT QUE TOUS LES OCCITANS DECIDENT ENSEMBLE D'UNE POLITIQUE LINGUISTIQUE COMMUNE LA PLUS PRATIQUE, LA PLUS FACILE, LA PLUS ENCLINE A SAUVER LA LANGUE ET A ETRE ENSEIGNEE DANS LES ECOLES ET SUR LES MEDIAS.


Tout ceci n'est pas impossible
Atatürk Pacha a changé non seulement l'écriture, mais aussi l'orthographe et il a phonétisé le Turc. Les Allemands font des réformes, les Anglais ont opté pour une politique empirique la langue Arabe se réunit et s'unit autour d'un Arabe télévisuel. Le Québec a vite abandonné le Joal dialecte pour un français Pourquoi l'Occitanie dirait-elle non à une réforme pouvant lui permettre de survivre ? Reprenons donc la proposition de François Fontan qui me semble logique
De se réunir et de décider d'une politique linguistique commune

VOILA C'ETAIT MON AVIS JE PEUX ME TROMPER
MAIS JE VOUS LE DONNE

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- 2004-11-08

POUR LA LANGUE (DE NISSA)


POUR L’EMANCIPATION DE LA LANGUE D’OC DANS TOUS SES DIALECTES ET POUR LE VOTE D'UNE LOI-CADRE SPECIFIQUE
Depuis 50 ans, se développe la découverte des spécificités régionales. Où en sommes-nous donc actuellement?
Aujourd’hui, 90% des militants et sympathisants de l'espace de langue d’Oc se réclament du concept d’occitan, seuls quelques isolés, en Gascogne ou en Provence, ainsi que quelques niçois, s'obstinent dans un repli localiste en affirmant la pluralité des langues dOc et, à Nice, en proclamant le niçois comme langue à part !..
On assiste en même temps à un retour du jacobinisme culturel pur et dur, certains courants politiques cherchant à s’opposer à l’enseignement des Langues dites régionales.
il parait légitime de se demander s’il n’y aurait pas un lien entre ces deux comportement et si la négation de l’unité de la langue d’Oc ne ferait pas le jeu de l’impérialisme jacobin
1)UNITE DE LA LANGUE D’OC
Les notions de langue et de dialecte sont très floues et la linguistique est incapable, à elle seule d’en donner une définition claire. Si les dialectes sont d’évidence les différentes façon de parler une même langue (il s’agirait essentiellement de variations phonétiques), la langue se définirait par un critère pratique, celui de intercompréhension.
Les dialectes du “Comté de Nice”, sont la preuve vivante de la langue d’Oc par delà ses pseudo -frontières régionales.
Il n’existe pas d’unité des parlers du “Comté de Nice”... les parlers gavouots ne sont pas provençaux mais dauphinois la vallée de la Roya subit des influences piémontaises et liguriennes.
Dans les vallées du Paillon — qui forment pourtant l’environnement naturel, démographique et économique de Nice — les variations phonétiques sont très marquées, bien que non fortuites, puisqu’elles obéissent à des lois rationnelles que devront mettre à jour la dialectologie, l’histoire et la sociologie.
On pourrait même soutenir qu’il y a plus de points de différence entre nissart et escareasc qu’entre nissart et provençal rhodanien et que certains traits rapprochent le lucéramenc du languedocien et l’escaramenc béarnais. La variété dialectologique de la langue d’Oc est plus riche qu’on ne pourrait le croire mais en même temps elle recèle une véritable unité puisqu’elle semble se jouer de l’éloignement géographique.
De plus, si l’on refuse la notion de dialecte, tout parler est une langue et si le niçois de Nice-Ville en est une, au nom de quoi refuser cette qualité au vésubien parlé sur un territoire bien plus étendu? Ineptie !...
Ainsi ceux gui refusent d’affirmer l’unité de la langue d’Oc sont ceux qui n’ont jamais parlé avec des occitanophones d’autres régions ou même d’autres villages. Contre toutes les théses malhonnêtes, les occitanistes démontrent le mouvement en marchant : Mistral n’était pas un linguiste mais son parler rhodanien lui permettait de se faire comprendre de tous et c’est de cette expérience pratique qu’il a tenu compte au point que refuser l’unité de la langue d’Oc c’est se placer en dehors du mistralisme ou en proposer une version révisionniste. Ajoutons que d’un point de vue stratégique, il est évidemment préférable d’être le plus grand nombre possible à mener une lutte et c’est certainement ce qui gêne le plus les jacobins : reconnaître l’existence d’une langue d’Oc c’est admettre sa valeur culturelle, au contraire, la morceler c’est la réduire en patois formes d’expression limitées empêchant l’homme d’accéder à l’universel. Donc le refus actuel de l’unité de la langue d’Oc est une stratégie inspirée par le jacobinisme- centraliste-parisien. Au contraire, le regroupement unitaire de la langue d’Oc est capital pour faire voter cette loi-cadre.
2)QUE FAIRE ?
Nous avons parlé plus haut de lutte, plus justement il s'agit maintenant de préciser en quoi consiste ce combat.
On dira pour simplifier que nous voulons parler notre langue mais cette définition est insuffisante. Dans une situation de diglossie où une langue est considérée comme inférieure et réservée à des usages triviaux la conquête de cette langue ne peut pas être une simple permission, elle doit être une réparation historique : ce que la politique a fait la politique doit le défaire. Après tout, même le pape a reconnu les erreurs de l'EgIise.
Cela suppose un enseignement obligatoire de la langue, de la littérature et de l’histoire de notre pays et une autorisation d'emploi de cette langue dans la vie publique. Pour cela il faut de toute évidence une modification de I'article 2 de la constitution, permettant une ratification rapide de la charte européenne des langues minoritaires ainsi que le vote d'une loi-cadre pour la langue d'Oc. Tout cela est aisé et on comprend mal pourquoi la France serait le seul pays occidental à en être incapable. Alors les différents dialectes pourront s’épanouir à leur gré et sans opposition. Ajoutons enfin que nous n’avons rien à prouver et surtout pas de gages à donner. Certes, nous pouvons démontrer — et nous l’avons fait ici même il n’y a pas longtemps - que le peuple occitan est un des plus démocrates au monde, le plus féministe le moins xénophobe, mais nous donnons là de mauvaises habitudes à nos contradicteurs. L’existence ne se démontre pas et n’a pas à se justifier et nos revendications sont respectables même si elle ne paraissent pas à certains politiquement correctes.
3)L'EUROPE
Le Comportement de la France face à l’Europe est la meilleure preuve de la malhonnêteté intellectuelle de ses dirigeants. Le jacobinisme culturel doit assumer une contradiction : demander pour soi ce que l’on refuse aux autres. Pourquoi l’exception culturelle concernerait-elle seulement la culture française et pas la culture occitane ? (culture de langue d'Oc...) d'ailleurs la France a un comportement pédagogique très dangereux pour sa propre culture en contraignant (pour des raisons parait-il techniques ) la majorité des collégiens à choisir comme première langue l’anglais, actuellement véhicule d’une culture impérialiste et aliénante, au détriment d’autres langues soit latines (espagnol) soit plus parlées dans le monde (chinois) soit plus intéressantes culturellement (berbère) Et on reproche aux occitants de ne pas s'ouvrir sur le monde!!
Les conséquences du jacobinisme culturel sont connues de tous les occidentaux qui ne ratent pas une occasion de ridiculiser la France (qui donne des verges pour se faire battre) : non seulement les petits francais sont pIus nuls en langues étrangères et en géographie, mais encore les français sont les seuls à déformer systématiquement noms de personnes et noms de lieux, affichant ainsi leur profond mépris de tout ce qui n’est pas parisien!!
C’est donc le jacobinisme culturel qui entraîne la fermeture sur les autres et la France jacobine refusera touiours de jouer le jeu européen. L’Europe ne se fera dons pas sans passage obligé par un statut d’autonomie minimum de ses régions naturelles comme la Catalogne. le Val d’Aoste, l’Alsace, Piémont, Sardaigne - - -
Ainsi les valeurs spécifiques de la république jacobine ne sont pas nécessairement des valeurs démocratiques : la raison se veut universelle et la contradiction est une preuve de mauvaise foi. Refuser d’entendre l’autre rejeter- hautainement - les arguments contraires c’est mépriser à la fois la vérité et l’homme. Or cette vérité c’est que les peuples les plus ouverts sur Ie monde et sur les autres sont ceux qui possèdent une culture propre, originale et assumée : le combat de l’avenir ce n’est pas l’uniformisation mais l’acceptation des différences culturelles pour un enrichissement mutuel. Dans cette lutte, il n’y a pas de place pour des élucubrations nostalgiques par méconnaissances historiques.
Signataires
Fruchier - Giraud - Matalo - Cordier . contact 04 93890265

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- 2004-10-24

IN ENGLISH LIBRTY FOR OCCITANIA

For a federal and democratic Occitania

The Occitan Nationalist Party (P.N.O.) was founded in Nice in 1959 by François Fontan in a very specific political context: The French State headed by General De Gaulle was about to accept the inevitable decolonization of Algeria. The division of the world in two blocks was beginning to show a few cracks. Stateless peoples, such as the Occitan people could finally consider asserting their existence again. Since that time, the international context has changed quite a lot. The prospects are becoming brighter for them. More than 40 years later, it is important to take stock of the situation and to explain our objectives to put a stop to the unreliable ravings of all those who, up to now, have not been brave enough to join our party or who left it for failing to understand its raison d’être and its evolution (1).

Obviously, one of the major changes that occurred in the world was the end of the communist mirage. It held sway over a major part of the planet and collapsed for the benefit of democratic liberalism.
Another major change is the organization of Europe. It is no longer a mere understanding between Germany and France under an Anglo-American hegemony as it was originally. Such an arrangement left practically no room for Europe’s other nations, in particular stateless ones. Europe has been enlarged and has become, so to say, federal. The impending integration of new States from Eastern Europe should contribute to strengthening this federalism to such an extent that today’s Occitan regions can seriously claim to play a not insignificant role in this new Europe. Consequently, Fontan’s critique of and opposition to a centralized European construction have become practically groundless today. The Occitan Nationalist Party today is clearly in favour of a federal Europe gathering peoples rather than former imperial States. This is perhaps the most far-reaching change in the party’s strategy for independence. The independence we put forward hinges on a new, decentralized and enlarged European construction. To put the whole thing in a nutshell, we demand the same representation in Brussels as the other European nations.
Another global change is the emergence of new clashes of civilization, in particular between Muslim fundamentalists and Western democrats. Occitania being an essentially Mediterranean country, we are at the furthermost bounds of the Western world and the so-called Muslim world. The presence on our territory of a sizeable North African immigrant population about to become integrated into French mainstream society and the attachment of populations, a part of which hailing from neighbouring countries, to Christian traditions, make it necessary for us to be open-minded and tolerant and to condemn any form of fundamentalism.
Another change that affects us is the regional organization of the French State. Since the enactment of the so-called Defferre regionalization laws, regional councillors are now elected by universal suffrage. This new democratic power compels and will increasingly compel the Parisian State to delegate powers to the Occitan regions. It looks as if the French State wanted to reorganize itself on a regional basis to forestall and avoid the rise of Corsican, Catalan, Basque, Breton, Flemish, Alsatian and Occitan nationalisms, not to mention the people from French overseas territories who are finding it harder and harder to bear French hegemonism. In a sense the Parisian State is pulling the rug out from under our feet. Many Occitan people among our elected representatives seem to be satisfied with such half-measures.
But at the same time, it is an indirect way of recognizing the Occitan problem. Occitan nationalism tends to become a state issue.
On the other hand, Occitania’s economic and cultural situation has changed. Occitania is no longer the French desert of the 1950s. It has become a group of developing regions. Concurrently, Occitania’s cultural realities have taken shape. On the plus side, people have become aware of the Oc language even if unconscious use within the family has declined. There may be fewer and fewer Occitan men and women who speak the language on a everyday basis but there are more and more cultural achievements that contribute to its survival: calandretas (schools that provide immersion courses in the Occitan language), bilingual classes in state schools, musical or theatre groups, language courses, newspapers, books on the Oc language or in the Oc language are growing in number... In a word, Occitan activism has reached the grass roots level.
The Occitan Nationalist Party has become the tip of an iceberg made up of countless achievements. I
Needless to say, it draws its inspiration from them but by its very existence it enhances their value and gives them meaning. The Occitan Nationalist Party is no longer based on a single man’s thought. Although François Fontan’s ethnist thought remains essential for us, the Occitan Nationalist Party is a place where a whole group of men and women who take an active part in the building of an Occitan society gathers and thinks along the same lines. Being aware of all these changes, it is only right that we should be more specific about the minimum conditions to join the Occitan Nationalist Party.

I. Recognizing the Occitan linguistic group as a national language.

The Oc language is not a mere cultural reality that is cut off from economic and political realities. In all its variants, it is the sign of an original national reality. Any language is the most concrete and obvious element of a combination made up of a history, an economy, a way of life. Each language is the instrument of a specific civilization, which is at the same time very complex and original. The Occitan language in particular, which is illustrated by the troubadours’ numerous writings, has exerted an influence all across Europe. However, it cannot be mistaken for its Latin neighbours: Italian, Spanish, Catalan and even less French. It is both unique and very diverse. Each of its dialects: provençal, languedocien, gascon, auvergnat, vivaro-alpine or guyennais should be recognized as equally worthy.
Faced as we are with the unceasingly growing domination of the French language, we should have united and federal linguistic demands and not condone any hegemonic claim of one of its dialects. This involves respect for spelling and grammar uses while seeking what unites us. Being a member of the Occitan Nationalist Party means we should be on the side of all those who intend to illustrate and give life to Occitan culture, in particular our artists and writers.
We are on the side of the Félibrige, the main cultural organization of the Occitan country by the number of its activists and the quality of its writers. The Félibrige, founded by Frédéric Mistral from Provence in 1855 was the first modern national movement of the Oc countries. A position it still occupies. We are on the side of the Institute for Occitan Studies (I.E.O) when, for example, it promotes the most nationalist of our writers, Joan Boudou from Rouergue.
We are on the side of the countless number of all those who, without belonging to an organization, voluntarily lead societies for the promotion of the Occitan language in our villages and the neighbourhoods of our cities. To join the Occitan Nationalist Party it is not necessary to be fluent in one of the dialects of Occitan. In that respect, it is of paramount importance to have the right attitude and to commit oneself to learning the language as soon as media and teaching conditions will allow it. Let just admit that the Oc language is the fundamental sign of our nation. Considering that most Occitan people are mainly French speakers, we should deliberately seek to convince them in French without neglecting our language whenever it is possible.

II. How to be at the same time nationalist and internationalist.

Every living language, whether it is still spoken or it was recently spoken, is the sign of the existence of a nation. As Fontan wrote:" each language permits to determine the existence and the limits of each nation in the world”. Language is the only true distinctive criterion of a nation. This definition of the nation has to do with a new conception bearing the name of ethnism or scientific nationalism. It consists in demanding independence and constantly increasing cooperation between thus defined nations.
Consequently Occitan nationalists are on the side of all those who demand the independence and the unity of their nation on linguistic criteria.
We do not intend to lead such a fight on behalf of the others but we should draw our inspiration from their fight. That is what we mean by being internationalist. We draw our inspiration from the Catalan, Basque, Welsh, Scottish, Quebec and Israeli examples just as the examples of all the nations that manage to combine independence and democracy.
We are part of this global evolution aimed at putting an end to the hegemony of a few major civilizations for the benefit of the some two hundred big nations that make up mankind.
By suggesting solutions to confrontations between peoples, we act as peacemakers and humanists. The kind of progress we believe in is based on respect for all the nations and constantly growing cooperation between independent nations.
Faced with the threat of Muslim fundamentalism for all the peoples of the world we must first specify that we are opposed to a purely religious definition of the nation. There may not be peoples without religion but religion is not enough to determine a nation. Religion is only one of its parts. In the course of its history, Occitania suffered too much because of religious intolerance for us to keep silent on the subject. While we should respect Islam as a religion, we reject any notion of Muslim fundamentalism. It means that we have to forge cooperation links with all the nations that adopted Islam and are the victims of Arab imperialism (Berbers and Kurds for example) We have to forge links with all the other peoples that are threatened by Arab imperialism (Israelis, Copts or Arameans for example). In the same way, we have to forge links with Arab political forces that have no imperial aims.
On the other hand, faced with an Anglo-American hegemonism whose economic and cultural power tends to assert itself in Occitania just like everywhere in the world, we should not be deluded by the mirages of its mega power and maintain a wait and see attitude
We know that the American melting pot has its limits and that the country is threatened with a break-up in the long range. Until now, however, the United States has granted each of its ethnic groups relative freedom to organize themselves. Their adopting a federal system of government allows us to foresee significant possibilities of self-assertion for each of its peoples. By exporting or imposing their democratic and liberal principles throughout the world they can limit the damaging effects of state centralism, which deny peoples’ rights.
With this democratic mission major clashes of civilization are to be expected
The development of national liberation movements on a cultural and democratic basis is a means to prevent conflicts or at least to limit their effects.
Faced wit this new deal, Occitan nationalism can play a not insignificant role by setting an example and suggesting solutions for apparently inevitable ethnic conflicts. This is what we mean when we say that our nationalism can really be humanistic.

III. Giving Occitania the means of its independence.

1. By constituting a sociological majority.

Because of its history and its cultural dimension, the Occitan people is deeply attached to democratic values and we intend to obtain its independence through peaceful means.
This means that it is essential that a sociological majority should emerge within it in favour of its liberation. This can only be achieved by a coalition of national classes, that is to say an understanding between salaried workers, small property owners, heads of firms and we cannot but call our new white-collar managers (regional officials or high-level technicians). It is because it is in their sociological and economic interest more than by cultural interest that a majority of Occitan people may commit themselves to liberating Occitania.
Occitan activism can be a factor of progress for heads of firms and their staff inasmuch as
they will liberate themselves from the shackles of an onerous or even useless Parisian bureaucracy.
Small Occitan property owners (farmers, craftsmen and shopkeepers) who are overburdened with contributions will see it as a way of drastically cutting them.
Regional officials will consider the growing clout of Occitan regions as an opportunity to put their skills to better use. This coalition in the world of work will bring about a new economic development that, incidentally, has already begun with regionalization.

2. By increased regionalization.

The independence of Occitania as we see it is unlikely to occur abruptly, it will necessarily be a step by step process, through progressive delegations of power by the Parisian State to the Occitan regions. Even if we think that each step is insufficient, we will have to approve it.
We are in the situation of a semi-colonized country in the heart of Southern Europe. This will not enable us to carry out an all-or-nothing policy.
We cannot but act in a pragmatic way.We therefore have to focus on the preliminary conditions of independence. The Scottish, Quebec and especially Catalan models will be used to show us the way.

3. By a regionalized and unifying Occitan nationalism.

Even though we question the current division of Occitania into regional constituencies (Provence, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Limousin, Auvergne and above all Rhône-Alpes, which sidelines the Occitan departments of Drôme and Ardèche), we are considering establishing an Occitan power within those regions. Our fight is bound to be regionalized to take the size of Occitania into account. We should remember that the surface area and the number of its inhabitants make Occitania the biggest colonized nation in Europe. Each of our regions, which are to gradually become masters of their fate, cannot be cut off from the world. Cooperation between Occitan regions will soon become necessary; we will contribute to it to the best of our abilities. We are therefore heading for an Occitan federation of autonomous regions to become the Occitania of tomorrow. Such a federation of Occitania will be able to become a full-fledged member of the European confederation.
Such is the independence that every Occitan nationalist activist can finally seriously consider. An independence that is a far cry from any autarky and will enable us to exchange with all the nations of Europe and the world without obeying the never-ending Parisian diktats. An independence that will be achieved in an entirely democratic manner. A real and very concrete independence aimed at improving the living standards of people of Occitan stock but also of Occitan people by adoption, who are willing to share our economic, cultural and political fate. François Fontan’s thought on which the PNO rests, for the most part, has been criticized by some for being fascist and by others for being leftist. There is no way it can be reduced to any current of thought dominating right-wing and left-wing ideologies. The PNO’s thought is a new thought based on a critique of the false right-wing nationalism, a radical critique of marxism as well as a positive appreciation of psycho-analytic thought. To sum up, let us say that the PNO hinges on a cross-disciplinary thought compared with all the previous ideologies.

Jaume RESSAIRE (2003)



(1) Let’s unite to build Occitania, a country that is only too eager to live

LIEN : ...

- 2004-08-01

VOICI LE TEXTE QUE J'AI ECRIT SUR LE GRAND MUR DE LA VILLA ARSON POUR LEXPO SHAKE SUR IDENYITE ET NATIONS
MUR VILLA ARSON (NICOIS)


D'aqueu temps, Ben venguet a la Vila e diguet : enfin una esposicion sus l'identitat et la nacion, un subject que mi pilhet la testa despi 40 ans
Es un not da destortilhar de la contemporaneitat dins lo monde d'encuei qu'es pas que de decoration e ieu qu'ai tot un barri sus de que poadi escriure cen que pensi dau subject esperi de non estre troup dins le neblas mas vequi cresi que l'umanitat es una mas si divide finda en comunautats qu'an toti una lenga e una cultura difenrenti...

Podem compendir, non cau aver l'espavent dei mots : se estre nationalista es per du baudo, si batre per aver lo drech de gerar lo sieu destin contra l'opression de la sieu cultura et de la sieu lenga par una autra cultura, es voler estre si-meme dins lo respiech de l'autre sieu nacionalista

ET EN ANGLAIS

IN THOSE DAYS BEN CAME TO LINZ AND SAID
humanity is one, but is divided into communities having all a language and a culture of theiR own and all are entitled to the survival of their culture and their language. The linguistic and cultural diversity of mankind is of an incomparable richness.
The policy of assimilation and integration, the disappearance of a linguistic cultural population is not a good thing; on the other hand free exchanges between cultures is essential
for each culture to progress

the minority communities like the Britons the Basques, the Kurds, Karens, the Planks, Soarbes, the Occitans of Nice the SlovËnes of Carinthia etc located on the territories of current States nations must have the possibility of deciding their own political and cultural destiny in the respect of the other people, cultures, languages.

With regard to the contemporary art the concept of contemporaneity in art does not belong exclusively to the artists of the ten dominant ethnical groupes groups, but to all the artists of all the cultures languages in this world who seek and bring newness in 2004 to the cultural history of
their people.

In all actual national States, the linguistic immigrant minorities living in the large cities must have access to the teaching of their language and culture and particpate in the municipal decisions concerning local daily
life

Everywhere in the world where official STATE BORDERS were created artificially resulting not from the reality of the culture and language of people which live there but from arbitrary decisions resulting from colonial and imperialistic conquests, it must be possible to recompose new borders taking into consideration linguistic realitys , so that no people are
obliged to undergo oppression
Ben 2004


LIEN : ...

- 2004-08-01

OCCITANIE ET PEINTURE


Les individus sans les peuples n'existent pas ou
Pas d'art sans peuples
ou C'est AUSSI la géographie qui décide du sujet


Certains croient qu'un paysage peint ressemble à un autre. Ils croient aussi que manger une chose ou une autre c'est pareil. Que parler une langue plutôt qu'une autre c'est la même chose du moment qu'on communique.
Ils ont tort à 100 %
Un paysage d'oliviers chez les Esquimaux c'est de l'exotisme ils se demanderont : qu'est-ce que
cet arbre ?
Il n'y a pas d'ailleurs pas de paysage proprement européen.
Donc voici une exposition de paysages de Provence sentimentaux, romantiques.
Certains vont chercher à juger les tableaux à partir de l'esprit créateurs des peintres individus. elle existe mais il y a aussi l'esprit createur du peuple de la region dans cette exposition ce qui parle c'est un peuple. Ces tableaux ce sont des mots en occitan.L'huile se dit "l'oli"et l'olivier n'existe pas au de sus de la loire
L'artiste croit souvent être seul au monde. Seul à créer, seul face aux autres. Cela est faux.
"L'artiste sert à donner un sens plus pur aux mots et aux images de sa tribu." Albert Camus.
L'art c'est l'acceptation des différences, c'est l'opéra Italien, c'est Wagner, ce sont les chants Maoris, c'est une berceuse Corse, c'est une aubade occitane.
Ce qui signifie que si l'artiste n'existe pas avec ce qui compose son identité c'est-à-dire la mémoire de son groupe, l'art n'existe pas non plus. Si Baudelaire n'avait pas été Français ni Dante italien, il n'y aurait eu ni Dante ni Baudelaire car sans leur langue il n'y a nulle place pour leur génie créatif.

Aucune création n'est spontanée on ne crée pas à partir de rien. Le style, c'est la manière d'un peuple de se répéter sur le plan formel. Cette répétition a pour but d'affirmer, de souligner et de garder en mémoire la différence. Elle passe par la langue, la musique, les formes (architecturales, etc.), la cuisine, ainsi que la peinture. Quand le peuple catalan danse la sardane interdite par Franco, c'est son "style" qu'il défend. Quand Nîmes vibre dans ses arènes pour l'art tauromachique, c'est également un peuple qui souligne sa différence.
En musique, on admet très vite l'évidence : chaque peuple a ses rythmes et son tempo.
En peinture, c'est plus difficile à appréhender car l'avant-garde (objet de consommation des riches) baigne dans le cosmopolitisme.
Néanmoins, même dans une telle situation, les différences qu'on observe entre artistes portent la marque des identités culturelles. Ainsi, Tapiès et Miro, qui pendant longtemps ont fait figure de représentants d'une Ecole de Paris, revendiquent aujourd'hui leur identité catalane.
Il en sera de même pour tous les paysagistes.

Ben 1995




LIEN : ...

- 2004-05-11

L'OCCITANIE SE REVEILLE ?

ON DIRAIT QUE L'OCCITANIE COMMENCE A FAIRE PEUR
MA NEWS LETTER EN FAVEUR DE LA LISTE REGIONALISTE OCCITANE CATALANE BASQUE AUX PROCHAINES
ELECTIONS EUROPEENNES. MA ATTIRE UN GRAND COURRIER POUR ET CONTRE EN VOICI UNE PARTIE SI VOUS N'AVEZ PAS LE TEMPS DE LES LIRE ALLEZ SUR LE SITE( ETHNISME .COM) A ACTUALITES OCCITANES

POUR

Freche a Montpellier qui dérape et dit . 'Nous savons tous que l'occitan et le catalan sont des patois dérivés du latin'
Non Freche n'est pas tombe sur la tete il a simplement peur
PAUL

ENSUITE
HENRI GIORDAN QUI JOUAIT LES FIDELES DE MITTERAND QUAND CELUI CI NAS PAS TENU AUCUNE DE SES PROMESSE ENVERS L'OCCITANIE SEMBLE AUJOURD'HUI CHANGER D'AVIS
CAR JE LIS SUR MON EMAIL LE TEXTE SUIVANT

Exigeons que les propos ultra jacobins et réducteurs de Freche contre l' Occitan et le Catalan,Président PS( PS-Verts-PC) de Région L-R soient désavoués par les Verts-surtout par le Vert Onesta(vice-pres.depute du Conseil Européen) qui raccolle actuellement dans les rangs des régionalistes pour barrer la route à une éventuelle liste autonome oc-catalano-basque.Mais surtout que ces propos discriminatoires soient désavoués par l'ensemble des partis et association d'Oc,de Catalunya et d'Euskadi(en particulier les instances fédérales du POc,de la Felco et de l'IEO où certains se sont félicités d'avoir soutenu la liste Frèche!! Non au négationistes et à leurs alliés.Exigeons des excuses,nous demandons aux Peuples d'Oc de Catalunya et d'Euskadi de ne pas voter pour les listes Vert(e)s et PS aux européennes. Le texte fondateur de Res-Publica a été revu en conséquence,eu égard aux événements. Le voici à nouveau dans son intégralité.
>M-P.A pour Res-Publica

Henri Giordan
Ancien Directeur de recherche au CNRS
Vice-président du Groupement pour les Droits de Minorités
61, Traverse des Eaudes,
30250-Villevieille (France)

MAIS IL N'Y A PAS QUE FRECHE QUI AS PEUR IL Y A AUSSI LABOUYSSE QUI PREND POSITION CONTRE LA LISTE DU PNO
(LA PREUVE QUE CETTE LISTE DÉRENGE )

lettre de Georges LABOUYSSE Responsable d'INFOC (revista d'Actualitat Culturala Occitana)

Oui je suis contre une liste sans perspective et qui se coupe de tous ceux qui se décarcassent autrement que par des discours intégristes... Désolé camarade, mais cela fait bien 40 ans que je milite pour les objectifs que tu décris ci-dessous...et j'en ai marre de voir les occitans recommencer tous les 10 ans les mêmes conneries qui font rire les Jacobins de tout poil! Je ne vois pas comment le PNO, en solitaire, (même avec Lacour pour
financer! + quelques individualités basques ou catalanes) pourra "imposer une Europe fédérale et décentralisée, (avec 1 ou 2% des votes exprimés) et par notre présence (où? au Parlement?) participer à une construction européenne où nos langues et nos cultures seront respectées et promues"...Ceux qui prennent la responsabilité d'une telle "cagade" savent-ils au moins qu'il faut entre 8 et 10% pour avoir un seul élu? ...conséquence d'un charcutage des circonscriptions par le PS et l'UMP. Savent-ils ces braves gens qu'il existe au Parlement européen un groupe d'élus "des peuples sans Etat" (ALE Parti des Peuples d'Europe) et qu'il forme avec les Verts d'Europe le 4° groupe de ce parlement? Savent-ils que la France de par sa politique de bi-partisme n'a aucun élu des peuples de France au parlement européen? Savent-ils qu'un accord a été conclu et une liste constituée entre Gérard Onesta (vice-président du parlement et décentralisateur pratiquant), les Verts et les 3 composantes des "peuples Occitan, Catalan et Basque" pour l'élection du 13 juin et pour travailler au niveau européen à l'avancée de nos revendications? Savent-ils que leurs tribulations peuvent faire échouer ce projet...pour le plus grand profit des ultras centralisateurs du PS et de l'UMP? Que fera Lacour pour faire avancer nos revendications après le 13 juin, puisque de toute évidence il sait bien qu'il n'a aucune chance d'être élu avec la forme du scrutin actuel? Alors pourquoi ne pas réunir toutes nos forces militantes occitanes derrière Onesta...comme nous l'avons fait aux régionales avec l' "Alternative en Midi -Pyrénées" où jamais les questions occitanes n'avaient été autant débattues jusque dans des milieux politiques insoupçonnés, et aux cantonales où le candidat du Partit Occitan a réalisé 10% à Toulouse grâce à la lisibilité du
message occitan dans l'alliance? J'attends une réponse positive qui m'encouragerat à continuer le combat
occitan...

Georges LABOUYSSE
Responsable d'INFOC (revista d'Actualitat Culturala Occitana)


MAIS VOICI UN AUTRE TEXTE QUI PROUVE QUE DE VOIR LES BASQUES CATALANS ET OCCITANS S'UNIR FAIT PEUR

OBJECTIFS DU COLLECTIF RES-PUBLICA OCCITANIA ,CATALUNYA & EUSKADI.

FONDER UNE REPUBLIQUE OCCITANE, CATALANE ET BASQUE ,AU SEIN DE LA COMMUNAUTE
EUROPEENNE .

Rétablir les droits linguistiques culturels et économiques de ces trois peuples ,bafoués par l'hégémonie de certains états .Entretenir des relations >d'échanges,de paix et d'amitié avec toutes les autres nations .Exiger l'arbitrage de l'O.N.U.et des sanctions pour violation des droits
internationaux,et entrave à leur stricte application,(en particulier ausujet de la France qui refuse de ratifier la Charte Européenne des languesrégionales) Occitania,Catalunya et Euskadi au fil de l'histoire ont payé le prix du sang pour exister dans la dignité,notamment contre le fascisme en Europe.En conséquence ,toute déclaration -notamment lorsqu'elle est proférée par une
>instances administrative institutionnelle- visant à occulter ces épisodes douloureux ,ou à réduire par des propos discriminatoires et xénophobes l'existence historique de ces peuples et de leurs cultures constitue un délit de négationisme,passible d'etre traduit auprès de la Cour Européenne des droits de l'Homme,ou à défaut par une instance internationale de justice. L'Occitan ,le Catalan et le Basque, sont des langues à part entière et non des patois. Les propos réducteurs ,sur l'occitan et le catalan, tenus en Languedoc-Roussillon(rapportés par la presse,l'Indépendant édition du 8 mai Yann Marec),en séance plénière de Région du 29 avril par Georges Frèche sont des propos insultants à l'égard des Peuples Catalan et Occitan. Ces propos -s'ils s'avéraient exacts- de la part de ce Président de Région qui jouit d'une réputation d'érudit en la matière ,nécessitent pour le moins quelques solides explications à défaut d'excuse et de réparation.
Cette République comportera trois entités linguistiques sur la totalité de
leurs territoires, avec notamment le rattachement du Piemont italien,et du Val d'Aran aux 32 départements français d'Occitanie .Le rattachement de la Généralitat de Catalunya ,à celle du Nord en France.Et,l'unificationtransfrontralière Nord-Sud du Pays-Basque,en un seul pays.Le français sera
appris à l'école et conservera ses prérogatives, au sein de la République ,ainsi que le castillan et l'italien;chaque région ou pays mettra en placeune politique cuturelle et linguistique, visant à rétablir dans ses droits l'usage de l'occitan, du catalan et du basque. Chacun(e) de ces pays (ou régions) fonctionnant,d'une manière autonome et constituant un directoire chargé d'élire un gouvernement qui aura pour mission d'appliquer une politique commune,dans le respect du droit institutionnel des Peuples,et en harmonie avec les directives européennes et internationales.
M-P.A pour Res-Publica 8 mai 2004
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POUR EN SAVOIR PLUS ECRIRE A
<henri.giordan@wanadoo.fr>

PUIS IL Y A AUSSI CE TEXTE SERIEUX ET SURPRENANT DE CLARTÉ


L'AGENDA 21 DE LA CULTURE UN TEXTE FONDATEUR.


Les 7 et 8 mai à Barcelone, le Forum mondial des autorités locales devrait adopter " l'agenda 21 de la culture ", un texte hautement symbolique et pas seulement...

" L'idée de rédiger un Agenda 21 de la culture vise à apporter des réponses aux enjeux auxquels l'humanité doit faire face en ce XXIe siècle dans le domaine du développement culturel. " Le Forum mondial des autorités locales, qui se tient à Barcelone les 7 et 8 mai prochains, à la suite de Porto Alegre, devrait adopter un texte fondateur extrêmement important, qui manifestera un engagement des villes et des gouvernements locaux en faveur du développement culturel. Cette initiative part d'un constat partagé : la culture " assume un rôle central dans la mondialisation, mais avec une carence en instruments de débat public. Il est donc urgent de mettre en oeuvre des accords prévoyant des actions en faveur de la diversité culturelle et de l'ouverture des différentes cultures sur les autres, tout en soulignant l'importance de la créativité et de la participation culturelle de chaque être humain. "
" La diversité culturelle est le principal patrimoine de l'Humanité ", précise le texte qui sera soumis à l'approbation des villes signataires. Ce texte, qui s'appuie notamment sur la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, ne manquera pas d'avoir de fortes implications, y compris au sein d'institutions multilatérales telles que l'OMC.
Mouvement.net livre ici de larges extraits de ce texte soumis les 7 et 8 mai à Barcelone au Forum mondial des autorités locales.
AGENDA 21 DE LA CULTURE
Un engagement des villes et des gouvernements locaux en faveur du développement culturel
Nous, villes et gouvernements locaux du monde, engagés dans la défense des droits de l'Homme, de la diversité culturelle, du développement durable, de la démocratie participative et dans la mise en oeuvre de conditions favorables à la paix (...) adoptons l'Agenda 21 de la culture comme document de référence pour nos politiques publiques culturelles et comme contribution au développement culturel de l'Humanité.

I. PRINCIPES
La diversité culturelle est le principal patrimoine de l'Humanité. (...) La culture revêt différentes formes, qui se sont toujours construites dans une relation dynamique entre sociétés et territoires. La diversité culturelle contribue à une " existence intellectuelle, affective, morale et spirituelle plus satisfaisante pour tous " (Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, article 3) et constitue l'un des éléments essentiels de transformation de la réalité urbaine et sociale.
Il existe de fortes analogies entre les questions culturelles et les questions écologiques. (...) De nombreux évidences montrent que la diversité culturelle est aujourd'hui en danger dans le monde. Selon l'UNESCO, " source d'échanges, d'innovation et de créativité, la diversité culturelle est, pour le genre humain, aussi nécessaire qu'est la biodiversité dans l'ordre du vivant " (Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle, article 1).
Les gouvernements locaux reconnaissent que les droits culturels font partie intégrante des droits de l'Homme. Leurs documents de référence principaux sont la Déclaration universelle des droits de l'Homme (1948), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (1966) et la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle (2001). (...)
Le développement culturel repose sur la multiplicité des acteurs sociaux. La bonne gouvernance se fonde notamment sur la transparence de l'information et sur la participation citoyenne à l'élaboration des politiques culturelles, dans les processus de prise de décision comme dans l'évaluation des programmes et des projets. (...)
Les villes sont un cadre privilégié pour une construction culturelle en constante évolution. Les sociétés locales constituent des espaces de diversité créative, où la rencontre des différences (origines, points de vue, âges, genres, ethnies et classes sociales) permet l'épanouissement personnel intégral. Le dialogue entre identité et diversité, entre individu et collectivité, est nécessaire à la construction d'une citoyenneté culturelle planétaire, mais aussi à la survie et au développement des cultures. (...)

La vie culturelle recouvre la sauvegarde et la valorisation des traditions des peuples en même temps que la création et l'innovation dans les modes d'expression propres à chacun. Elle s'oppose, de ce fait, à toute volonté d'imposer des modèles culturels rigides.

L'affirmation des cultures ainsi que l'ensemble des politiques mises en oeuvre pour leur reconnaissance et leur viabilité constituent un facteur essentiel du développement durable des villes et des territoires, sur les plans humain, économique, politique et social. Le caractère central des politiques culturelles publiques est une exigence pour les sociétés contemporaines. La qualité du développement local requiert la coordination des politiques culturelles et des autres politiques publiques (sociales, économiques, éducatives, environnementales et urbanistiques).

Les politiques culturelles doivent trouver un point d'équilibre entre les intérêts publics et privés, entre la vocation publique de la culture et son institutionnalisation. Une institutionnalisation démesurée ou une prédominance excessive du marché comme unique décideur de l'attribution des ressources culturelles comporte des risques et constitue un obstacle au développement dynamique des systèmes culturels. L'initiative autonome des citoyens, pris individuellement ou réunis en associations ou en mouvements sociaux, est le fondement de la liberté culturelle. (...)

L'appropriation de l'information et sa transformation en savoir par les citoyens est un acte culturel. Par conséquent, l'accès sans distinction aux moyens technologiques, d'expression et de communication, ainsi que l'élaboration de réseaux horizontaux, renforce et alimente la dynamique des cultures locales et enrichit le patrimoine collectif d'une société fondée sur le savoir.

Les espaces publics sont des biens collectifs qui appartiennent à tous les citoyens. Aucun individu, aucun groupe ne peut être privé de leur libre utilisation, dans la mesure où les règles adoptées dans chaque ville sont respectées.

II. ENGAGEMENTS
Mettre en oeuvre des politiques encourageant la diversité culturelle ce qui implique de garantir la variété de l'offre, de favoriser la présence de toutes les cultures dans les moyens de communication et de diffusion, en particulier des cultures minoritaires ou désavantagées, d'encourager les coproductions ainsi que les échanges en évitant les positions hégémoniques. (...)
Mettre en place des instruments adaptés pour garantir la participation démocratique des citoyens à l'élaboration, à l'exercice et à l'évaluation des politiques culturelles publiques.
Garantir le financement public de la culture au moyen des instruments nécessaires. Ceux-ci peuvent prendre la forme d'un financement direct de programmes et des services publics, mais également venir en soutien à des initiatives indépendantes ou privées sous la forme de subventions et des modèles les plus récents, tels que les microcrédits, les fonds de capital risque, etc. (...)
Encourager la mise en place de modes d'" évaluation de l'impact culturel " permettant d'étudier, sans dérogation possible, les initiatives publiques ou privées entraînant des changements significatifs dans la vie culturelle des villes.
Prendre en compte les paramètres culturels dans les schémas d'aménagement urbain et dans toute planification territoriale et urbaine, en établissant les lois, normes et règlements nécessaires à la protection du patrimoine culturel local et de l'héritage laissé par les générations précédentes.
Promouvoir l'aménagement d'espaces publics dans les villes et encourager leur utilisation en tant que lieux culturels de relation et de cohabitation. Promouvoir le souci de l'esthétique des espaces publics et des équipements collectifs. (...)
Inviter les créateurs et les artistes, en tant que personnes dotées d'une capacité particulière à percevoir et à exprimer la condition humaine, à s'engager auprès des villes et des territoires en identifiant les problèmes et les conflits de notre société, en améliorant le " vivre ensemble " et la qualité de vie, en développant la capacité de création et le sens critique de tous les citoyens, notamment quand il s'agit d'affronter les grands enjeux des villes. (...)

III. RECOMMANDATIONS
AUX GOUVERNEMENTS LOCAUX
Inviter tous les gouvernements locaux à soumettre ce document à l'approbation des assemblées municipales ou territoriales et à organiser un débat plus large avec la société locale.
Mettre la culture au coeur de l'ensemble des politiques locales, en encourageant la rédaction d'agendas 21 de la culture dans chaque ville ou territoire, en étroite coordination avec les processus de participation citoyenne et de planification stratégique.
Effectuer des propositions de concertation sur les mécanismes de gestion culturelle avec les autres niveaux institutionnels en respectant le principe de subsidiarité.
Proposer, avant 2006, un système d'indicateurs culturels qui rende compte de l'état d'avancement de la mise en oeuvre du présent Agenda 21 de la culture, à partir de méthodes d'évaluation communes, de façon à en faciliter le suivi comparatif.

AUX GOUVERNEMENTS DES ETATS ET DES NATIONS
Mettre en place les instruments d'intervention publique en matière culturelle en tenant compte de l'accroissement des besoins des citoyens dans ce domaine, de l'insuffisance des programmes et des ressources qui y sont actuellement consacrés et de l'importance de la décentralisation du territoire dans les répartitions budgétaires. Avancer vers un ratio d'au moins 1 % des budgets nationaux consacré à la culture.
Établir des mécanismes de consultation et de concertation avec les gouvernements locaux, directement ou par le biais de leurs réseaux et de leurs fédérations, pour ce qui est de l'élaboration de nouvelles lois, de nouveaux règlements et de nouveaux modes de financement en matière culturelle. (...)

AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES
(...) Organisations intergouvernementales et supranationales
À l'Organisation Mondiale du Commerce : exclure les biens et services culturels de ses cycles de négociation. Les échanges de biens et de services culturels doivent être régulés par un nouvel instrument juridique international comme la " Convention sur la diversité culturelle ", prévue pour 2005.
Aux organisations continentales (Union Européenne, Mercosur, Union Africaine, Association des Nations du Sud-est Asiatique) : faire figurer la culture comme pilier central de leur construction. Dans le respect des compétences nationales et du principe de subsidiarité, une politique culturelle continentale fondée sur le principe de légitimité de l'intervention publique dans la culture, sur la diversité, la participation, la démocratie et le travail en réseau est nécessaire (...)

PS DE BEN (SUR LE NET VOUS TROUVEREZ DE PLUS EN PLUS DE SITES OCCITANS BASQUES CORSES CATALANS QUI PRENNENT CONSCIENCE QUE LE COMBAT DE LA LANGUE E DE LA CULTURE PASSE PAR LE POLITIQUE ET QUE CE N'EST PAS LES PARTIS NATIONAUX DE GAUCHE COMME DE DROITE QUI
ACCEDERONT AUX REVENDICATIONS LEGITIMES DE LEURS PEUPLES

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- 2004-01-17

A propos de la langue occitane par Jacme Delmas


Bonjour,
Le provençal est un dialecte de l'occitan, comme le gascon est une dialecte de l'occitan, comme le languedocien est un
dialecte de l'occitan, comme l'auvergnat est un dialecte de l'occitan ... Tiens c'est aussi simple.
Quand je parle avec Guy Bonnet, chanteur provençal d'Avignon, sa famille pense que je parle provençal, or, je parle
l'occitan d'Agen.
Frédréric Mistral est venu innaugurer la statue de Jasmin à Agen, au début du XIXième siècle ... Il n'y a que les
nationalistes français pour trouver une langue différente entre provençal et occitan ou un éditeur "Sud-Ouest" pour trouver
une toponimie différente entre gascon et occitan, et ceci malgré l'auteur de ces deux livres.

Or, quand on parle la langue on sait qu'elle est la même langue ! quand on enseigne la langue, et quelque-soit les
différences dialectales, on sait.

Mon grand-père a été à l'armée entre les deux guerres en Provence, il a ramené l'information suivante : "on parle la
même langue" ; ma grand-mère, 72 ans et encore vivante, pourra vous confirmer au 05 53 41 41 22....

On ne voyait pas de différence jusqu'à l'arrivée des français en Provence ! Comme à l'arrivée des français en Aquitaine,
vers 1453.

Voilà pourquoi "Qu'es aquò" est aussi bien provençal et occitan !

Les erreurs linguistiques des dictionnaires français ( sauf le Robert qui a fait des progres à ce sujet, gràce à M.Rey, nom
d'origine occitane ... comme par hazard ) sont innonbrables ... car ils ne savent pas ce qu'est l'occitan.

Je peux même vous indiquer que Claude Hagège n'est pas encore convaincu que le gascon est aussi de l'occitan, mais il
ne parle pas la langue, et il le sait ... il me l'a indiqué à la librairie Mollat devant plusieurs centaine de personnes.

De plus la différenciation est entretenue par une graphie que Frederic Mistral aurait voulu changer ... mais la pression
provençaliste.

Je vous conseille l'aller à la conférence du Président du Felibrige à Expolangues ; j'ai oublié l'heure et la date ; c'est
peut-être passé. Il vous indiquera que les Felibre d'Aquitaine et de Limousin disent occitan pour désigner la langue qui va
de "Bordèu a Niça, dei Alps als Pirinèus".

Dernière chose, le nom de la langue occitane a été succéssivement, Limousin, gascon et provençal ... mais cela désignait
l'ensemble de la langue occitan.

Depuis 1945, les chose sont claires : c'est l'occitan.

La notion de langue d'Oc est la même notion que la langue d'Oïl pour le français ; c'est une classification
non-sociolinguistique. Mais elle a son interêt sentimental.
Bien à vous,

Jacme Delmas

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- 2013-06-16

Guillaume ecrit a ben

Salut Ben,

Je suis venu par hasard sur ton site (désolé pour le tutoiement) et j'ai été
très surpris par le "foundge" des rubriques qui par la suite m'a quand même
séduit car je suis un grand curieux et qu'il y a matière à fouiller !
Je suis allé faire un tour dans tes rubriques qui concerne l'occitanie et je
voulais apporter ma (toute) petite pierre à l'édifice :
Je suis originaire de Beaucaire (Gard) entre le languedoc, la provence, la
camargue et la terre des papes.
(Ville magnifique mais à problème d'identité, d'immigration...)
Après avoir fait des études à Montpellier, Marseille et Aix, suivit par mon
service national, me voici en plein coeur de la Drôme Provençale où je
travaille dans le développement local (pas facile de faire évoluer les
mentalités).
Touché par la culture occitane, je tente actuellement de m'intégrer dans une
structure qui permette de faire évoluer, enrichir et promouvoir notre
culture.
En cela, je suis confronté à un problème de taille : le communautarisme !
En effet, les associations du coin sont composées de vieillard égocentriques
qui ne conçoivent le fait d'être occitan qu'en s'habillant une fois par an
en costume d'époque pour faire plaisir aux touristes en chantant la coupo
santo (hythme que je ne reconnais pas par ailleurs !).
Je ne sais plus quoi faire pour vivre avec passion dans ce concept de
culture occitane !
Que faire ? Qui rencontrer ?
Comment faire pour participer à ton forum ?
Voilà c'est tout, et comme on dit ici :


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- 2004-01-11

l'occitan phonetique ou pas ?

Bonjour Ben

Je réponds à ta "Seconde lettre aux Occitans" où tu demandes une grande
réunion pour mettre au point une orthographe unique et si possible
phonétique.

- Tu as raison sur le fait qu'une orthographe unique simplifierait beaucoup
la vie culturelle occitane. Mais nous devons tenir compte de notre histoire
récente, au cours de laquelle deux grandes graphies ont contribué à la
renaissance littéraire de notre langue: la graphie classique et la graphie
mistralienne. Il me semble impossible d'imposer ou de supprimer l'une de ces
deux grands graphies historiques.
D'autres graphies existent aussi (graphie de l'Escola dau Pò, graphie
Bonnaud, etc): il faut en respecter les utilisateurs, mais il est vrai
qu'elles n'ont pas le poids historique et littéraire des deux graphies
principales.
Il me semble sage d'encourager la coexistence pacifique et amicale des deux
grandes graphies (classique et mistralienne): c'est actuellement la position
de l'Institut d'Etudes Occitanes et du Félibrige, ainsi que du Parti
Nationaliste Occitan.
En Provence, l'IEO et le Félibrige viennent de créer un "Collectif Provençal
Pour l'Enseignement de la Langue d'Oc" qui travaillera dans ce sens.

- Il est vrai que dans chacune des deux graphies, un peu d'ordre serait
nécessaire. Certains individus s'amusent à multiplier les réformes
graphiques personnelles: c'est typique d'une langue fragilisée comme
l'occitan, où la pression sociale n'existe plus; certains croient alors que
tout
et n'importe quoi est permis. Il ne se permettraient pas de semer une telle
confusion dans des langues solides et bien établies comme le français,
l'espagnol, l'italien ou l'anglais. Le désordre graphique est un signe de
très mauvaise santé pour la langue occitane. L'ordre graphique signifierait
que l'occitan irait mieux et qu'il bénéficierait à nouveau d'un élan social.

- Du côté de la graphie classique, il existe une initiative pour remettre de
l'ordre: c'est le Conselh de la Lenga Occitana, fondé en 1996-67. Le CLO a
déjà émis plusieurs recommandations. Il travaille actuellement sur de
nombreux problèmes techniques. Les recommandations du CLO seront bientôt
enregistrées dans un 'Diccionari ortografic' publié sous la responsabilité
du GIDILOC (Grop d'iniciativa per un diccionari informatizat de la lenga
occitana). Ce 'Diccionari ortografic' sera un outil indispensable pour créer
par la suite d'autres publications qui aideront l'occitan à retrouver une
certaine stabilité graphique, condition indispensable à la survie de toute
langue moderne de large communication sociale.

- Du côté de la graphie mistralienne, l'orthographe est fixée dans 'Lou
Tresor dóu Felibrige', le célèbre dictionnaire de Frederic Mistral. Certains
mistraliens s'amusent à faire des réformes personnelles, d'autres sont
disciplinés.

- Une orthographe phonétique ne peut pas avoir de succès en occitan parce
que l'occitan a des structures qui ne s'y prêtent pas du tout. Ça marche
bien en turc ou en finlandais, ça ne peut pas marcher en occitan. Les
différents essais d'orthographes phonétisantes ont tous été des échecs
(ex: l'ancienne orthographe du PNO, complètement abandonnées depuis une
vingtaine d'années; la "graphie phonématique" dans les Vallées Occitanes,
etc.).

Pour résumer, je crois que ce qui répondrait le mieux à tes attentes serait
d'encourager les organismes qui s'appliquent à remettre de l'ordre dans
l'orthographe:
- le Conselh de la Lenga Occitana et le GIDILOC du côté de la graphie
classique
- le Félibrige du côté de la graphie mistralienne.
Tu peux consulter les spécialistes de ces organismes lorsque tu désires
faire
des inscriptions en occitan qui aillent dans le sens de l'unité.

Amistats

Domergue Sumien, membre du Conselh de la Lenga Occitana, décembre 2001

PS: tu peux publier cette réponse sur ton site web, si tu veux.

LIEN : ...

- 2003-12-20

A PROPOS DU LUGAR


Le LUGAR (MON AVIS )
Il existe en France de nombreuses revues, journaux, qui ont pour vocation la défense des peuples et cultures dites minoritaires de l’hexagone qu’ils soient Bretons, Basque, des Corses Catalans etc
Seul parmi toutes ces revues, " le Lugar as pour vocation défendre en plus de l’Occitanie la vision ethnopoliticolinguistique internationale de François Fontan.
J’ai toujours pensé que cette vocation , était très importante Et c’est pour cela que j’ai aidé a édité, il y a quelques années " Vingt ans d’ethnisme " Textes choisis du Lugar.
(Que vous pouvez toujours commander)
Le Lugar, devait a mes yeux sur le plan international faire office d’un phare qui clignote dans la tempête. ,permettre de
suivre au jour le jour tous les conflits dans le monde et après les avoirs analysés au travers du prisme ethniste Fontanien, proposer par écrit la solution ethnopoliticolinguistique au conflit.
Etc. etc
Ceci étant pour la simple et juste raison que toute défense d’une vision internationale commence aussi par la défense de son propre peuple Lugar en plus d’être le porte parole de l’ethnisme théorie internationaliste de Fontan est aussi le porte parole du PNO le parti nationaliste Occitan il est donc bicéphalie
Ce qui crée pour certains lecteurs de geo- politique une certaine confusion l’idéal aurait etait deux revues différentes. Lugar 1 et Lugar 2
D’une part un Lugar international qui s’adresserait à tous les petits peuples du monde en lutte pour leur indépendance leur apportant arguments théoriques, cartes géographiques et cartes linguistiques pour leur permettre de garder la tête hors de l’eau et les rassurer dans leur identité. Ce Lugar international s’adresserait autant aux Basques, aux Kurdes, aux Tibétains, qu’aux Occitans.
Et d’autre part un Lugar proprement dédié à la lutte Occitane. Le site du lugar est http://membres.lycos.fr/adralhar/legir.htm

LIEN : http://membres.lycos.fr/adralhar/legir.htm

- 2003-01-23

DES NOUVELLES ENCOURAGENTES DU PNO

LORS DU Compte rendu de la réunion du PNO, groupe de l’Agenais du samedi 21/12/2002
Joan Pèire Hilaire donne lecture du texte de Jaume Ressaire Liberté pour l’Occitanie, être nationaliste en Occitanie.

"Ce texte nous a paru très dense, riche, et donnant une bonne explication des critères d’adhésion. Il mérite d’être publié dans Lo Lugarn n°82 lorsque et si les critères sont d’ici là définitivement adoptés, à moins qu’il soit décidésur ce point au prochain Conseil National.
Il faudra néanmoins que son auteur le revoit car il y a queques phrases incohérentes, des erreurs et surtout une contradiction entre la prise de position du début pour une Europe fédérale et le point 3 du III qui parle de "Confédération européenne en construction".
Il faudrait savoir. Une fédération et une confédération ne sont pas du tout la même chose.

Par ailleurs, J.P. Hilaire a déclaré "j’exprime les plus vives réserves sur ce qui est dit des Etats Unis. Dans ce domaine, il faudrait que J Ressaire cesse de prendre ses désirs pour des réalités D’abord, je souhaiterais qu’on abandonna le terme "impérialisme" à forte connotation marxiste et ambigu, pour parler d’hégémonisme ou de volonté de puissanceet qu’on ne privilégia pas systématiquement des analyses telles celles de Todd prévoyant le déclin des Etats Unis. Ce n’est qu’une hypothèse parmi d’autres et rien ne prouve qu’elle se réalisera.
Quant au melting pot, il revient au goût du jour là-bas à la suite des excés du multiculturalisme et du "politiquement correct". La montée en puissance des Afro-américains ne se vérifie pas dans les faits. Il vont à court terme cesser d’être la minorité ethnique la plus importante et deviendront une minorité parmi d’autres. La naissance et le développement d’une classe moyenne et supérieure chez eux est un progrès incontestable depuis les années 1960, elle est un signe d’intégration à la société américaine (même si le racisme n’a aps disparu) et de rejet du séparatisme culturel et territorial qui est de plus en plus marginal. Leur grand échec demeure l’existence incompressible d’un sous prolétariat dans les ghettos des villes centre, complétement coupé du reste de la communauté noire et ravagé par le chamâge, la drogue et la violence. A tel point que les sociologues parlent de 2 nations noires séparées. Tout ce que l’on peut dire des Hispaniques est que leur poids démographique est de plus en plus grand mais que leur poids politique est encore faible sauf en Californie et en Floride. Quant aux Amérindiens, ils sont beaucoup trop peu nombreux pour représenter une mence pour la survie des Etats Unis. Il faut s’informer davantage et ne pas se limiter à une source si on veut éviter les clichés et les contre-vérités "



Propositions de CRITERES D_ADHESION AU P.N.O.après synthèse

Les 8 critères donnés ci-dessous constituent la base minimum pour une adhésion active et authentique au Parti et seront soumis à l’approbation du prochain Comité National :

Critère 1 : Le P.N.O. se réfère à la théorie ethniste selon laquelle toutes les Nations du monde sont constituées sur des bases linguistiques : C’EST LA LANGUE QUI DETERMINE L’EXISTENCE ET LES LIMITES DE LA NATION.

Critère 2 : Toute Nation ainsi définie a droit à L’INDEPENDANCE POLITIQUE, indépendance qui s’incarne dans un Etat politique souverain. Cela implique
notre opposition à tout impérialisme.

Critère 3 : Le NATIONALISME DU PNO se définit comme la lutte pour L’indépendance et l’intégrité territoriale de TOUTES LES NATIONS DU MONDE,
sans aucune exclusive ni restriction. En particulier, à côté de la grande nation arabe qui va de l’Iraq au Maroc,le PNO reconnaît et défend la Nation israélienne dans son droit à vivre sur les territoires historiquement hébreux. Ceci étant, il appartient à tous les peuples et à eux seuls de définir leurs relations de voisinage .

Critère 4 : En ce qui concerne notre Nation d’Oc qui est notre champ D’action privilégié, elle se définit depuis Mistral comme allant "DES ALPES AUX PYRENEES" sur un espace composé du Limousin, de l’Auvergne, du Dauphiné, de la Provence, du Languedoc, de la Guyenne, de la Gascogne, du Val d’Aran et des Vallées de langue d’oc en Italie. Elle ne comprend pas la Catalogne qui constitue une Nation différente.

Critère 5 : La connaissance de l’occitan dans une de ses variétés Dialectales, si elle est souhaitable n'est pas obligatoire pour adhérer au P.N.O. De même, il n’est pas nécessaire d’être occitan d’origine pour S’intégrer à notre pays, l’Occitanie, et devenir membre de notre parti.

Critère 6 : A l’intérieur des Nations,le PNO se déclare favorable à une ORGANISATION FEDERALE qui permette aux collectivités régionales de S’exprimer dans un cadre légal. A l’extérieur, il demande que la Nation d’Oc soit membre à part entière de la fédération européenne en construc-tion.

Critère 7 : L'appartenance au P.N.O. n’empêche pas l’appartenance à un autre mouvement occitan ou à un syndicat national. En revanche, elle est incompatible avec l’adhésion à un parti hexagonal.

Critère 8 : Le PNO entend arriver à ses objectifs par les seules voies démocratiques

Commentaire du Responsable de la Publication D’Occitània Liura : à la fin de la première phrase du critère 7 on lit "ou à un syndicat national". Ne serait-il pas mieux de dire "syndicat français" ou "syndicat hexagonal" ou encore "à un syndicat" tout simplement ?
Cela laisserait sous entendre qu’on ne peut être à la fois membre du PNO et membre d’un syndicat national occitan comme le SOE ... ce qui serait une contradiction. Ce d’autant plus qu’à la ligne suivante on lit que l’adhésion au PNO est "incompatible avec l’adhésion à un parti Hexago-nal."





COMMUNIQUÉ - DES EURO RÉGIONS CONTRE NATURE

Il est incontestable que le système électoral actuel à la
proportionnelle a rendu les régions pratiquement ingouvernables.
D'autre part, les élections européennes avec des listes uniques pour l'ensemble de l'Etat français vont à contre-courant des sentiments régionaux.
Le gouvernement vient opportunément de proposer une réforme. Les régions resteraient telles quelles, mais les élections régionales se feraient à deux tours avec une prime de 25 % des élus attribuée à la liste arrivée en tête. Les 75 % des sièges restants seraient pourvus au second tour à la proportionnelle avec un seuil de maintien fixé à 10 % et un seuil de fusion des listes fixé à 5 %.
L'opération est claire : elle consiste à éliminer les petites formations politiques, surtout "régionalistes" des assemblées régio-nales et à renforcer le bipartisme, UMP et Parti Socialiste.
Quant aux élections européennes, elles seraient, à juste titre,
régionalisées. Un découpage de l'Etat français en super régions sur le modèle des grands " Länder " allemands est prévu. L'État français serait ainsi divisé en 8 grandes régions européennes à peu près éga-les par le nombre d'habitants, si l'on excepte la région parisie-nne.
Les régions de langue d_Oc seraient divisées en trois:
1) un bloc Sud-ouest avec Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc- Roussillon.
2)la Provence rattachée à Rhône-Alpes.
3)Le Limousin et l'Auvergne entreraient dans le giron de la Région Centre Val de Loire dont le chef-lieu est Orléans.
Les régions provençale, auvergnate et limousine, noyées dans des régions du nord, purement francophones et plus puissantes qu'elles, y perdraient à terme leur identité. Finie l'idée de Grand Sud chère à l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis. Le Parti Nationaliste Occitan ne peut que s'insurger contre ces
manoeuvres jacobines de division. Il faut accepter comme en Allema-gne qu'il y ait des régions de dimensions variables. Par ailleurs, il est indispensable de créer des euro régions catalane, corse ou basque et une Euro région du Grand Sud qui irait des Alpes du Sud à l'Atlantique et qui engloberait le Limousin et l'Auvergne. C'est une condition sine qua non pour éviter de graves conflits à l'avenir. On voit mal la Corse ou le Pays Niçois dirigés depuis Lyon ou encore le Limousin et l'Auvergne soumis à Orléans. L'enjeu est plus important qu'il n'y paraît. Nous appelons tous les habitants et les forces vives des régions du Pays d'Oc, conscients de leur identité,à nous rejoindre pour exiger de Paris un minimum de respect pour nos intérêts économiques et culturels.

Bagnols sur Cèze le 15 Janvier 2003


EXTRAIT DE LA LETTRE ENVOYEE PAR LE PNO A LA DIRECTION DE LA TOUTE NOUVELLE BANQUE POPULAIRE OCCITANE.
BAGNOLS SUR CEZE LE 10 JANVIER 2003

Monsieur le directeur,

Depuis le 15 novembre 2002, le regroupement de la Banque Populaire du Quercy et de l’Agenais avec la Banque Populaire du Tarn et de l’Aveyron a donné naissance à la Banque Populaire Occitane après consultation des personnels et de la clientèle.
Le Parti Nationaliste Occitan approuve chaudement cette décision et se réjouit qu’elle ait été prise à la suite d’une démarche de concertation interne à votre groupe bancaire. Nous vous rappelons cependant que l’Occitanie ne se réduit pas à 4 départements du sud de la République Française. Elle couvre 31 départements et nous souhaitons que l’appellation Banque Populaire Occitane s’applique bientôt à d’autres départements occitans. Nous aimerions aussi qu’elle introduise le bilinguisme dans son nom : Banca Populara Occitana, dans sa signalétique interne (Journaux, Agences locales etc.) et dans l’édition de chèques bilingues occitan français.


LETTRE DU PNO AU COMITE D’ORGANISATION DES JEUX OLYMPIQUES D’HIVER DE 2006 A TURIN

Monsieur
Les Nationalistes Occitans approuvent l’initiative de la Chambra d’Òc qui vous demande de tout faire pour que la langue occitane soit une des langues officielles des Jeux Olympiques d’Hiver de 2006 à Turin. S’il est vrai que la ville organisatrice est Turin, capitale de la région Piémont, il apparaît cependant clairement que les épreuves se dérouleront surtout dans la partie du Piémont qui se trouve sur le territoire de la nation occitane. Le TOROC et le CIO ne peuvent refuser aux occitans d’Italie, d’Espagne (Val d’Aran) et de France, ce qu’ils accordèrent en 1992 aux Catalans à Barcelone.

Pour un événement sportif d’importance universelle qui se déroulera en Occitanie ce serait normal et légitime que notre langue nationale l’occitan soit présente à égalité avec l’italien, le français et l’anglais.

Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.
Le Président
Jacme RESSAIRE


INFORMATIONS CONCERNANT LE PNO

La cotisation annuelle est de 31 Euros. Elle comprend l’adhésion et l’abonnement automatique à la revue LO LUGARN. Celles et ceux qui le veulent peuvent aller au delà en faisant des dons réguliers (par prélèvement automatique) ou irréguliers qui seront toujours les bienvenus. Pour cela le Parti a ouvert :
Un compte bancaire Banque Populaire du Sud Ouest sur lequel sont versés les adhésions au Parti ou les chèques dûment stipulés à l’ordre du P.N.O.
Un compte courant postal (CCP 79557 W 029 MON) réservé aux chèques à l’ordre de
LO LUGARN.
Dans les deux cas les chèques sont à adresser à :
ecd Gèli Grande
Appt 7444 rue Jean-Raymond Guyon 33270-Floirac





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- 2003-01-23

L'OCCITANIE SE REVEILLE

A PROPOS D'OCCITANIE POLITIQUE JE VERSE AUSSI AU DEBAT CE TEXTEEN OCCITAN RECU SUR LE NET


pos d'occitanie je ns per una re-organizacion de l’occitanisme
Contribucion a l’acamp politic unitari de Besièrs, 27 de julh de 2002

L’occitanisme politic existís dempuèi una cinquantenat d’ans e jamai capitèt pas de sortir del ghetto. La situacion aquesta es deguda a de problèmas d’organizacion intèrnes al movement (manca d’unitat, de còps amatorisme…) tant coma a l’encastre jacobin de l’estat francés que favoriza pas la pojada de revendicacions contràrias a l’òrdre jacobin.

D’efièch, l’estat francés es una estructura regda que son ideologia embarra los ciutadan-a-s dins un encastre de pensada plan definit.
Aital, la manca d'engatjament politic ven de la fòrça de l'estat francés que descoratja tota iniciativa civica e que condiciona los ciutadans cap a l'inercia : pauc de mond son politizats e sindicalizats dins l'estat francés, en comparason amb d'autres estats.

Per aquò, nòstre primièr adversari es l’alienacion que ne patís la populacion occitana. Aquesta alienacion, prigondament enrasigada, cresèm que se pòt combatre, mas amb d’espleches adaptats.

La manca d’engatjament politic de la populacion occitana nos deu butar a trobar d’autras dralhas de militantisme. Los exemples nombroses d’organizacions que capitèron de se far conéisser e de participar a la vida publica mòstran qu’avèm besonh d’estructuras mai professionalas, mai seriosas, mai rigorosas.

Tot en comptant sus l’accion e l’engatjament, volèm bastir un movement mediatic e professionalizat, amb un foncionament de partit politic. Aqueste movement lo volèm tanben enrasigat dins un corrent de pensada prèp de las nòstras conviccions : progressista, contra totas menas de discriminacions, per un desvolopament respectuós de la Tèrra e de sos estatjants.

Per començar avèm besonh d’una còla que bote en plaça las basas d’un tal movement. L’acamp de Besièrs poiriá èsser, idealament, l’escasença de recampar tot l’occitanisme politic a l’entorn d’un projècte comun. S’aqueste recampament marcha pas, apelarem cada occitan-a motivat-ada a nos jónher per bastir un movement politic credible, diferent de çò que s’es fach fins ara.

1. Las errors de recomençar pas

Prepausam als movements ja existents qu’analisen criticament, sens complèxes, las rasons de lor ineficacitat, amb la volontat de la superar.

o Lo PÒC rèsta tròp marcat per la crisi de l’occitanisme dels ans 80 : resignacion, minimalisme, autocensura... Es un occitanisme descafeïnat ont la question occitana se presenta totjorn tròp discretament, en fin de programa : aqueste discors se remarca pas dins l’opinion publica. Lo PÒC (en seguida de VVAP e del COEA) dona l’impression de voler contrarotlar los autres movements …o de los escartar. Aquesta actitud entrepacha l’unitat de l’occitanisme politic.

o Al PNO, d’unes responsables cercan pas de faire fruchar la pensada de Francés Fontan. Se preocupan pas pro d’aver una visibilitat publica, descoratjan la bona volontat dels aderents novèls, s’embarran dins de debats tròp teorics sus las grafias o sus las etnias del Mond, d’unes se prepausan quitament d’abandonar lo tèrme “occitan”, d’autres s’inventan un neoliberalisme obligatòri (en contradiccion amb Fontan)… Lo PNO fonciona coma un club de teoricians (luènhs de la realitat), fonciona pas coma un movement de liberacion.

o Lo CRÒC, malgrat un començament prometeire, s’es embarrat dins la protestacion facila sens prepausar cap de programa concret. Sa revista Har/Far es a la poncha de totes los combats extrèms : explica en detalh la lucha dels presonièrs bascos, mas explica pas cossí crear d’emplecs pels caumaires. Lo CRÒC es per l’independéncia e lo socialisme mas explica pas cossí i arribar. L’actitud esquerrista compta mai que las realizacions. Protestar aital es aisit mas es pas eficaç : lo CRÒC es pas revolucionari... Pas cap d’estrategia, pas pus d’organizacion nacionala: cada comitat s’embarra dins lo localisme. Coma trionf del localisme, los bearneses d’Anaram Au Patac an quitat lo CRÒC : son pas gaire solidaris dels autres occitans.

o Globalament, perpetuam sovent lo populisme simplista, miserabilista e antiintellectual que marquèt l’occitanisme a la fin dels ans 70. Es aqueste simplisme qu’empachèt l’occitanisme de contunhar sul succès dels ans 60-70. Dins la batèsta Ives Roqueta / Robèrt Lafont, es Lafont qu’aviá rason : per avançar, sufís pas de bramar, avèm besonh d’analisis, d’una estrategia e d’una connexion permanenta amb lo movement social e istoric.

2. Los aqueriments positius de l’occitanisme politic (de cultivar)

o Lo coratge patriotic e l’umanisme de Fontan.
o L’analisi istorica e geopolitica de Lafont.
o L’energia, lo sens de l’accion e l’espontaneïtat del CRÒC.
o Lo pragmatisme e lo sens de las relacions publicas dels cisalpencs.
o La volontat del PÒC de bastir un aparelh politic.
o Los projèctes electorals concrets d’Unitat d’òc e de País Nòstre.
o La libertat de debat del PNO.

3. Lo posicionament esquèrra / drecha

Se pòt resòlver de manièra dinamica : que podèm far? per qui?

o Nòstre eiretatge d’esquèrra se pòt pas negar. L’occitanisme politic ten sas originas a esquèrra. La màger part dels occitans vòtan a esquèrra (levat durant qualques periòdes trebolats).

o Se volèm emancipar la populacion occitana, devèm pensar a totes los occitans: los d’esquèrra, mas tanben los de drecha, los indecises e los apolitics.

o Devèm insistir sus un programa progressista e concret, comprensible e realizable a tèrme mejan. Son de tèmas prioritaris l’emplec, la securitat, la justícia sociala, lo desvolopament economic, l’environament, la caça, las regions, Euròpa: tractem-los amb las nòstras valors de progrès... Son pas de tèmas prioritaris las garrolhas graficas, los presonièrs politics bascos, los descopatges etnics dins lo Mond (la solidaritat internacionala es importanta, mas una organizacion politica occitana deu d’en primièr botar en plaça una politica pel nòstre país)...

o Amb aquò la question esquèrra/drecha se resòlv : nos podèm recampar per prepausar un programa umanista e concret, en partent de nòstras valors d’esquèrra, tot en nos dobrir a l’ensems de la populacion occitana. Los que desiran anar mai luènh vèrs una revolucion pòdon començar per realizar aqueste programa d’union populara (per bastir lo Paradís, se comença per transportar las bricas). S’un centrista o un liberal, moderat e dobèrt, nos vòl rejónher sus la basa d’aqueste programa concret, aculhiscam-lo dins nòstre movement (lo que crei pas al Paradís mas que vòl ben bastir de jardins, es important de l’acceptar).

4. Una amira istorica e geopolitica

Un grand movement d’istòria, uèi, es la construccion europèa, la mondializacion e l’aflaquiment dels estats. Per nosautres, la question pertinenta es: cossí emancipar Occitània dins aqueste contèxt?

o L’emergéncia de las regions e d’Euròpa es un astre per Occitània. Occitània i deu trobar sa plaça coma una confederacion de regions, desliuras del centralisme francés, desliuras de las frontièras estatalas, dobèrtas als espacis vesins. Es ora d’intensificar los ligams socials, culturals e economics amb Catalonha, l’Arc Latin, la Mediterranèa.

o 1a consequéncia : l’antieuropeïsme a pas cap de sens. La question es pas d’èstre per o contra Euròpa, la question es: cossí democratizar la construccion europèa? Cossí li donar un contengut social e cultural? Cossí i garentir la plaça dels pòbles minorizats? Cossí la populacion occitana ne pòt profechar?

o 2a consequéncia : l’antiindependentisme a pas cap de sens tanpauc. Quin interès de voler restar dins las frontièras de l’Estat francés mentre que los espacis se dobrisson e se recompausan? Quin interès de gardar mai de relacions amb París qu’amb Barcelona? Perqué sacralizar las frontièras d’estats que divisan Occitània? Una Occitània federala, aderenta dirècta de l’Union Europèa, non-dependenta de França, Itàlia e Espanha, aquò es una amira de mai en mai avantatjosa e imaginabla per nòstre país.

o De segur, l’independéncia se pòt pas realizar immediatament : deu passar per una fasa d’autonomizacion de las regions occitanas, en ressarrant de mai en mai las relacions entre elas e amb la rèsta d’Euròpa. Podèm pas metre l’independéncia en tèsta de nòstre programa, començarem per revendicar l’autonomia regionala …Mas devèm pas escondre tanpauc que l’independéncia, dins un encastre europèu, a tèrme, es una evolucion desirabla e normala de l’autonomia. Lo mai “francés” dels occitanistas, qué que diga, se farà totjorn suspectar d’independentisme: tant val mai o assumir e explicar qu’aquò, fin finala, es pas tant inquietant.

o Cal associar sistematicament lo nom d’Occitània amb lo de Provença, Lemosin, Gasconha o Auvèrnhe… Respectem atanben las regions mai pichonas coma Velai, Borbonés, Bearn, los Alps, lo País Niçard… Avèm de promòure la riquesa de tota l’Occitània, de Niça a Bordèu e de Montluçon a Fois. L’objectiu es que cada provençal o cada bearnés se diga qu’“Occitània, es en cò nòstre, es la defensa de nòstre país”. S’agís pas d’un replec localista, s’agís d’assemblar las fondacions d’un patriotisme occitan.

o Tot aquò se concep en tèrmes d’escalons de la democracia : comuna, parçan/país, region, Occitània, Euròpa, Mond.

5. Una actitud culturala coerenta

I aurà pas cap d’emancipacion d’Occitània sens liberacion lingüistica e culturala. Devèm profechar dels aqueriments de la sociolingüistica, coma ja o fan nòstres amics catalans, bascos e galècs. Tenèm una supèrba escòla occitana e catalana de sociolingüistica, es absurde que tantes militants politics occitans utilizen pas sos trabalhs.

o L’occitan se deu veire dins nòstres discorses e publicacions. De segur es necite de comunicar sovent en francés, italian o espanhòl per se far comprene de la populacion. Mas l’abséncia totala de lenga occitana (o sa preséncia tròp discreta) empacha lo mond de nos identificar clarament. Un movement politic se fa remarcar gràcias a çò que fa son originalitat: l’ecologia pels Verds, la defensa dels trabalhadors pels comunistas, la lenga del país pels occitanistas. Aquò dich, la lenga es la causa de totes, pas sonque dels occitanistas!

o L’occitan pòt pas subreviure dins la societat modèrna sens normalizacion: normalizacion de la lenga (codificacion) + normalizacion de l’usatge public de la lenga (establiment). Sens nòrma, serà impossible d’ensenhar e de comunicar eficaçament dins una societat de 14 milions d’occitans. Un movement politic occitan, s’es logic, tracta l’occitan amb tant de deferéncia coma tractariá lo francés, l’italian e l’espanhòl. Arrestem las garrolhas sus la nòrma …e apliquem-la.
- Abordar los dialèctes amb pragmatisme e respècte (articular los estandards regionals amb l’occitan larg).
- Sosténer las iniciativas de “patz grafica” (l’acòrdi IEO-Felibritge en Provença, la coexisténcia grafia classica/grafia del Pò dins las Valadas). Ges de concessions als grops sectaris (Union Provençala).

6. Las condicions per capitar

o Recercar una organizacion professionalizada, amb de permaments per far virar la maquina (sèm lucids suls limits del militantisme e del benevolat).

o Recercar un finançament vertadièr de partit politic.

o Èsser un movement clarament nacional, amb d’estructuras nacionalas que marchen plan: coordinacion, comunicacion, tresaurariá, material de comunicacion... Aquò es d’una importància vitala, senon tornarem tombar dins l’escampilhament localista. Aquò empacha pas la libertat d’iniciativa dels grops locals.

o Èsser independents dels movements franceses (o italians, o espanhòls).

o Cercar de s’implantar dins l’ensems d’Occitània, dins cada region e dins cada estat.

o Trabalhar sus la comunicacion e l’imatge.
- Arborar nòstra especificitat (la promocion del país) per nos far identificar de la populacion.
- Un programa que responda a las preocupacions concretas de la populacion.
- Un programa que parle a l’ensems de las classas popularas e mejanas: emplegats, caumaires, obrièrs, païsans, quadres, comerçants, pichons entrepreneires…
- Visibilitat e coeréncia del material de comunicacion: lògo, afichas, desplegants, sit Internet, camisetas…
- Saber parlar en public.

o Encoratjar l’accion de terren e la mediatizar (partir de l’experiéncia del CRÒC)

o Recercar una preséncia regulara a las eleccions (partir de las experiéncias del PÒC e Unitat d’Òc), sens tombar dins l’electoralisme (lo PÒC parla sonque d’eleccions, aprèp tot s’arrèsta).

o Aver una mentalitat constructiva e non-agressiva : prepausar mai que denonciar. Cercar la credibilitat e la respectabilitat dins l’opinion. Èsser convivials entre nosautres (idèa de Fontan) e amb lo public.

o Plaça garentida als joves e a las femnas dins totes los escalons del movement. Autonomia dels joves dins lo movement.

o Formar los aderents sus la cultura generala, sus l’accion de terren, sul foncionament de las institucions…

Es per l’ambicion, l’audàcia, la rigor e la qualitat que l’occitanisme politic vendrà un movement d’opinion, un movement d’istòria durable.

primièrs signataris:

Francesa BOUQUET
Nicolau DELSÒL
Joan Pèire GIRAUD
Laurenç GUTIÉRREZ
Santi MARTÍNEZ
Laurenç REVÈST
Domergue SUMIEN
Gianni VACCA

LIEN : ...

- 2003-01-23

TEXTE SUR LA CONVENTION OCCITANE

Ben 1996

TROIS TEXTES PASSIONNANTS RECUS PAR EMAIL DE
GERARD TAUTIL - BP 8 - 83 191 OLIULAS / OLLIOULES CEDEX

(excusez les a la ligne c’est dÛ a ce que le tranfert sur netscape se fait mal )
-

TEXTE N° 1 LES TROIS CONTRADICTIONS DE L’OCCITANISME


La préparation de la Convention occitane a déjà mis l’accent sur une conjoncture favorable à l’échelon international,
comme le mouvement occitan, longuement habitué à affronter l’impossible, n’en a jamais connue, mais aussi sur
l’inaptitude du mouvement et des individus à saisir cette chance. Cette inaptitude même justifie la réunion de la
Convention, ses réflexions et, nous l’espérons de sa part, des décisions utiles.

Il paraît donc indispensable, en nouvelle préface, d’énoncer les difficultés et contradictions qui ont, dans le passé,
gêné ou paralysé l’action occitane et qui continuent peut-être à le faire. On en voit trois :

I - NATIONALISME / ANTINATIONALISME.

Le débat date du Félibrige. Il ne s’est jamais posé en termes généraux, mais toujours en référence à l’appartenance
des Occitans au territoire de l’État français. Dans le dernier demi-siècle, il a pris un caractère aigu et nouveau du fait
de la pesée d’un côté de la décolonisation qui a suivi la fin de la Guerre mondiale, de l’autre d’un réformisme de l’État
français qui va de la loi Deixonne aux lois Defferre. On a eu ainsi un occitanisme de libération qui refusait en
perspective, sinon dans l’immédiat, l’adhésion à la France et un occitanisme de négociation qui arguait des principes
fondateurs de la Nation française moderne contre la perversion centraliste. On peut voir aujourd’hui que le premier n’a
jamais convaincu que quelques dizaines de militants, alors que le second obtenait des résultats certes modestes, mais
positifs dans le lit de l’opinion publique.

Sans éterniser la discussion sur ce passé, il semble bien qu’un geste décisif est possible pour s’arracher à lui. D’un
côté, l’expérience mondiale a prouvé qu’indépendance étatique n’est pas automatiquement synonyme de libération
des hommes. Un nationalisme identitaire a même renouvelé, chez ceux qui auraient dû en être préservés, un véritable
racisme. De l’autre, l’obstacle que constitue à la revendication occitane le centralisme français doit être réévalué. Une
transaction du type "refondation de la République" se fait non plus avec un État en possibilité d’ouverture mais avec un
état "croupion d’histoire", vidé de contenu économique par la construction européenne et la globalisation capitaliste
qu’il défend lui-même, relayé sur sa nature civique par le projet européen, et par contre-coup archaïquement replié sur
sa "spécificité", de plus en plus sourd à la raison d’histoire.

Dans la période déjà ouverte d’extinction de l’État-nation, les choses ne peuvent pas être faciles pour nous. Mais
nous voyons où elles pourraient aller : à un nouveau type d’organisation où la décision politique et la vie civique
appartiennent à l’Europe unie et élargie cependant que les communautés historiques se réservent le droit de défendre
et développer les identités culturelles et la sociabilité de proximité. À ce type nouveau que peut être l’EURONATION
peuvent se plier les Nations que l’évolution dépouille d’État et peuvent se hisser les communautés jusqu’à ce jour
privées de l’État national.

C’est dans cette direction, sans timidité comme sans raideur, que nous devons commencer à penser la construction
de l’Occitanie.

II - INTELLECTUALISME / POPULISME.

Ce fut un débat typique du XXe siècle. Dans leur affrontement polémique, des deux termes le premier dénote un goût
de l’analyse pour elle-même et de la théorisation qui fait perdre de vue les exigences de l’action, le second un
abandon aux affirmations simplificatrices et aux mouvements pulsionnels qui rend la réalité opaque et ouvre des
dérives passionnelles. En deux domaines, l’un et l’autre importants dans l’histoire du mouvement occitan, ils ont
déchiré ce mouvement. Pour les deux, c’est le populisme qui semble avoir vaincu. En littérature, une écriture
sentimentale a largement débordé et latéralisé la recherche esthétique : on a là toute l’histoire de la littérature
félibréenne. En politique, au stade de l’occitanisme, la violence abrupte de l’analyse et la déclaration passionnelle a
plus ou moins réussi à interdire la compréhension des situations complexes. Le choc devait aboutir à ce résultat
paradoxal que le mouvement de nature intellectuelle, voulu pour soutenir l’occitanisme, l’Institut d’Études Occitanes,
s’est trouvé dans la crise privé de tout son personnel précisément d’études, mais aussi de l’aile marchante de la
production littéraire.

En rappelant cela, nous ne voulons pas rouvrir un débat ancien et de vieilles plaies, mais au contraire proposer un
dépassement que la situation actuelle permet. D’un côté, il n’est pas vrai que les milieux et les hommes taxés
d’intellectualisme aient abdiqué. Renvoyés à la marge organisationnelle, ils ont trouvé dans les Universités, dans
divers cercles de pensée, l’occasion de penser et de chercher. Si l’on considère une bibliographie récente, comme
celle que proposent les Actes du Congrès de Vienne de l’Association Internationale d’Études Occitanes, on s’aperçoit
que les vingt dernières années ont été dans la recherche en domaine occitan plus fécondes, et de loin, que tout le
siècle précédent. D’autre part, hors d’Occitanie l’utilisation pratique de la recherche intellectuelle a donné des résultats
visibles. Ainsi la même sociolinguistique, qui fut refusée deux fois par l’occitanisme organisationnel, a servi d’axe
directeur à la récupération linguistique de la Catalogne, de Galice et d’Euskadi, pour ne citer que ces pays voisins.

D’autre part, le populisme ne peut se réclamer d’aucun succès dans la rencontre du "peuple" tellement célébré.
Quand, entre 1976 et 1982, à l’heure où des foules entraient en mouvement en Occitanie méridionale, ce sont les
"intellectualistes" qui ont eu l’oreille des ouvriers et des paysans.

Si bien qu’aujourd’hui la recomposition est nécessaire. La Convention doit y travailler. L’ensemble des hommes et
des femmes qui portent la cause occitane constitue ce qu’on a longtemps appelé un "intellectuel collectif" chargé d’une
tâche d’orientation sociale. Ils font corps, quoi qu’ils pensent ou disent, et dans la compréhension des faits dont ils sont
comptables et dans la responsabilité publique. Sachons bien que plus nous irons, plus nous aurons besoin
d’économistes de haut vol, d’anthropologues, de linguistes et de sociolinguistes, d’écrivains et de créateurs artistiques.
Cela ne s’invente pas, cela se gagne par la reconnaissance de la place de chacun. L’Occitanie sera intelligente, ou ne
sera pas. Mais naturellement l’Occitanie ne sera que si tous ceux qui se disent occitanistes sont ensemble impliqués
dans un rapport avec la société du pays, au lieu où l’on place émotivement le "peuple".

III- ACTION POLITIQUE / ACTION CULTURELLE

C’est par ce biais qu’il faut aborder le débat qui nous divise encore dans les tâches, celui des politiques et des
culturels.

La tentation de l’action politique a traversé l’histoire du Félibrige, mais n’a pas dépassé le niveau de la connivence
groupusculaire ou du manifeste vite absorbé par l’indifférence publique. Une conjonction historique entre la politique
(Ferroul), le félibrige (Dévoluy) et le mouvenent populaire (les viticulteurs méridionaux) est apparue en 1907. Le refus
de Mistral de la cautionner l’a brisée.

L’occitanisme, dès ses premiers moments (les années 1930) a voulu avoir une pensée politique, celle de Charles
Camproux. Elle n’a pas mordu sur l’opinion. L’après-guerre, dominé par le nationalisme français passé par la
Résistance, l’a rendue caduque et en enfermé le mouvement dans le culturalisme. C’est pourtant l’époque où est
apparu, avec François Fontan, une option politique radicale.

Par la suite, certains occitanistes groupés dans des organisations du type club ou "groupe intellectuel de pression"
ont pu penser jouer un rôle dans l’évolution politique de la Gauche française, et l’ont certainement joué entre 1962 et
1980. Mais à partir de cette date la crise du mouvement dans son ensemble a entraîné l’écroulement des deux
formations politiques alors principales concurrentes. Il a fallu plusieurs années pour que de nouvelles tentatives
organisationnelles réussissent et pour la première fois des occitanistes ont été comme tels candidats à des élections,
parfois élus grâce à un jeu d’alliance.

Ces résultats faibles au regard des succès de la création culturelle (littérature, chanson, théâtre) et de l’enseignement
ont créé un scepticisme fort répandu : il est vain que l’occitanisme s’aventure sur le terrain politique. En retour une
sorte de ressentiment règne chez les politiques à l’égard de défenseurs de l’occitanité, qui ne veulent pas comprendre
que le combat est social, et en conséquence nécessairement politique. Récemment un grand besoin de définir le
projet de société autour duquel s’ordonne le combat culturel est apparu : c’est un besoin de politique.

Mais il serait temps de savoir ce dont il s’agit quand on parle politique occitane.

Il s’agit de deux choses. D’abord, d’un engagement dans le champ de la politique telle que notre société la vit. Or, le
système centraliste français, occupé par des partis "nationaux" ne laisse aucune place pour que cette société
rencontre des hommes qui parlent en son nom. Pratiquement la France est saisie tout entière par le réseau partisan
qui organise ses jeux de pouvoir. Cette organisation a été imposée comme la seule concevable au corps civique. On a
vu aux dernières élections législatives des candidats occitanistes réussir à être présents et à diffuser une pensée qui
tranchait totalement avec l’entourage, à recueillir des témoignages d’estime et de sympathie. Mais cela n’a pa suffi à
décider l’électeur à entrer dans le jeu de pouvoir que les professionnels de la politique lui proposaient d’entériner.

On peut dire aujourd’hui que, dans la mesure où les programmes défendus sous couleurs occitanes comme sous
d’autres couleurs apparaîtront intelligents et susceptibles de résoudre les problèmes de société, dans cette mesure
même, le système de protection de la classe politique leur interdira le terrain.

Cela ne signifie pas qu’il faille renoncer. Cela doit conduire à chercher les voies d’une stratégie permettant enfin la
sortie du ghetto, sans oublier que tenter de percer le béton demande autant d’astuce que de volonté.

Mais la politique est aussi autre chose, de bien plus important. À son niveau le plus haut, elle est une analyse de la
société existante concluant à un projet d’autre société. Penser ainsi c’est opérer selon un réalisme contradictoire du
réalisme bas qui demande au politique d’agir en système. C’est en fait un arrachement au système qui empêche tout
projet. La situation française actuelle permet de le bien comprendre.

À ce niveau, la distinction du politique et du culturel est un piège. La culture, au sens anthropologique du terme,
contient nécessairement la compréhension du social et l’action sur le social. Le politique est un choix pour l’homme,
donc une option de culture.

Il semble que, dans ce domaine, le monde occitan ait usé d’une bien trop grande humilité ou d’un aveuglement
déplorable. On en a l’exemple dans la lutte du Larzac qui se déroulait il y a trente ans, sous des couleurs occitanes,
avec mobilisation du symbole linguistique. Les occitanistes n’ont pas vu en son temps plus loin que les politiques des
partis. Ils n’ont pas vu qu’un mouvement profond dans la culture naissait où le mondial rejoignait le local, très au delà
de frontières occitanes, qu’un monde s’inventait, comme se préparait la riposte au mouvement de globalisation
techno-capitaliste alors encore incertain.

Les occitanistes n’ont pas vu que pour une fois le sort du monde se jouait sous leur ciel et sous leur langue. Ils
peuvent le voir aujourd’hui.

La conclusion s’impose. L’Occitanie sera intelligente ou ne sera pas. La pensée occitane sera à l’échelle du monde
ou elle ne sera qu’un rogaton provincial de politique et de culture.



TEXTE N° 2 DEVANT LA GLOBALISATION




Le même processus qui a conduit les États, dans la construction européenne, à abandonner ce qui avait fait leur substance, le
Marché national, jusqu’à l’abandon de la monnaie nationale, tout en conservant jalousement l’appareil extérieur de leur
souveraineté, s’observe dans le phénomène de la globalisation. Le récent alignement de toutes les économies nationales sur le
système néo-libéral, régulé mondialement par le cours du dollar, n’a pas mis en question non plus la souveraineté. C’est ce
paradoxe qui est à la base des graves dysfonctionnements qui mettent en péril aujourd’hui jusqu’à l’avenir de l’espèce humaine.

Observons bien que le seul type de gouvernance, précisément mondiale, que l’après-guerre a mis en place et auquel aucun
État n’échappe, a été l’ONU, club des États qui additionne leurs souverainetés et en principe les sauvegarde toutes dans
l’arbitraire des découpages territoriaux intouchables (pensons au Koweit). L’ONU, par son Conseil de Sécurité est en outre un
club des puissances victorieuses de 1945, peu modifié dans sa composition. Il ajoute au gel des identités étatiques le gel des
hégémonies.

Il y a une différence avec l’Europe. Celle-ci soumet le vidage de contenu de l’autorité étatique à la Banque centrale. La
globalisation, parce qu’elle a l’échelle du monde et parce que l’ONU pose en principe l’inviolabilité des souverainetés membres,
est "sans plafond". L’ONU est une instauration de l’ingouvernabilité de la Planète. Elle en est en quelque sorte garante.

Les trois conséquences de cette situation sans issue visible pour l’instant sont bien connues :

1 - L’économie mondiale se projette dans les économies zonales, nationales, régionales, etc. selon les lois et les accidents du
Marché mondial sans y rencontrer d’obstacle. Se créent ainsi des conglomérats capitalistes que rien ne peut interdire de
développement. Les lois anti-trusts que les USA avaient établies pour essayer de contrôler à un certain niveau de gravité leur
concurrence, apparaissent aujourd’hui ridiculement "provinciales". L’économie du monde a pour maîtres des sociétés dont
assez souvent le budget est supérieur à celui d’États de moyenne dimension. Et rien ne peut faire qu’il en soit autrement. Nous
avançons en ce moment même vers le plan limite du système, qui serait l’affrontement secouant la Planète de deux ou trois sociétés globalisées. En conséquence, le politique comme résistance, aménagement, protection des sociétés, est sans prise sur son objet, il est totalement inféodé. L’effet désastreux bien connu est que rien n’empêche l’enrichissement des zones riches
et l’appauvrissement des pauvres. La globalisation fabrique l’inégalité et la soumlisssion des Tiers et Quart Monde au G8.

2 - Dans cette réorganisation en mouvement constant des pouvoirs planétaires réels, rien n’interdit à des conglomérats qui ont pour secteur préférentiel d’intervention des activités criminelles (trafic d’armes, trafics biologiques, mise en esclavage des
individus, trafics de drogue) de se constituer et de pénétrer comme des bras de pieuvres le tissu capitaliste mondial. La globalisation fabrique les mafias internationales, le blanchiment d’"argent sale" étant hors de toute atteinte, indissociable du simple mouvement des capitaux. Les USA ont fait l’expérience avec les attentats du onze septembre que le terrorisme qui vise
à leur destruction a déjà pris place dans le système capitaliste qui, chez eux comme ailleurs, commande à la société et dont ils sont de plus les officiels défenseurs. La globalisation fabrique l’invulnérabilité du crime organisé et lui ouvre son champ. La lutte
antiterroriste aussitôt proclamée n’est qu’une chasse aux retombées "perverses" concrètes d’un système qui est celui du chasseur lui-même.

3 - La régulation de l’économie par le profit à un niveau mondial s’est accompagnée de la mise en exploitation en accroissement continu des ressources non renouvelables de la Planète, dont l’eau et l’air. Au principe de renouvellement saisonnier ou plus
large qui depuis des dizaines de millénaires présidait à l’implantation des civilisations dans leur environnement, a été substituée la course à l’épuisement. En effet retour est apparu un danger que l’humanité n’avait jamais connu, de destruction dérivée. Ainsi la mise en exploitation des ressources pétrolières, qui va sans frein à l’épuisement de celles-ci, menace, avant cet épuisement, la biosphère même (déchirement de la couche d’ozone, réchauffement de l’atmosphère, fonte des glaciers). La globalisation comporte le suicide à moyen terme de l’humanité. L’alerte et le projet de protection sont sans aucune chance d’aboutir. On voit
bien les USA résister, au nom du profit capitaliste mondial, à la politique de sauvetage des biens communs de l’humanité, et se faire les acteurs prtincipaux du suicide collectif. Ils résistent à ce qui arrive à se faire un passage, comme à Kyôto, dans l’impuissance congénitale des États.

La conclusion de ce tableau est qu’il serait vain de compter sur les États pour arrêter les nuisances de la globalisation : c’est un espoir sans contenu.

La seule issue est faite de trois éléments :

1 - La construction d’une force sociale mondiale anti-étatique capable de mettre en question la phase actuelle d’organisation du monde. C’est en ce sens, qui est la gouvernance du monde par les hommes, les sociétés, les peuples, qu’est apparue la globalisation démocratique anti-globalisation de Seatle, qui n’est, à connaître l’histoire, que le rebond du Larzac .

2 - La prise en considération de tous les efforts tentés depuis cinquante ans pour mondialiser les droits de l’homme, et esquisser une police à son service. Tous ces efforts ne pouvaient que passer par le filtre étatique omni-pertinent et y perdre leur efficacité. Qui peut penser qu’un tribunal constitué de représentants des États prendra en charge le jugement et le châtiment de
chefs d’États criminels, sur un plan non de conflits interétatiques, mais de droit indiscutable ? Il faut donc commencer à concevoir la prise de direction de tout l’appareil existant ou créer un organisme de défense de la Terre et de l’homme : instaurer une gouvernance civique.

3 - Compte tenu de l’incapacité constitutionnelle des États à combattre le capitalisme qui les possède du dedans, c’est à d’autres niveaux que doit se placer la défense des sociétés concrètes. Cette défense ne peut être passive, mais on pourrait instituer un contrôle par interventions sur le mouvement capitaliste lui-même (la taxe Tobin est une indication, mais trop peu
positive). Imaginons des niveaux de décisive nouveauté. C’est là que nous plaçons la région d’échelle mondiale
( Occitano-Catalogne et Méditerranée Occidentale par exemple ) ou l’Euronation qui, plus qu’un découpage territorial, devra être un nœud relationnel et un poste d’intervention.

Tout cela est utopique. Mais l’humanité en est là en 2002 : l’utopie ou la mort. Tel est le lieu d’intervention d’une occitanité active. La Convention Occitane doit avoir l’ambition d’en entreprendre la définition.


LA CONVENTION OCCITANE
S’ADRESSE À LA CONVENTION EUROPÉENNE


Projet de manifeste soumis au débat de la Convention Occitane (Béziers, 16 novembre 2002)

Depuis le 2 février 2 002, se sont réunies en Convention les personnes physiques et morales qui considèrent que
l’ensemble géographique et culturel couvert par la langue occitane, dans la richesse des cultures qu’elle exprime, y compris par sa diversité dialectale, est une réalité dynamique à défendre et à promouvoir mais aussi un atout pour la construction d’une Union Européenne ouverte sur le Monde: le vaste espace géographique occitan, participant, à l’Arc Latin comme à l’Arc Atlantique, et déjà transétatique sur les Alpes et les Pyrénées, porte aujourd’hui, malgré des zones critiques en matière de désertification rurale ou de chômage urbain, en dépit des à-coups générés par le centralisme politique français et par un libéralisme financier débridé, une économie dynamique multipolaire, allant des
productions agro-alimentaires de qualité, riches d'une histoire multiséculaire, aux technologies de pointe, en disposant d’une base d’équipements et de services collectifs (santé, enseignement, recherche.) que la mobilisation de l’épargne régionale permettrait encore d’améliorer pour réduire les déséquilibres internes et dynamiser les formes de développement local les plus bénéfiques à l’emploi et à la qualité de la vie.

Cet espace est stratégique pour l’avenir de tout le sud de l’Europe et doit trouver une meilleure maîtrise de son
destin, entravé jusqu’à présent par les découpages administratifs et les pratiques centralisatrices de l’État français.

Cette Convention Occitane s’adresse solennellement à la Convention sur l’Avenir de l'Europe pour que cette
dernière retienne comme éléments de réponse aux questions essentielles que soulève le développement de l'Europe
les axes suivants :

1-Le Gouvernement européen et les options fondamentales de l’Union Européenne

Il faut à l’Europe un Gouvernement unifié pleinement responsable devant une Assemblée élue au suffrage universel à scrutin de listes sur des circonscriptions significatives d’entités socio-économico-culturelles non cloisonnées par les frontières inter-étatiques.

Cette Europe s'affirmera comme un sujet politique d'un nouveau genre, différent des États-Nations formalisés depuis le XIXème siècle, en définissant ses options fondamentales par quatre déclarations solennelles à valeur juridique constitutionnelle :

- L’Europe fédérale

L’organisation de toutes les institutions parties prenantes à la construction européenne doit reposer sur le principe démocratique que le pouvoir ne peut être qu’ascendant, depuis l’unité civique de base jusqu’au sommet européen, en passant par un échelon régional fort non enfermé dans les frontières étatiques actuelles.

- L’Europe écologique

L’Union Européenne doit s’engager sur le principe d’un renoncement irréversible aux industries et activités
destructrices de l’aire biologique, dont les filières nucléaires actuelles, élaborer d’urgence et mettre en œuvre un plan européen intégré de conversion, périodiquement actualisé, axé sur le développement d’énergies et d’activités de substitution écologiquement pertinentes et socialement utiles.

- L’Europe des Droits culturels

L’Union Européenne doit se prononcer pour l’organisation autonome des communautés caractérisées par un tissu de référence culturelles volontairement partagées, et la reconnaissance juridique des langues dites régionales ou minoritaires. Dans l’immédiat, cela implique notamment, dans le sens de ce que propose le Bureau Européen des Langues les Moins Répandues :

. d’introduire dans les textes de base de l’Union Européenne un article spécifique sur la diversité linguistique basé sur l'article 22 de la charte européenne des droits fondamentaux,

. d’inclure expressément "la langue" dans l’article donnant compétence aux instances, européennes "pour prendre les mesures nécessaires en vue de combattre toute discrimination fondée sur le sexe, la race ou l’origine ethnique, la religion ou les convictions, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle", étant spécifié que la prise en compte de la connaissance de la langue caractéristique d’un espace géographique ou d’une population qui y est implantée durablement pour l’accès ou le maintien à un emploi nécessitant l’usage de cette langue n’a pas de caractère
discriminatoire,

. de permettre, par une procédure de majorité qualifiée, que les décisions européennes concernant les politiques culturelles et linguistiques ne puissent être bloquées par une obligation d’unanimité intergouvernementale sans
pouvoir porter atteinte au principe d’égalité culturelle entre toutes les langues européennes. Un Office
européen des droits culturels, représentatif de la richesse et de la diversité des langues et cultures d’Europe, devrait être doté des compétences juridiques et des moyens budgétaires complémentaires à ceux des collectivités publiques locales, régionales ou nationales, nécessaires à la défense et à la promotion de cette pluralité.

- L’Europe sociale

L’Union Européenne doit reconnaître et mettre en œuvre un principe de Solidarité sociale impliquant réévaluation périodique de la distribution du travail et de la répartition des revenus, à travers le soutien à de véritables pratiques contractuelles, le développement de politiques publiques aux différents niveaux et la reconnaissance de nouveaux droits collectifs garantissant l’exercice des libertés syndicales et des droits d’information, de consultation, de négociation obligatoire pour les représentants des travailleurs portant sur les aspects économiques, sociaux et
culturels de la vie des entreprises, notamment multinationales.

- L’Europe, pôle d’entraînement à la pacification universelle par la défense du Droit

Cette fonction, prolongeant le rôle pacificateur déjà joué par les institutions européennes, serait incarnée par une
force militaire intégrée et un service civil humanitaire relevant directement des institutions européennes. Cette force militaire et ce service civil pourraient pour partie relever d’une conscription européenne mixte, point de passage de
tous les parcours de formation des nouveaux citoyens. C’est le gouvernement européen, sous contrôle de l’Assemblée
européenne élue au suffrage universel, qui serait appelé à intervenir dans toutes les instances intergouvernementales
mondiales comme représentant de tous les peuples rassemblés dans l’Union européenne.

2 - L’Organisation territoriale européenne.

L’Union Européenne doit permettre de dépasser les inégalités et déséquilibres entretenus dans le développement
régional par les centralismes d’État et la Globalisation financière mondiale, en reconnaissant trois niveaux principaux,
représentatifs d’espaces autonomes, imbriqués dans une construction fédérale :

- L’Aire civique européenne

Les contours futurs de l’Union Européenne, et donc les admissions, ne devront plus être décidés par les seuls États
mais, après débat approfondi prenant en compte la cohérence géographique, historique et culturelle, par les citoyens
de l’Union d’une part et ceux des espaces géographiques postulants d’autre part.

- La cellule de base

Il faut partir de l’unité géographique relationnelle de base (dans la nomenclature française actuelle, le Pays, unité
intercommunale, et, pour les grandes zones urbaines, l’agglomération, unité à fois interquartiers et intercommunale),
en la dotant d'un statut de sujet civique géré par un exécutif sous le contrôle d'une assemblée élue au suffrage
universel, disposant de ressources fiscales propres complétées le cas échéant par un dispositif régional de
péréquation, et en lui reconnaissant clairement une fonction écologique (défense et aménagement de l’environnement
immédiat) et une fonction sociale (solidarité de proximité).

- L’espace stratégique organisationnel

En lieu et place de l’État centralisé, ce doit être la Région européenne, à identité historique et culturelle repérables, à
autonomie garantie par une Assemblée élue au suffrage universel, représentative de la diversité des pays et
agglomérations. Cette région doit disposer de ressources fiscales propres fondées sur des impôts modernes (impôt
sur le revenu, impôt sur les bénéfices des sociétés, TVA), complétées le cas échéant par un dispositif européen de
péréquation et solidarité. Chaque région devra pouvoir contracter avec d’autre(s), à l’échelle européenne, mais aussi
plus largement (par exemple sur la Méditerranée), pour constituer des réseaux socio-économico-culturels
interrégionaux, pouvant être soutenus en tant que tels par l’Union Européenne en fonction des besoins et des
aspirations des populations concernées.

Au plan européen, la mise à niveau institutionnel et le développement conjoint des Régions seraient confiés à un
Sénat, représentatif des collectivités publiques infra-européennes, et à un Comité économique et social européens,
représentatif des acteurs de la société civile, travaillant avec l’Assemblée Européenne.

3 - La création d’une aire européenne de régulation de la globalisation.

- Aspect économique

Au-delà de l’amplification de l’action des représentants de l’Union Européenne dans les institutions mondiales
concernant commerce, finances et échanges, dont le fonctionnement doit être démocratisé et le rôle régulateur
amplifié, il faut développer au sein de l’Europe un outil de régulation de la mobilité mondiale des capitaux et
d’affirmation des Droits sociaux. Outre le renforcement des procédures de contrôle de la concurrence et de la
régularité des pratiques des affaires économico-financières, il s’agit de faire passer en voie ascendante les ressources
dégagées et en voie descendante les investissements pour les opérations publiques de développement, par un Fonds
Européen de développement, contrôlé par le pouvoir civique à ses trois niveaux (pays ou agglomération, région,
Europe).

L’Union Européenne doit démultiplier la régulation de la globalisation en reconnaissant des droits collectifs accrus
pour les représentants des salariés dans les entreprises et les groupes, et pour les représentants des autres
catégories socio-professionnelles sur les dossiers les concernant.

- Aspect culturel

L’existence de fait d’un outil pratique de communication universelle, l’anglo-américain standardisé, doit être
compensée par la concrétisation du Droit de toute langue et culture à son libre développement. C’est la mission de
l’Office Européen des Droits susmentionné, donnant tout autant leurs chances modernes au breton, à l’occitan, au
gaëlique etc... qu’au français, à l’espagnol, à l’italien ou à l’anglais, etc... dans toutes leurs richesses.

Les axes proposés par la Convention Occitane à la Convention Européenne ont l’ambition d’accorder l’Europe à
l’évolution du monde dans ses aspects les plus positifs pour la sortir des impasses où elle tend à s’enfermer, en
particulier celle qui consisterait à ne pas vouloir dépasser les limites d’un système institutionnel principalement
intergouvernemental au nom d’une conception stato-nationaliste de la souveraineté populaire.

Parce que la langue occitane a historiquement favorisé un épanouissement culturel européen dès le Moyen ge et
parce que les meilleures valeurs de "paratge" et "libertat" qu’elle a si souvent exprimées sont plus que jamais
d’actualité, nous osons espérer que la contribution de notre Convention Occitane aidera la Convention
Européenne à prendre en compte d'autres dimensions dans sa réflexion et dans ses propositions, pour que l’Europe
apparaisse aux yeux de tous les peuples du monde comme, "un phare" face aux enjeux vitaux de ce début de XXIème
siècle.


1- Réinventer un discours public

1 a - Revenir sur les élections de mai et juin 2002.

L’occitanisme est concerné par cette absence de perspectives sociales et politiques qui s’est, non pas révélée après
ces deux scrutins, mais renforcée. On a pu évoquer l’erreur tactique de L. Jospin commise par l’inversion du
calendrier. Erreur plutôt stratégique qui réside dans l’absence de projet social fort et de réponse aux attentes
exprimées; problèmes de charisme, absence de discours clair et fédérateur, maladresses médiatiques, erreurs
d’appréciation à répétition dans la politique sociale menée - où les inactifs se trouvent autant valorisés que les actifs à
bas salaire -, aucune concertation avec la " France d’en bas ", aboutissant à un désintérêt croissant des français vis à
vis de la politique et à une grande désillusion. L’échec politique de la Gauche et l’arrivée d’une Droite à peine plus
libérale soulignent ce vide croissant du politique. En ce qui concerne nos revendications de démocratisation et de prise
en compte du dossier de nos langues, l’impasse est patente. La " stabilité " et " l’alternance ", véritable Janus de la
pensée unique, expriment un déficit démocratique et une bipolarisation renforcée. Le parti des abstentionnistes
devient le premier parti du mécontentement et du désintérêt civique. C’est la porte ouverte par la classe politique à
toutes les aventures en faveur de l’extrême droite.

1 b - Pour une reconstruction du discours politique.

Dans ce contexte, les candidatures " régionalistes " trouvent difficilement, bien que courageusement, les moyens de
faire entendre un autre projet de société. Les résultats décevants de ces 21 femmes et 24 hommes (sous l’étiquette
commune de Régions et Peuples Solidaires qui présentaient109 candidatures en dehors de tout esprit partisan),
donnent à espérer pour tous ceux qui ne croient plus dans des solutions - réellement novatrices ? -, proposées par les
partis gouvernementaux. Ces résultats décevants s’expliquent aussi par le matraquage médiatique qui a convaincu les
Français de ne pas s’éloigner des sentiers battus. C’est pourtant parmi les 35 % d’abstentionnistes que les idées
démocratiques et participatives régionales trouvent un écho de plus en plus fort…

Aujourd’hui, de plus en plus nombreux, des citoyens exigent une redistribution des responsabilités, une
reconstruction de la vie civique sur les bases d’une subsidiarité réelle ( à la différence d’une " proximité " qui maintient
les rapports de force politico-administratifs actuels ). Une vie civique peut se construire sur la base des territoires de
base : local, régional, interrégional et/ou national ; mais aussi européen et mondial. C’est dans cette reconstruction du
discours politique, au sens propre du mot, que notre occitanité pourra s’exprimer et se construire.

2 - Pour une régionalisation démocratique

Cette recherche d’un autre discours pose la question de la régionalisation, comme une réponse globale et comme un
ensemble de propositions à mettre progressivement en place. Le gouvernement actuel veut remettre en route la
décentralisation : des " Assises régionales des libertés locales " sont annoncées. On ne peut que souscrire à cette
initiative ; mais le " droit à l’expérimentation " mis en avant n’est pas dépourvu d’ambiguïté. Le Premier ministre
distingue une expérimentation-dérogation qui doit permettre des dérogations à la carte selon les régions - voire même
les communes ou les départements – et une expérimentation-généralisation qui permettrait à certaines régions,
départements ou communes, d’expérimenter certains transferts de compétences généralisables à l’ensemble des
autres collectivités. Ces deux approches supposent d’abord une révision de la constitution. La première, avec la
possibilité de créer des collectivités à régime spécial, permettrait d’avancer vers une République des autonomies
" régionales ", en phase avec la réalité de chaque territoire. La seconde risque de n’être que l’illusion d’un véritable
transfert de compétences. On peut, en effet, légitimement s’interroger sur la nature des compétences admises et sur la
méthode de gestion employée. Compétence de " gestion " ou compétence " politique " assortie d’un pouvoir
d’" adaptation législative " ? Se contentera-t-on du transfert des ressources budgétaires allouées par l’Etat ou
reconnaîtra-t-on aux régions et aux pays des prérogatives fiscales modernes ( accès à une part des impôts sur le
revenu, sur les bénéfices de sociétés et sur la TVA ) tout en instaurant des dispositifs de péréquation assurant une
solidarité réelle à l’intérieur des régions et entre régions pour combattre les déséquilibres territoriaux préexistants ?
Même s’il est probable que les projets Raffarin restent dans la continuité de la décentralisation totalement régulée par
l’État - telle que la Gauche l’a enclenchée et que nous pouvons donc douter d’y trouver les conditions d’une avancée
substantielle vers un " pouvoir régional " tel que nous l’envisageons -, il nous faut analyser les mesures avancées afin
de peser, par des contre-propositions, afin d’infléchir leur contenu et leur mise en œuvre en fonction de nos propres
objectifs.

Essayons de préciser ces derniers pour ne pas nous contenter de dénonciations rassemblant des mécontentements
hétérogènes.

2 a - Questions de territoires.

Les réalités sociales, économiques et culturelles, notamment linguistiques, doivent commander aux découpages
politiques des espaces géographiques en prenant en compte les vœux majoritaires des populations, car le sentiment
d’appartenance à une collectivité est un facteur clé de mobilisation des énergies civiles et civiques.

Les découpages administratifs et l'empilage actuels des collectivités ( État, régions, départements, communes,
syndicats intercommunaux, pays, communautés d’agglomération ) se traduisent à la fois par une perte d’identité, un
empilage des coûts, une grande complexité et une opacité dans les mécanismes de financement et les
responsabilités.

En outre, il faut trouver les solutions les plus adaptées, en tenant compte des arguments ( lesquels ? ) pour des
régions hexagonales plus larges plus adaptées, pour résoudre les questions que posent à l’espace occitan le Pays
Basque et la Catalogne Nord - ainsi que les espaces occitans de Drôme, d’Ardèche et de Charente - questions qui
affectent les découpages départementaux et donc régionaux actuels. Même si les problèmes peuvent se poser à
l’échelle même d’un " pays " ( cas du Bas Adour ), c’est le découpage des pays, et non les frontières départementales
ou régionales actuelles, qui doit être traité prioritairement (cf. par exemple la méthode mise en œuvre par le conseil
économique et social de Midi-Pyrénées).

2 b - Questions de démocratie et de transparence.

Le pouvoir doit s’exercer de la base vers le sommet selon un principe de répartition du pouvoir et non du sommet
vers la base comme c'est le cas dans la structure centralisée actuelle. Il est grand temps de rapprocher les citoyens
des lieux dans lesquels les décisions qui les concernent sont prises en instaurant une démocratie participative par le
développement de la démocratie locale et une totale transparence (avec contrôles) dans l’utilisation des deniers
publics.

Les " pays " doivent accéder au rang de collectivités territoriales à part entière, regroupant des compétences
actuellement éclatées entre communes ( en rassemblant les compétences d’intérêt intercommunal ), départements
( dont les compétences sont à redistribuer entre pays et régions ), régions ( qui n’ont pas à garder de compétence
directe sur les questions d’intérêt local mais peuvent mieux que l’État réguler les relations entre pays ) et l’État ( qui ne
doit notamment garder que les compétences de régulation interrégionale qui ne relèveraient pas de l’Europe, et
n’aurait plus à interférer sur les dossiers locaux ). Les pays ont notamment compétence en matière de services publics
locaux ( dont la protection de l’environnement ) et d’équipements publics de proximité ( ex. : écoles, collèges, lycées,
hôpitaux locaux, crèches, maisons pour tous, etc… ), sous réserve de compétences réservées selon le principe de
subsidiarité aux communes, notamment rurales, ou aux quartiers urbains. Le pays régulera les relations entre les
collectivités plus restreintes de son territoire, dont les éventuels désaccords ne seront plus arbitrés par les services de
l’État autres que les tribunaux. Les membres de leurs instances délibératives devront être élus au suffrage universel à
la proportionnelle intégrale tout en assurant une représentation des divers villages ou quartiers.

De même, la Région doit devenir la collectivité territoriale majeure dans un système d’institutions publiques
répondant au principe de subsidiarité. Le Conseil régional devrait être élu au suffrage universel et à la proportionnelle
intégrale, tout en assurant une représentation des divers pays. Pour les diverses collectivités, leur exécutif, assujetti
aux règles de non cumul des mandats, pourrait relever du scrutin majoritaire à deux tours, l’organisation des relations
entre exécutif et assemblée délibérative garantissant un contrôle démocratique sur l’action de l’exécutif. Les élus
régionaux sont porteurs d’un seul mandat. Une politique interrégionale devra permettre de nouvelles dynamiques
sociales et économiques. Sur ces bases minimales, la démocratie régionale pourra trouver les moyens concrets d’une
gestion plus participative et plus proche du citoyen.

2 c - Questions de compétences régionales et occitanes.

L’espace occitan s’inscrit dans le " Grand Sud " français et européen. La mise en synergie de nos six régions
occitanes doit aboutir progressivement à construire une Communauté occitane. Elle ne pourra se construire qu’en y
mettant en œuvre, dans le cadre du principe de subsidiarité, des compétences propres, protégées des ingérences de
l’État ou de l’Union Européenne, et respectueuses des compétences autonomes des régions et des pays de l’espace
occitan ; par exemple et notamment en matière de défense et promotion de la langue occitane, de transports
interrégionaux, d’aménagement et de rééquilibrage du territoire occitan ( incluant les relations avec le Val d’Aran et les
vallées occitanes d’Italie ).

Toujours dans le respect du principe de subsidiarité vis-à-vis des collectivités plus restreintes, elle aurait des
compétences partagées avec l’État et/ou l’Union Européenne, notamment en matière d’enseignement, formation et
recherche, de politique énergétique, d’économie et finances, de droit social, de politique sanitaire, de relations
européennes et internationales et de sécurité…Elle régulera les relations entre régions de l’espace occitan, dont les
éventuels désaccords ne seront plus arbitrés par les services de l’État autres que les tribunaux.

Pour ce qui concerne son propre territoire, ainsi que dans le cadre de projets communs avec d’autres régions, la
région communauté occitane exercera, dans le respect du principe de subsidiarité vis-à-vis des pays, des
compétences propres, notamment en matière de politique économique (y compris épargne, crédit), services publics et
infrastructures d’intérêt régional, aménagement et rééquilibrage du territoire régional. La Région régulera les relations
entre pays de son territoire, dont les éventuels désaccords ne seront plus arbitrés par les services de l’État autres que
les tribunaux ( une partie de ces derniers pourraient devenir régionaux ou européens selon la nature et la dimension
des affaires à traiter ).

Les compétences de l’État se limiteront progressivement à la régulation des relations entre Régions ou/et
communauté nationalitaire et aux questions d’intérêt inter-régional ou inter-communautaire qui ne seraient pas traités
plus efficacement au niveau européen; par exemple ( sans préjudice pour des compétences partagées ) en matière de
justice, de statut des personnes, de défense ? ( bien que l'armée européenne soit un choix à étudier tant au point de
vue politique qu’à celui des coûts ), d’" affaires étrangères ", du volet non conventionnel du droit du travail et des
orientations générales de la sécurité sociale ( les CRAM ont déjà leurs budgets propres et une large autonomie dans
leur gestion et leur décision )… L’existence de compétences autonomes n’exclut pas des compétences étatiques ou
européennes sur les mêmes champs, mais dans le respect du principe de subsidiarité qui doit être garanti par une
justice administrative indépendante de l’exécutif et du législatif.

N’oublions pas que nos régions Occitanes se caractérisent par une désertification des campagnes et une
surpopulation des villes. Il s'agit d'éviter une concentration excessive autour des métropoles régionales Toulouse,
Montpellier, Clermont-Ferrand, Nice, Marseille, Valence… La revitalisation et le repeuplement des zones rurales
doivent être encouragés.

Les réponses apportées à ces trois questions constitueront le socle des réformes à engager :

- Pour les développements économique et social maîtrisés au niveau régional, permettant entre autre la
redynamisation de nos campagnes et l’augmentation du niveau de rémunération,

- Pour une politique régionale de formation en adéquation avec le marché du travail régional et les diplômes
européens,

- Pour le développement de nos culture et langue occitanes,

- Pour la protection et la valorisation de nos espaces naturel et historique régionaux.

3 - Quelle Europe ?

La construction d’une entité politique européenne est aujourd’hui contrecarrée par le refus de certains états - dont la
France - de réduire leur souveraineté juridique. Les différents scénarios discutés s’efforcent de concilier les intérêts de
chaque État sans avancer vers une solution politique commune. La formule d’une confédération des États que les
dirigeants français défendent en parlant en trompe-l’œil de " fédération d’États-Nations " doit être dépassée par une
véritable constitution européenne qui, pour ne pas être un simple nouveau traité inter-gouvernemental, devra être
ratifiée par un référendum européen et pouvoir ultérieurement être amendée par un Parlement européen à
compétences renforcées, sous réserve de ratification référendaire.

Dans ce cadre, les euros-régions occitanes, dotée par ailleurs de larges compétences en matières économique,
sociale et fiscale, pourront œuvrer dans le sens d'un rééquilibrage, renoueront avec leurs racines latines, et
s'inséreront de façon harmonieuse dans le bassin économique méditerranéens comme dans l’européen afin d’avoir
des relations économiques équilibrées avec les régions fortes voisines : Catalogne, Communauté Valenciane, Aragon,
Pays Basque, Piémont, Lombardie, Toscane (dont le tempérament des habitants est souvent comparé à celui de
l’Occitan).

3 a - Logique de subsidiarité

L’Europe fédérale doit se construire de l’unité de base vers l’ensemble européen et se doter d’une " Assemblée élue
au suffrage universel à scrutin de listes sur des circonscriptions significatives d’entités socio-économico-culturelles,
non cloisonnées par les frontières étatiques ". Cette Europe fédérale devra se construire selon le principe de
subsidiarité et une logique de pouvoir ascendant ( allant de l’unité de base à la Région ) pour fonder un gouvernement
fédéral.

3 b - Quatre principes fondateurs

L’Union Européenne, différente des États-Nations, défendra ces quatre principes qui nous semblent fondateurs :

- le principe écologique qui refuse la logique productiviste et destructrice des biotopes;

- le principe des Droits culturels qui doit garantir le développement des langues " régionales " et " minoritaires "
( article à introduire dans les textes de base, fondé sur l’article 22 de la Charte européenne des droits fondamentaux );

- le principe de solidarité qui doit mettre en œuvre une Europe sociale sur toutes les questions de société ( travail,
revenus, pratiques contractuelles, développement des politiques publiques, élargissement des droits collectifs… );

- le principe de Primauté du Droit qui appelle l’Europe à jouer le rôle d’un " pôle d’entraînement à la pacification
universelle " et à se doter des moyens politiques et militaires nécessaires pour ne pas laisser les États-Unis
d’Amérique dans leur situation de seule véritable puissance arbitre-gendarme dans les relations internationales, au
détriment du droit universel des Humains et des Peuples qui a commencé à s’élaborer.

La Convention occitane s’inscrit dans ce moment historique de la construction d’une nouvelle entité politique, de
nature fondamentalement différente de celle des États-Nations issus des XVIIIème et XIXème siècles. C’est dire si son
projet est ambitieux. Il invite la Convention européenne à prendre en compte d’autres dimensions dans ses
propositions et à apparaître aux yeux des peuples du monde comme une alternative à la hauteur des enjeux du
XXIème siècle.

Le Comité d’Initiative vous invite à participer activement à cette seconde rencontre de la Convention occitane.



Pour tout courrier :

- Gérard TAUTIL - BP 8 - 83 191 Oliulas / Ollioules cedex

Toute personne ayant déjà participé à la Convencion occitane reçoit les textes préparatoires.
Toute nouvelle personne intéressée peut les recevoir contre 2,50 euros en les demandant à :

- Michèu PRAT – 9, lèia de Chabanòtas / 9, allée de Chabanottes 05 000 Gap / Occitània

( Toute l’information sur la Convencion Occitane sera adressée à la presse occitaniste, régionale, hexagonale ).


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- 2003-01-23

POSITION DE BEN FACE AUX 100%CULTURALISTES


TOUJOURS VALABLE EN 2003
pour alimenter le débat sur la défense de l’occitan et en réponse au confusionnisme de Félix Castan.

1- La défense d'une langue et d'une culture sur un territoire par un peuple qui ne veut pas voir sa langue disparaître est une AFFAIRE POLITIQUE
(voir au Québec la loi 101) c'est-à-dire une question d'imposition de quotas à la télé, à l'école, etc.

2- Comme il est rare de voir une ethnie dominante impérialiste ayant le pouvoir prendre d'elle-même des mesures auprès des médias, de l'éducation etc. en faveur de ses langues dites minoritaires, sans avoir, au préalable, subi une pression politique l'obligeant à le faire, je crois qu'on ne peut faire l'impasse d'un parti politique occitan.

3- Pouvoir décider de son destin culturel c'est-à-dire défendre sa langue et celle des autres peuples minoritaires suppose un minimum d'autonomie ou d'indépendance. Cela aussi est politique.
Croire que la langue Française va prendre la tête d'une croisade pour le pluralisme,
croire qu'on va pouvoir défendre la langue occitane sans faire du nationalisme, sans faire de l'ethnisme,
sans faire du régionalisme, c'est être ou bien naïf, ou bien malhonnête, ou bête.

Ben 1996

LIEN : ...

- 2003-01-22

COURRIER DE AGEN

Les événements qui ont secoué l’Amérique sont tragiques pour l’humanité toute entière. Il est difficile de garder la tête froide et de trier le bon grain de l’ivraie, soumis que nous sommes à une surdose d’informations diverses et contradictoires par les média. En principe, il convient de résister à la diabolisation d’une religion, l’islam, et d’une nation, la nation arabe entière. Cela ne va pas de soi quand on constate que les auteurs de ces crimes étaient tous arabes et musulmans pieux. L’attitude des hauts responsables de l’islam qui oscille entre la condamnation sans réserve des attentats, la condamnation ambiguë assortie de tirades anti-américaines et antisionistes, et l’approbation de ce qu’on interprète comme un châtiment divin, n’aide pas non plus. Et que dire de ces explosions de joie indécentes dans certains pays musulmans sans parler de celles de minorités bruyantes dans nos banlieues, étouffées par les media parisiens, qui déconsidèrent la majorité des immigrés soucieux d’intégration, au moment où en Algérie, les Kabyles manifestaient avec leur drapeau et le drapeau américain pour la liberté et la reconnaissance de leur identité? Ils s’en moquaient bien les pirates de l’air que parmi leurs victimes il y ait des musulmans. En visant l’Amérique qui recèle en son sein tous les peuples de l’humanité, en réalité, ils s’attaquaient au monde entier.
Dans ce sens, oui nous sommes tous des Américains et il s’agit d’une manifestation de racisme sans précédent, d’une division manichéenne de l’humanité entre ceux qui sont musulmans et ceux qui ne le sont pas et peuvent donc être éliminés au nom d’une lecture littérale du Coran.
Dans cette bataille simpliste entre le bien et le mal, la lutte contre la tyrannie des régimes corrompus, l’impérialisme, la misère, ne sont que des prétextes, un rideau de fumée. L’objectif exposé avec une froide et démente détermination par Ben Laden et ses sicaires est de provoquer l’effondrement de l’Occident pour élargir l’Umma, la communauté des croyants. Des républiques islamiques partout, c’est à dire la prison des peuples. Ceux d’entre nous qui voudraient se cantonner au pré carré occitan doivent se rendre compte que le village planétaire n’est pas qu’une formule et que nous ne sommes à l’abri nulle part.. Demain des actes de terrorisme classique, biologique ou nucléaire peuvent toucher l’Etat français et donc l’Occitanie. Au moment où le Parti Nationaliste Occitan essaie de trouver les voies du renouveau, il serait mal venu d’abandonner l’ethnisme à un cercle de spécialistes. Cet outil de réflexion demeure absolument indispensable pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.
La situation en dehors de l’Occitanie et des frontières de l’Etat français suscite des interrogations angoissées dans la population occitane. Elle sent bien que son mode de vie est en jeu, ses valeurs comme la démocratie, les droits de l’homme et les droits des peuples sont rejetées comme expression de l’impérialisme de l’Occident. Elle craint les répercussions sur sa vie quotidienne d’une récession éventuelle de l’économie mondiale avec son cortège de licenciements et la chute du niveau de vie. Elle veut parler de ce qu’on peut faire pour lutter contre ce terrorisme, nouveau fléau de ce siècle. Elle se pose aussi des questions sur la montée de la violence dans notre société et l’échec de l’intégration d’une bonne partie de la population immigrée qui continue de s’accroître.
Nous, nationalistes occitans, devons être capables de répondre d’une façon mesurée et argumentée à ces questions. Nous ne pouvons pas limiter notre discours à nos propositions pour un pouvoir régional fort et un statut digne pour la langue occitane.
Nous serons crédibles si nous avons le courage d’aller au devant des gens et de faire connaître nos analyses, même si elles vont à contre-courant des évolutions de la société dite moderne.

Agen le 23/09/01

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